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#openprinter
Open Printer | Crowd Supply

https://www.crowdsupply.com/open-tools/open-printer/

> Finally, an open hardware printer you can actually understand, repair, and upgrade

@baske c'est super de voir qu'on avance dans cette direction, simplement très dommage que la licence de ce projet soit CC BY-NC-SA, rendant tout ça non libre et empêchant de réutiliser ce travail comme base pour concevoir d'autres variantes, dont commerciales, alors qu'on en aurait plutôt besoin. Le problème du NC c'est toujours de l'interpréter (tout peut être commercial selon le contexte). Je renvoie à l'explication de @pvheditions aux Rencontres Hivernales du Libre 2026 durant la discussion sur l'art libre, pour plus d'infos.

@neox @baske @pvheditions
Perso j'en suis revenu de l'universalisme libre capitalo compatible depuis le temps que je suis dans le milieu du logiciel libre.

Pour moi, l'avantage numéro 1 de clause NC, par défaut c'est non, et c'est possible d'ouvrir au cas par cas après une vraie discussion et un respect humain.

Que n'importe qui ne puisse pas scraper légalement en demandant une compensation commerciale sans demander l'accord de l'auteur est une feature, pas un bug.

"Also, licensees are always free to contact licensors to ask permission to use the work for commercial purposes."
https://wiki.creativecommons.org/wiki/NonCommercial_interpretation

NonCommercial interpretation - Creative Commons

@gomli @baske @pvheditions

Le problème est beaucoup moins simple. Déjà, pour faire court, une entreprise qui veut "scrapper" illégalement, elle le fera même si c'est du NC. Et bon courage pour faire respecter tes droits contre une grosse boîte qui fait de l'IA générative, ça sera ardu, long, et au final coûteux en frais de justice.

En fait, le vrai problème va se poser pour les petites structures, les petites entités qui vont craindre un risque juridique en raison de la définition beaucoup trop floue de ce que veut dire "non commercial". Demander aux personnes qui sont ayant-droits, ça prend du temps, de l'énergie, et ça a un côté pervers : ça remet à nouveau une dépendance entre les gens qui utilisent et les gens qui conçoivent. Ça recréé une domination, propre au capitalisme de la "propriété intellectuelle". Tout l'intérêt du libre, c'est pourtant d'éviter ces écueils en permettant à toutes les personnes qui en ont le besoin de librement s'approprier la connaissance et la technique

@neox @baske @pvheditions

Alors le point 1, ce n'est pas un argument, ou alors c'est juste acter que la puissance fait loi.

"Ça prend du temps, de l'énergie"
Oui et c'est la moindre des choses quand tu souhaites vendre le travail de quelqu'un d'autre qui par défaut ne le souhaite pas.

Pour le deuxième, c'est intéressant comme façon de formuler: "ça recréer une domination propre au capitalisme de la propriété intellectuelle".

Je serai plutôt d'accord si quand tu parles d'utilisateur, tu parlais d'utilisateur comme ce qu'on entend dans le sens commun, c'est à dire pas une entité qui souhaite commercialiser ce que tu as crée, et ça change tout.

@gomli @baske @pvheditions justement, dans "entité" je me compte aussi. Si je voulais utiliser les fichiers de conception de cette imprimante pour réaliser un atelier où on essaie de concevoir des exemplaires de l'imprimante et qu'on a besoin que les personnes qui participent payent une partie des coûts en matériau ? Bah vu que la définition de commercial ne dit rien sur le caractère "lucratif", mais parle uniquement d'échange d'argent, c'est risqué.

@neox
Eu, on est (encore ;) des humains et il suffit de demander à l'auteur.

Si il ne veux pas, tu le fais pas, si il est ok, c'est ok. Dans tous les cas, il n'y a aucun risque.

Cerise sur le gâteau, ça va créer une dynamique vertueuse, peut être même un projet de collaboration qui sait ;)

@baske @pvheditions

Je me permets de mettre mon grain de sel car on a cité mon explication lors des RHL 2026. Je réponds d'ailleurs avec mon compte perso, pas avec celui de @pvheditions

D'abord, chacun utilise la licence qu'il veut, libre ou pas, breveté ou non. Ce n'était pas la teneur de mon intervention de hiérarchiser ce qui est le mieux dans l'absolu.

Mon propos portait sur quelle licence est la plus efficace pour enrichir les communs et réduire la friction dans la collaboration.
1/x

@gomli @neox @baske

Bien entendu qu'il est toujours possible de demander aux ayants-droits, libre ou pas. La question est la friction que ça génère. Non ce n'est pas toujours simple de demander : parce qu'on a peur de déranger, qu'on ne sait pas où le faire, qu'un ayant-droit est mort, que les ayant-droits n'arrivent pas à ce mettre d'accord, etc.
Ce n'est pas toujours évident de répondre non plus : manque de temps, manque d'intérêt si on est passé à autre chose, etc.

