Une imprimante libre, indépendante, économique, réparable, réplicable et qui imprime en A3 ? Pincez-moi, je rêve... 🤩
#openprinter
Open Printer | Crowd Supply

https://www.crowdsupply.com/open-tools/open-printer/

> Finally, an open hardware printer you can actually understand, repair, and upgrade

@baske Sauf que la cartouche qu’ils proposent est du genre à sécher et être inutilisable rapidement si on s’en sers pas assez vite… ok, on peut la recharger, mais ça reste dommage.
@breizh
Ce qui nous pousse à imprimer constamment, même si on n'en a pas besoin... 🤔
@breizh @baske il existe des alternatives sans ce défaut ?
@alci @breizh c’est le soucis des jets d’encre en général qui “gaspillent” de l’encre au nettoyage des buses. Les imprimantes laser sont beaucoup plus économes (bon j’imagine que techniquement c’était plus compliqué aussi)
@baske
@alci @baske Il me semble que les EcoTank d’Epson l’évite en étant pas des éponges imbibées mais juste de simples cuves d’encre.

@baske

RU Вижу упоминание HP, не вижу СНПЧ. Для какой ниши позиционируется это устройство?

FR Je vois mention de HP, mais pas de CISS. À quel créneau ce dispositif est-il destiné ?

EN I see a mention of HP, but I don't see a CISS. What niche is this device positioned for?

@johan
Je ne sais pas. Pourtant, le CISS semble assez facile à installer. Il faudrait poser la question aux concepteurs.
@baske la licence CC BY-NC-SA est problématique (surtout l'aspect non commercial)
@tintou @baske pourquoi, tu prévoyais de t'approprier ce travail pour te faire un max de tune ?? Protéger sin travail d'une exploitation commerciale parasitaire ne me semble pas si délirant, si ?
@alci
C'est pas ça le problème. C'est que s'ils mettent leur projet en licence NC, ils ne pourront pas le vendre eux-mêmes. Et si y a pas d'sous, y a pas d'projet.
@tintou
@baske @tintou mais la licence s'applique aux tiers à qui elle est concédée, pas aux détenteurs des droits qui concèdent la licence. Donc eux peuvent commercialiser si ils veulent.
@alci
Et puis breveter un projet pour le mettre ensuite en creative commons...
@tintou
@baske @tintou là je suis pas très calé. Je dirais que le brevet évite de se faire voler les bonnes idées, mais je crois que pour qu'un brevet reste valide, il faut le protéger activement. Et la licence CC ne va peut-être pas dans ce sens. A moins que je confonde avec les marques ? Bref, sur ce sujet un #juriste ne serait pas de trop !
@alci
Si, ça l'est. Le côté NC est très flou, empêche plein d'utilisations (par exemple associatives), et empêche sa diffusion à grande échelle
@tintou @baske
@alci Restons sérieux, ici c'est pas du libre c'est du "sources ouvertes", aucune possibilité d'avoir des revendeurs de pièces locales (la licence Creative Commons est extrêmement floue en plus), et ça ferme la possibilité de la vente de matériel dérivé… Tu veux une imprimante A0 tu n'as pas le droit de te baser sur leur boulot, on est donc pas sur une grande avancée en la matière.
@baske c'est super de voir qu'on avance dans cette direction, simplement très dommage que la licence de ce projet soit CC BY-NC-SA, rendant tout ça non libre et empêchant de réutiliser ce travail comme base pour concevoir d'autres variantes, dont commerciales, alors qu'on en aurait plutôt besoin. Le problème du NC c'est toujours de l'interpréter (tout peut être commercial selon le contexte). Je renvoie à l'explication de @pvheditions aux Rencontres Hivernales du Libre 2026 durant la discussion sur l'art libre, pour plus d'infos.

@neox @baske @pvheditions

Non #libre car non #commerciable ? Mais il me semble que CC BY-NC-SA ne s'applique qu'au fichiers, et pas le hardware.

> Open Printer will use the Creative Commons BY-NC-SA 4.0 license for all of its files, including electronics and mechanical design files, firmware code, and the bill of materials.

Rien n'empêche de concevoir et même améliorer les spécifications, tout en vendant commercialement.

@neox @baske @pvheditions

La #license empêche justement (plus ou moins) de faire des améliorations qui ne sont pas partagé avec tout le monde. Pas de #privatisation en somme.

