Alors que des propriétaires de forêts denses n’arrivent pas à les entretenir, favoriser l’installation de ces habitants qui font un travail de débroussaillage peut s’avérer, par exemple, bien utile pour éviter les feux.
Dans un contexte où les élus opposent souvent leurs besoins de nouveaux logements et la loi sur le zéro artificialisation nette (ZAN), l’habitat léger est un modèle précieux.
La sociologue Geneviève Pruvost vient de publier une enquête très fouillée sur les habitants d’une yourte, La Subsistance au quotidien, Seuil, 2024. Pour elle, les blocages sont fortement culturels. « L’administration est peuplée de gens de la génération des Trente Glorieuses qui ont grandi avec l’idée que le désirable, c’est le pavillon en parpaing. Ils ont une conception complètement misérabiliste de ces habitats », regrette-t-elle.
Lucie Delaporte : https://www.mediapart.fr/journal/france/070424/la-cabanisation-du-territoire-nouvelle-cible-des-prefectures
La « cabanisation » du territoire, nouvelle cible des préfectures
L’habitat léger est dans la ligne de mire des services de l’État, qui voient dans leur développement un menaçant chaos. Ses défenseurs rappellent son bénéfice écologique ainsi que son utilité sociale en pleine crise du logement.