Moi, Eve, autobiographie d’un mythe – Christine SAGNIER – 2022 – Ateliers Henry Dougier

Quatrième de couverture

Ève a croqué le fruit que Dieu lui avait interdit, entraînant dans sa chute Adam et l’humanité à venir. Et si l’on relisait le mythe, si on le débarrassait de cette culpabilité qu’a endossée l’Homme et tout particulièrement la femme au long des siècles ? Ève, mère de tous les vivants, curieuse, gourmande et courageuse. Ève, heureuse de faire un choix, le tout premier. Celui d’accéder à la connaissance. Ainsi en transgressant l’ordre divin, découvre-t-elle l’altérité, le doute et bientôt la finitude ; elle acquiert aussi la capacité de raisonner, de s’impliquer, d’enfanter. Avec Ève, c’est l’histoire de l’humanité qui se joue, le passage de l’état de nature à celui de culture, de l’enfance à l’âge adulte, du chasseur-cueilleur au cultivateur. En désobéissant, c’est la vie qu’Ève a choisi de croquer.

Mon Avis

Du plus loin que remontent mes souvenirs, Je me suis toujours posée une question: Pourquoi Adam a t-il accepté de croquer dans le fruit interdit? Il savait qu’il n’avait pas le droit. Il lui suffisait de dire « non merci ». Bien sûr, il a nié toute responsabilité, rejetée sur sa compagne. Depuis, les femmes accouchent dans la douleur, pendant que leurs enfants, « d’un coup de talon, écrasent la tête du serpent » qui voulait les mordre. Cependant, un conseil: si vous voyez quelque chose qui rampe et tire une langue bifide, laissez votre talon tranquille. Sinon, vous risquez de goûter aux racines de pissenlit, plus tôt que prévu. Ce n’est, définitivement, pas une bonne idée. Bien, voilà toutes les femmes maudites pour l’éternité. Chers parents de l’humanité, merci.

Nous retrouvons Adam et Ève, devenus habitants de la terre qu’ils travaillent pour se nourrir. Comment tout cela a-t-il commencé? Qui a fait quoi? L’auteure nous fait entrer dans les pensées de Eve, une femme de caractère. Première mère-courage. Femme d’amour pour sa famille. Comment a-t-elle vécu son départ de l’Eden? Leur nouvelle vie ne fait que commencer. C’est le début de l’aventure. Une aventure dure, laborieuse, pleine de surprises. Bonnes ou mauvaises. Une vie faite de leçons de vie. Le récit est simple, clair, émouvant. De superbes tableaux de grands peintres illustrent le récit, rendant l’histoire douloureusement belle. Toute en émotions. Toute en rudesse. En force.

N’oublions pas qu’ils étaient deux à croquer la pomme. Ève a accepté, avec grâce, d’endosser le rôle que l’humanité lui a fait porter. D’accepter la perte de l’Eden et la force du travail sur terre. Cette pomme proposée est à l’origine du mythe de la femme-danger. De la femme-tentatrice. Personnellement, je dirai femme-digne. Femme-amour. Femme-force. Femme-douleur. Mais humaine. Mais mère. Mais épouse. L’auteure nous en parle avec humilité, douceur et force. Elle nous introduit dans la tête de Ève. Nous fait partager ses doutes, ses espoirs, ses souffrances. C’est une femme qui ne s’est jamais résignée. Au contraire. C’est cette partie que l’humanité a oublié de retenir et n’a vu en elle qu’une tentatrice. Quelle erreur. . .

9791031205304   Ateliers Henry Dougier   128 p.   14,90€

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Quatrième de couverture

Qui était Marie de Magdala, connue sous le nom de Marie-Madeleine ? Fidèle à celle décrite dans les Évangiles, Maureen Demidoff n’en fait ici ni une prostituée ni une pécheresse. Au contraire, loin de ses avatars littéraires et religieux, sa Marie est avant tout le mythe de la femme «  pensée  » par Jésus. Une figure étonnement libre pour son époque, dotée d’intelligence, moderne, et très certainement rebelle pour les mœurs de son temps. Vulgarisation romancée, exigeante et approfondie du mythe.

Mon Avis

Marie Madeleine. Marie de Magdala. Qui n’a pas entendu parler de cette femme qui a suivi Jésus dans ses déplacements? Qui était-elle? Pourquoi faisait-elle partie des proches du prophète? Beaucoup de choses ont été dites. Souvent négatives. Ne dit-on pas qu’elle vendait son corps? Est-ce vrai? Et si nous écoutions, ou plutôt lisions son histoire? Peut-être que nous comprendrons mieux la personne qu’elle était. La femme que Jésus aimait et respectait face à tous ses disciples. Nous saurons la place qu’elle avait toujours eu auprès de lui. Et si sa vie était la même que celle de ses contemporaines?

Nous découvrons une femme libre. Une femme qui, très tôt, se battit contre le patriarcat. Une femme qui se battait pour les droits des femmes, ainsi que leur égalité face aux hommes. C’est ainsi que sa réputation se fit. Elle allait à l’encontre des traditions. Des lois sociales. Une femme qui marchait la tête haute et osait parler au nazaréen directement. Quel déshonneur! Quelle insulte face aux apôtres! S’était-elle liée charnellement à Jésus? Ce qui est sûr c’est que c’était la seule présence féminine que la mère et les sœurs de ce dernier acceptaient auprès du Lui.

Cette autobiographie offre au lecteur l’opportunité de voir Marie Madeleine sous un autre jour. Et si elle était une femme comme toutes les autres? Disciple, amante, femme libre. Cela faisait beaucoup pour une femme de cette époque. De superbes tableaux de différents peintres nous montre une magdalénienne rousse, vaporeuse, belle, un tantinet réservée. Lumineuse. Une tendre beauté. Ainsi que des tableaux de différents disciples. À la fin de l’autobiographie, l’auteure apporte des notes sur ses études et analyses. Elle nous présente une femme simple. Loin des écrits des Évangiles. Une femme qui assiste inéluctablement à la vie et à la fin de Jésus. Une femme qui sera celle à qui il confiera ses secrets, ses doutes, ses peurs. C’est la plus belle autobiographie que j’ai lue sur Marie de Magdalena. Et la plus touchante.

 

9791031205984   Ateliers Henry Dougier   142 p.   14,90€

 

 

https://litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com/2024/09/09/moi-marie-madeleine-maureen-demidoff-2024-ed-ateliers-henry-dougier/

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Moi, Marie-Madeleine… – Maureen DEMIDOFF – 2024 – Ed. Ateliers Henry Dougier

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