@thin_line @baske @pvheditions je ne suis pas certain de bien suivre ton interprétation. Je ne suis pas avocat, cependant il me semble que faire une modification de la machine requiert de modifier les fichiers de conception et de les publier ensuite à un moment donné. Ça constitue donc un travail dérivé, et si ce travail dérivé se fait dans un contexte considérable comme commercial (selon le texte de la licence), alors ça devient une violation.
@thin_line @baske @pvheditions j'irai donc même plus loin : en effet le matériel en tant que tel n'est pas soumis au droit d'auteur. Seuls les fichiers de conception le sont. Un des résultats possible sera alors qu'une entreprise pourrait vendre du matériel conçu avec ces fichiers et ne pas publier les éventuelles modifications, les gardant secrètes, par peur d'un risque juridique. Ce qui reste flou est la liberté d'utiliser les fichiers de conception tout court. De mémoire, la définition de la CC BY-NC parle "d'échange" du matériel sous la licence, mais pas spécifiquement de l'usage. Mais c'est très peu clair car la simple copie des fichiers suffit à constituer un échange potentiel.

@neox @baske @pvheditions
Perso j'en suis revenu de l'universalisme libre capitalo compatible depuis le temps que je suis dans le milieu du logiciel libre.

Pour moi, l'avantage numéro 1 de clause NC, par défaut c'est non, et c'est possible d'ouvrir au cas par cas après une vraie discussion et un respect humain.

Que n'importe qui ne puisse pas scraper légalement en demandant une compensation commerciale sans demander l'accord de l'auteur est une feature, pas un bug.

"Also, licensees are always free to contact licensors to ask permission to use the work for commercial purposes."
https://wiki.creativecommons.org/wiki/NonCommercial_interpretation

NonCommercial interpretation - Creative Commons

@gomli @baske @pvheditions

Le problème est beaucoup moins simple. Déjà, pour faire court, une entreprise qui veut "scrapper" illégalement, elle le fera même si c'est du NC. Et bon courage pour faire respecter tes droits contre une grosse boîte qui fait de l'IA générative, ça sera ardu, long, et au final coûteux en frais de justice.

En fait, le vrai problème va se poser pour les petites structures, les petites entités qui vont craindre un risque juridique en raison de la définition beaucoup trop floue de ce que veut dire "non commercial". Demander aux personnes qui sont ayant-droits, ça prend du temps, de l'énergie, et ça a un côté pervers : ça remet à nouveau une dépendance entre les gens qui utilisent et les gens qui conçoivent. Ça recréé une domination, propre au capitalisme de la "propriété intellectuelle". Tout l'intérêt du libre, c'est pourtant d'éviter ces écueils en permettant à toutes les personnes qui en ont le besoin de librement s'approprier la connaissance et la technique

@neox @baske @pvheditions

Alors le point 1, ce n'est pas un argument, ou alors c'est juste acter que la puissance fait loi.

"Ça prend du temps, de l'énergie"
Oui et c'est la moindre des choses quand tu souhaites vendre le travail de quelqu'un d'autre qui par défaut ne le souhaite pas.

Pour le deuxième, c'est intéressant comme façon de formuler: "ça recréer une domination propre au capitalisme de la propriété intellectuelle".

Je serai plutôt d'accord si quand tu parles d'utilisateur, tu parlais d'utilisateur comme ce qu'on entend dans le sens commun, c'est à dire pas une entité qui souhaite commercialiser ce que tu as crée, et ça change tout.

@neox @baske @pvheditions
Tu notera aussi que c'est au final un retournement de situation assez étonnant d'imputer à quelqu'un qui exprime sa volonté de ne pas voir son travail exploité commercialement par défaut comme une domination capitaliste.. ?

@gomli @baske @pvheditions je citerai un article scientifique de 2011, _Creative Commons licenses and the non-commercial condition: Implications for the re-use of biodiversity information_

> The Creative Commons Non-Commercial (CC NC) licenses exclude re-use scenarios leading to monetary profits or other commercial advantages (increased notability, etc.). It thus effectively protects copyright owners whose income depends on commercially licensing their works. NC licenses therefore are an important instrument to contribute a work to causes in which a third party’s gain does not diminish the revenue of the copyright holder.

Je conseille d'ailleurs la lecture, c'est super intéressant et ça propose un point de vue différent :

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3234435/

Checking your browser - reCAPTCHA

@gomli @baske @pvheditions justement, dans "entité" je me compte aussi. Si je voulais utiliser les fichiers de conception de cette imprimante pour réaliser un atelier où on essaie de concevoir des exemplaires de l'imprimante et qu'on a besoin que les personnes qui participent payent une partie des coûts en matériau ? Bah vu que la définition de commercial ne dit rien sur le caractère "lucratif", mais parle uniquement d'échange d'argent, c'est risqué.

@neox
Eu, on est (encore ;) des humains et il suffit de demander à l'auteur.

Si il ne veux pas, tu le fais pas, si il est ok, c'est ok. Dans tous les cas, il n'y a aucun risque.

