#VendrediLecture "Et il n'en resta plus que (n-1)", de Sarah Pinsker (grâce à une traduction de Julien Wacquez).
Projetant une Sarah Pinsker, inspectrice en assurances, dans une convention de Sarah Pinskers (au pluriel) organisée sur une île isolée, c'est une novella qui entremêle habilement les possibles du multivers et les codes de l'enquête à huis clos.
Confrontant sa narratrice à de multiples versions d'elle-même, toutes singulières, l'autrice a l'art de capturer, d'une façon savoureuse, la diversité des interactions qui surgissent durant cette convention atypique. L'histoire est l'occasion de mettre en lumière le caractère contingent des trajectoires de vie et des identités de chacune, éclairant les points de divergence qui, de façon anodine ou au contraire évidente, ont contribué à les construire. L'ensemble est rythmé, non dénué d'humour, tout en conférant à ces questionnements introspectifs une dimension supplémentaire -dramatique- lorsque le corps d'une Sarah Pinsker est découvert : se pose alors la question de savoir si une des Sarah présentes peut être la meurtrière.
Au final, c'est un récit rondement mené que j'ai lu, (quasiment) d'une traite, avec beaucoup de plaisir :)
#MastoLivre #SFFF #ScienceFiction #Lecture