2/x

@gomli @neox @baske

Pour qu'une collaboration soit sans friction, les restrictions doivent être les plus claires possibles et compatibles. Sinon, ce n'est pas vraiment un commun (ce n'est pas mal que ce n'en soit pas un, je répète).

La licence CC BY SA est la seule qui n'a aucune marge d'interprétation et elle est universellement compatible.

Ces réflexions sont inspirées de mon vécu :
1) Les gens qui reprennent ton travail sont généralement heureux de te le faire savoir

3/x

@gomli @neox @baske

2) Dans l'incertitude, les collaborations ne se font pas.
3) Accorder une autorisation, ça prend du temps et de la charge mentale. C'est pas juste un OK par e-mail
4) Pourquoi utiliser une licence si de toute façon, tu souhaite donner une autorisation. Le droit d'auteur normal suffit.

Il y a la théorie et la pratique. Théoriquement, on peut imaginer toutes sortes de restrictions. Dans la pratique, elles sont toutes un frein à la collaboration professionnelle.

4/x

@gomli @neox @baske

Le droit d'auteur normal n'a jamais empêché la collab mais elle le codifie, le contractualise, la judiciarise. Ca nécessite des moyens et des compétences juridiques. C'est un jeu qui profite à ceux qui ont les moyens d'y jouer.

Et concernant la peur des méchants profiteurs qui vont faire de l'argent sur mon dos, j'ai déjà constaté que le copyleft les font déjà fuir, pas besoin d'ajouter d'autres contraintes. 😀

FIN du fil

@gomli @neox @baske

J'ai oublié deux points :
- Si on veut renverser le régime propriétaire dominant, il faut un engagement professionnel (surtout lorsqu'on parle de produits industriels)
- Le succès d'une production culturelle ou industrielle est corrélé aux moyens (humains et financiers) qu'on y met dedans.

Le NC d'une prod partagée la coupe du monde professionnel qui a le plus de moyens (sans parler de capitalisme, je passe plus de temps au boulot que dans mes loisirs créatifs).

1/2

@gomli @neox @baske

Le principe des communs est justement de lever les frictions inutiles qui permettent à tous les acteurs, professionnels ou amateurs, de participer à la valorisation des communs.

Si "Libre" ne veut pas dire "gratuit", ça doit s'appliquer autant aux créateurs d'origine qu'aux repreneurs.
Déjà que le libre n'est pas en position de force, c'est dommage de ne pas profiter de notre principal avantage : la possibilité de limiter la paperasse et les tracas juridiques inutiles.

@gomli @neox @baske

@ludomire @neox
désolé, mais je n'arrive pas à suivre ta théorie sur la domination à cause de la clause NC, c'est hors de mon entendement.

@baske
"Mon propos portait sur quelle licence est la plus efficace pour enrichir les communs et réduire la friction dans la collaboration."

Je crois qu'on est simplement pas sur les mêmes échelle du "problème". En te lisant, le problème c'est le logiciel propriétaire. Pour moi, c'est le système capitaliste/extractiviste/colonialiste/suprémaciste dans son ensemble et comment recréer des liens humains que l'automatisation et l'efficacité efface.

@ludomire @neox @baske
Alors oui effectivement, avoir une licence qui autorise le commerce sans demander des comptes est plus efficace et fluide dans un monde ou le capitalisme d'état prospère dans toutes les strates de la société.

Mais choisir une licence est un acte politique, et c'est important de le respecter. Actuellement, ceux qui détruisent notre monde sont suprémacistes et capitalistes et ça me paraît difficilement pensable de leur faciliter encore plus la tache en s'empêchant les maigres recours légaux possible.

Bref, la culture du consentement :)

@gomli

Les capitalistes ne veulent pas du copyleft, il est contraire à leur logique. Les moins scrupuleux pillent sans se soucier de la moindre licence, NC ou pas NC.

Je parle surtout de faciliter la collaboration entre les acteurs honnêtes et soucieux de participer au développement des communs. Ni plus, ni moins.

@neox @baske

@gomli

Je n'ai pas parlé de domination à cause de la NC. Soit j'ai mal écrit, soit tu m'as mal lu.

Le problème selon moi, c'est l'appropriation de la création par des logiques capitalistes. Selon moi, une création ne devrait pas être possédée par quelqu'un comme un actif financier. Le fait qu'on interdise d'autres personnes d'utiliser ta création sous certaines contrainte procède de la même logique que Disney ou Microsoft, c'est à la tête du client.

@neox @baske

@ludomire
Désolé, c'est moi qui a pas été assez clair (j'avais fait un décalage), c'était en réponse à
https://social.chalec.org/@neox/116318408125849220

(j'enlève les autres pour pas les spammer)

neox (@[email protected])

@[email protected] @[email protected] @[email protected] et c'est vraiment là que ça créé une domination, parce-que ça veut aussi dire que c'est "à la tête" et donc arbitraire...

Social Chalec

@ludomire
La liberté / neutralité absolue quelque soit le l'acteur commercial, c'est vraiment pas mon truc (ça rejoint le discours à mon sens fumeux de la neutralité de la technologie, et du Libertarianisme https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme ).