Cerise sur le gâteau, ça va créer une dynamique vertueuse, peut être même un projet de collaboration qui sait ;)

@baske @pvheditions

@gomli @baske @pvheditions et c'est vraiment là que ça créé une domination, parce-que ça veut aussi dire que c'est "à la tête" et donc arbitraire...

Je me permets de mettre mon grain de sel car on a cité mon explication lors des RHL 2026. Je réponds d'ailleurs avec mon compte perso, pas avec celui de @pvheditions

D'abord, chacun utilise la licence qu'il veut, libre ou pas, breveté ou non. Ce n'était pas la teneur de mon intervention de hiérarchiser ce qui est le mieux dans l'absolu.

Mon propos portait sur quelle licence est la plus efficace pour enrichir les communs et réduire la friction dans la collaboration.
1/x

@gomli @neox @baske

Bien entendu qu'il est toujours possible de demander aux ayants-droits, libre ou pas. La question est la friction que ça génère. Non ce n'est pas toujours simple de demander : parce qu'on a peur de déranger, qu'on ne sait pas où le faire, qu'un ayant-droit est mort, que les ayant-droits n'arrivent pas à ce mettre d'accord, etc.
Ce n'est pas toujours évident de répondre non plus : manque de temps, manque d'intérêt si on est passé à autre chose, etc.

2/x

@gomli @neox @baske

Pour qu'une collaboration soit sans friction, les restrictions doivent être les plus claires possibles et compatibles. Sinon, ce n'est pas vraiment un commun (ce n'est pas mal que ce n'en soit pas un, je répète).

La licence CC BY SA est la seule qui n'a aucune marge d'interprétation et elle est universellement compatible.

Ces réflexions sont inspirées de mon vécu :
1) Les gens qui reprennent ton travail sont généralement heureux de te le faire savoir

3/x

@gomli @neox @baske

2) Dans l'incertitude, les collaborations ne se font pas.
3) Accorder une autorisation, ça prend du temps et de la charge mentale. C'est pas juste un OK par e-mail
4) Pourquoi utiliser une licence si de toute façon, tu souhaite donner une autorisation. Le droit d'auteur normal suffit.

Il y a la théorie et la pratique. Théoriquement, on peut imaginer toutes sortes de restrictions. Dans la pratique, elles sont toutes un frein à la collaboration professionnelle.

4/x

@gomli @neox @baske

Le droit d'auteur normal n'a jamais empêché la collab mais elle le codifie, le contractualise, la judiciarise. Ca nécessite des moyens et des compétences juridiques. C'est un jeu qui profite à ceux qui ont les moyens d'y jouer.

Et concernant la peur des méchants profiteurs qui vont faire de l'argent sur mon dos, j'ai déjà constaté que le copyleft les font déjà fuir, pas besoin d'ajouter d'autres contraintes. 😀

FIN du fil

@gomli @neox @baske

J'ai oublié deux points :
- Si on veut renverser le régime propriétaire dominant, il faut un engagement professionnel (surtout lorsqu'on parle de produits industriels)
- Le succès d'une production culturelle ou industrielle est corrélé aux moyens (humains et financiers) qu'on y met dedans.

Le NC d'une prod partagée la coupe du monde professionnel qui a le plus de moyens (sans parler de capitalisme, je passe plus de temps au boulot que dans mes loisirs créatifs).

1/2

@gomli @neox @baske

Le principe des communs est justement de lever les frictions inutiles qui permettent à tous les acteurs, professionnels ou amateurs, de participer à la valorisation des communs.

Si "Libre" ne veut pas dire "gratuit", ça doit s'appliquer autant aux créateurs d'origine qu'aux repreneurs.
Déjà que le libre n'est pas en position de force, c'est dommage de ne pas profiter de notre principal avantage : la possibilité de limiter la paperasse et les tracas juridiques inutiles.

@gomli @neox @baske

@ludomire @neox
désolé, mais je n'arrive pas à suivre ta théorie sur la domination à cause de la clause NC, c'est hors de mon entendement.

@baske
"Mon propos portait sur quelle licence est la plus efficace pour enrichir les communs et réduire la friction dans la collaboration."

Je crois qu'on est simplement pas sur les mêmes échelle du "problème". En te lisant, le problème c'est le logiciel propriétaire. Pour moi, c'est le système capitaliste/extractiviste/colonialiste/suprémaciste dans son ensemble et comment recréer des liens humains que l'automatisation et l'efficacité efface.

@ludomire @neox @baske
Alors oui effectivement, avoir une licence qui autorise le commerce sans demander des comptes est plus efficace et fluide dans un monde ou le capitalisme d'état prospère dans toutes les strates de la société.

Mais choisir une licence est un acte politique, et c'est important de le respecter. Actuellement, ceux qui détruisent notre monde sont suprémacistes et capitalistes et ça me paraît difficilement pensable de leur faciliter encore plus la tache en s'empêchant les maigres recours légaux possible.

Bref, la culture du consentement :)

@gomli

Les capitalistes ne veulent pas du copyleft, il est contraire à leur logique. Les moins scrupuleux pillent sans se soucier de la moindre licence, NC ou pas NC.

Je parle surtout de faciliter la collaboration entre les acteurs honnêtes et soucieux de participer au développement des communs. Ni plus, ni moins.

@neox @baske

@gomli

Je n'ai pas parlé de domination à cause de la NC. Soit j'ai mal écrit, soit tu m'as mal lu.

Le problème selon moi, c'est l'appropriation de la création par des logiques capitalistes. Selon moi, une création ne devrait pas être possédée par quelqu'un comme un actif financier. Le fait qu'on interdise d'autres personnes d'utiliser ta création sous certaines contrainte procède de la même logique que Disney ou Microsoft, c'est à la tête du client.

@neox @baske

@ludomire
Désolé, c'est moi qui a pas été assez clair (j'avais fait un décalage), c'était en réponse à
https://social.chalec.org/@neox/116318408125849220

(j'enlève les autres pour pas les spammer)

neox (@[email protected])

@[email protected] @[email protected] @[email protected] et c'est vraiment là que ça créé une domination, parce-que ça veut aussi dire que c'est "à la tête" et donc arbitraire...

Social Chalec

@ludomire
La liberté / neutralité absolue quelque soit le l'acteur commercial, c'est vraiment pas mon truc (ça rejoint le discours à mon sens fumeux de la neutralité de la technologie, et du Libertarianisme https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme ).

Soit on acte que seule la loi du plus fort est effective. Pour le coup, le concept même de licence libre n'a plus de sens, et on fait ce qu'on veux.

Soit on se dit que tout n'est pas complètement perdu, et on se créer des licences sur mesure permettant de remettre l'humain au centre, soit personnellement avec la clause NC, soit en triant en amont pour créer un écosystème saint, exemple : https://git.pixie.town/thufie/npl-builder/src/branch/main/cnpl.md

Libertarianisme — Wikipédia

@gomli

Il y a mauvaise compréhension de ma position. Je n'ai pas parlé de liberté ou neutralité absolue. C'est bien le contraire. Éditer de la littérature sous licence libre, c'est loin d'être neutre politiquement et la licence restreint la liberté d'utilisation, surtout le copyleft. Selon moi, c'est le copyleft qui est l'outil politique, pour toi c'est le NC, chacun ses convictions. Moi ça me va très bien.

Je remets @neox dans la discussion. Ça devrait l'intéresser.

@ludomire @neox
oui le "absolu" était de trop, sorry

Mon cheval de bataille c'est pas forcément le côté "NC". C'est juste un autre moyen d'arriver au même but que l'autre licence que j'ai cité en exemple : "Collective non violent public license", qui autorise l'utilisation commerciale sous condition de façon claire et assez complète, sans avoir à demander (ce qui chagrinait neox).
https://git.pixie.town/thufie/npl-builder/src/branch/main/cnpl.md

npl-builder/cnpl.md at main

npl-builder - License builder for the nonviolent public license family

Forgejo: Beyond coding. We Forge.

@ludomire @neox
(on pourrait imaginer un copyleft hybride - copyple ? ;) - qui inclurait une partie de la licence précédente en prérequis d'un droit de type copyleft "normal")

C'est comme les règles d'usage de piaille ou eldritch.cafe qui ne font pas l'économie de détailler tout ce que l'on considère inacceptable (racisme, etc.. etc..). Il faut appeler un chat un chat au bout d'un moment et être clair.

Ça permet de pouvoir discuter ici sans avoir des fachos, et la même chose dans le domaine du logiciel libre serait bienvenue.

@baske Je suis vraiment, vraiment intéressée par ce truc.
@baske
Domage que ce soit pas du laser
@baske Pas libre, dans le sens de la FSF. Et je ne peux pas leur en vouloir quand on voit tout le monde du libre se faire sucer par les crawlers d'IA.
Mais c'est cool de voir enfin un tel sujet pris en compte.
@baske Je me demande combien de temps va passer avant que ce projet se fasse dézinguer par des grosses boîtes 😇
@baske
J'ai vu ce projet il y a plusieurs mois (2025-09), mais depuis, rien ne semble avoir bougé.
@baske
J'attends aussi ce projet avec impatience mais aucune nouvelle depuis des mois :(