Soit on acte que seule la loi du plus fort est effective. Pour le coup, le concept même de licence libre n'a plus de sens, et on fait ce qu'on veux.

Soit on se dit que tout n'est pas complètement perdu, et on se créer des licences sur mesure permettant de remettre l'humain au centre, soit personnellement avec la clause NC, soit en triant en amont pour créer un écosystème saint, exemple : https://git.pixie.town/thufie/npl-builder/src/branch/main/cnpl.md

Libertarianisme — Wikipédia

@gomli

Il y a mauvaise compréhension de ma position. Je n'ai pas parlé de liberté ou neutralité absolue. C'est bien le contraire. Éditer de la littérature sous licence libre, c'est loin d'être neutre politiquement et la licence restreint la liberté d'utilisation, surtout le copyleft. Selon moi, c'est le copyleft qui est l'outil politique, pour toi c'est le NC, chacun ses convictions. Moi ça me va très bien.

Je remets @neox dans la discussion. Ça devrait l'intéresser.

@ludomire @neox
oui le "absolu" était de trop, sorry

Mon cheval de bataille c'est pas forcément le côté "NC". C'est juste un autre moyen d'arriver au même but que l'autre licence que j'ai cité en exemple : "Collective non violent public license", qui autorise l'utilisation commerciale sous condition de façon claire et assez complète, sans avoir à demander (ce qui chagrinait neox).
https://git.pixie.town/thufie/npl-builder/src/branch/main/cnpl.md

npl-builder/cnpl.md at main

npl-builder - License builder for the nonviolent public license family

Forgejo: Beyond coding. We Forge.

@ludomire @neox
(on pourrait imaginer un copyleft hybride - copyple ? ;) - qui inclurait une partie de la licence précédente en prérequis d'un droit de type copyleft "normal")

C'est comme les règles d'usage de piaille ou eldritch.cafe qui ne font pas l'économie de détailler tout ce que l'on considère inacceptable (racisme, etc.. etc..). Il faut appeler un chat un chat au bout d'un moment et être clair.

Ça permet de pouvoir discuter ici sans avoir des fachos, et la même chose dans le domaine du logiciel libre serait bienvenue.

@ludomire @neox
Vous me direz que ce genre de détails n'ont pas vocation à être dans une licence logiciel.

Alors oui dans un monde ou ça serait automatique. Mais vu que les contrats et licences on plus de poids que les résolutions de l'onu et de la CPI, c'est malheureusement nécessaire.

@gomli

Pour ma part, je trouve très sain d'avoir des expériences diverses au niveau des licences. J'ai fait les miennes aussi, longtemps j'ai utilisé la CC BY NC SA, je suis passé en cc by sa que depuis 3-4 ans, avant tout par pragmatisme face au résultat recherché : créer de la collaboration avec un public large

Je donnerai d'ailleurs une conférence à ce sujet aux JdLL 2026.

@neox

@ludomire
C'est rigolo, moi c'est tout l'inverse. Je suis passé du monde de la gpl sur linuxfr, partisan de la neutralité/liberté d'usage, au cc-by-nc-sa sur masto ;)

Ce qui m'a fait changer, c'est la connaissance de ce qui se passe en dehors, de se rendre compte que c'est un discours qui ne peux exister que dans une société occidentalo-centrée, privilégiée, sans guerres et sans systèmes d’oppression systémiques.

Ça m'a permis de rencontrer des personnes très chouettes qui allient politique, technique et art. Ça fait du bien de ne pas découvrir par après qu'une personne qu'on estime techniquement est un fait un raciste/suprémaciste/homophobe/..

@neox

@ludomire
Sinon concernant les licences qui paraissent opaques et pas clairement interprétables

paradoxalement je pense que c'est justement bien plus clair que les arguments "d'informaticiens".

Tout le monde comprends ce qui est dit sans être spécialiste des licences, tout comme les règles sur les serveurs masto, et les détracteurs pourraient même résumer ça en 2 mots: licence woke 😜

@neox

@gomli

Ce qui est clair pour toi ne l'est pas toujours au niveau de la justice. Une licence qui ajoute des contraintes subjectives nécessite l'appréciation d'un juge en dernier ressort : est-ce que c'est commercial, est ce que c'est raciste, etc.
Il est de même des règles de modération, ce sont des modérateurs qui servent de juges pour les cas limites.

Mon point n'est pas de dénigrer des licences mais juste de partager mon expérience : les clauses subjectives freinent les contrib…
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@neox

@gomli

…espérées alors qu'elles font fuir personne (elles auront déjà fui en voyant un copyleft).

Et pour toutes les utilisations scandaleuses, il y a théoriquement toujours le droit moral pour se protéger.

Il faut aussi se souvenir qu'on est des initiés. La plupart des gens ne connaissent rien des licences. Ce sont ces moldus qu'il faut convaincre de contribuer, pas toi, ni moi.

@neox