A Berlin, plus de 160 000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer le rapprochement entre la droite et l’extrême droite

La foule s’est rassemblée dimanche devant le Parlement, en plein cœur de la capitale allemande, avant de défiler jusqu’au siège de la CDU, à trois semaines des élections législatives.

Le Monde
Protéger les océans

Blog photographique de Laurent DUFOUR
[RASSEMBLEMENT] Contre la montée fasciste

Parce qu'Extinction Rebellion Blois est sur tous les fronts, entre 2 tag de ponts contre la pollution de l'air, les rebelles ont également rallié la manisf...

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Attached: 1 image Liste des rassemblements anti transphobie partout en France et en Belgique le 5 mai https://docs.google.com/document/d/1Z9iUvJpq2tKf6K-Yo58aFtll8FiBBxNi6GUmPBPlEYE/edit

Eldritch Café
Délibération SAN-2021-003 du 12 janvier 2021 - Légifrance

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Comme en 2010, les royalistes thaïlandais mobilisés au nom de la «stabilité» - Le Viêt Nam, aujourd'hui

Print 🖨 PDF 📄 eBook 📱L’activisme de la jeunesse qui a encore manifesté samedi dans plusieurs endroits de Bangkok inquiète une grande partie de l’élite, mais aussi de la population. Le fait de remettre en cause la monarchie, et d’exiger de la transparence de la part du roi, reste considéré par beaucoup de thaïlandais comme un crime de lèse majesté en soi. Pourquoi ? Essayons de comprendre avant de juger… Dans la vision normative thaïlandaise du monde, le royalisme et le nationalisme sont si étroitement liés que quiconque n’est pas royaliste avec enthousiasme doit aussi être “non thaï”. A l’époque où le mouvement pro-Thaksin était puissant, les Chemises rouges étaient ainsi considérées comme des “autres” – des ennemis extérieurs à écraser. N’oublions pas qu’environ 90 membres du mouvement ont été tués lors des opérations militaires visant à disperser leur protestation en 2010. Beaucoup d’entre eux ont succombé à une seule balle de sniper dans la tête – avec peu de protestations de la part des thaïlandais.  En 2014, des manifestants royal-nationalistes se sont mobilisés contre le gouvernement élu de Yingluck Shinawatra. Le jaune royaliste des mouvements précédents avait alors été remplacé par le tricolore nationaliste rouge, blanc et bleu, qui ornait les chemises, les drapeaux et l’attirail de protestation. Le mouvement était à nouveau soutenu par une partie similaire de la société. Des divisions profondes Les royalistes thaïlandais, pour qui tout est lié – nation, armée, monarchie – voient aussi d’un mauvais œil toute interférence étrangère supposée. L’un de leurs arguments, ces jours ci, est de considérer avec suspicion une partie de la jeunesse mobilisée, l’accusant d’être avant tout composée d’étudiants issus de familles d’origine chinoise. A nouveau, le conflit entre Thaïs et non-Thaïs refait surface. Hier, les royalistes dénonçaient les «chemises rouges»  qui recrutaient selon eux les pauvres de l’isan (le nord est du royaume). Aujourd’hui, ils dénoncent la classe moyenne de Bangkok, majoritairement sino-thaie. Leur obsession est de protéger ce qu’ils estiment être la clef de voute du système et la garantie de stabilité dans un pays gangrené par la corruption et où la violence sociale peut rapidement s’installer: la monarchie, garante selon eux de l’indépendance du pays depuis des siècles.  La France et le Japon dans la ligne de mire Comme à chaque fois, les thaïlandais vivant à l’étranger sont mis à contribution par cette frange royaliste de la population. On leur demande de dénoncer les exilés considérés comme anti-monarchistes, en particulier ceux installés en France et au Japon. La France, parce qu’elle a toujours été perçue comme un creuset «révolutionnaire». Le Japon, parce qu’il fut le pays du dernier exil du Maréchal Pibulsongkram, l’homme qui renversa la monarchie absolue en 1932.  La rhétorique de certains ultra-royalistes est très violente. Un homme a mis en ligne des photos criblées de balles d’un célèbre dissident anti-monarchiste, Aum Neko, en exil en France. Un groupe royaliste de chasse aux sorcières de longue date, “Organisation de collecte des ordures”, a lancé des appels pour que Aum soit traquée. Le nom du groupe implique que ceux qui ne respectent pas la monarchie sont des “ordures” dont il faut “se débarrasser”. Le conflit politique de ces dix dernières années en Thaïlande a déchiré des communautés, des amitiés et même des familles. Les vieilles rancunes ne sont pas vite oubliées, en particulier contre ceux dont on pense qu’ils nourrissent des sentiments négatifs à l’égard de la monarchie. Gavroche-thailande.com – 18 Octobre 2020 Articles similaires Thaïlande : la jeunesse ose se soulever contre le roi « Le roi de Thaïlande, Rama X, n’est plus respecté du tout » Rung, l’étudiante qui a brisé le tabou de la monarchie en Thaïlande Thaïlande : des milliers de manifestants continuent de braver l’interdiction A Bangkok, les manifestants dispersés par des canons à eau …remplis de teinture bleue

Le Viêt Nam, aujourd'hui
A Bangkok, les manifestants dispersés par des canons à eau ...remplis de teinture bleue - Le Viêt Nam, aujourd'hui

Print 🖨 PDF 📄 eBook 📱L’utilisation des canons à eau pour disperser les manifestants vendredi 16 octobre à Bangkok a entrainé de vives réactions parmi les organisations de défense des droits de l’homme. Selon Amnesty International, «la force excessive utilisée pour disperser les manifestations pacifiques de ce soir était injustifiée et ne respectait en aucune façon les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité, comme le prétendent les autorités thaïlandaises». En réponse à la dispersion des manifestants par la police thaïlandaise qui utilise des canons à eau avec des irritants et des colorants, la directrice régionale adjointe des campagnes d’Amnesty International, a déclaré que «l’utilisation de canons à eau et d’irritants ne présente pas seulement un risque sérieux de blessure, l’utilisation de colorants est aveugle et pourrait conduire au ciblage et à l’arrestation arbitraire de manifestants pacifiques, de journalistes, ou simplement de résidents locaux qui ont été marqués avec le colorant». Dans le cadre du contrôle des assemblées, les autorités thaïlandaises devraient respecter, protéger et garantir l’exercice des droits de l’homme des organisateurs et des participants. Elles doivent également assurer la sûreté et la sécurité des journalistes, des observateurs et des autres membres du public qui observent les manifestations. »Nous exhortons les autorités thaïlandaises à respecter leurs obligations internationales et à faciliter le droit de réunion pacifique explique Amnesty. Elles doivent laisser les manifestants pacifiques exprimer leurs opinions – et ne pas exacerber davantage les tensions». Contexte En prévision des manifestations prévues au carrefour de Ratchaprasong à 17 heures aujourd’hui, après le rassemblement d’environ 10 000 personnes au même endroit la veille, la police a fermé les routes et établi des barricades avec plusieurs rangées de barbelés afin d’empêcher les gens de se rassembler pacifiquement au carrefour central de Bangkok. Les manifestants ont ensuite annoncé un autre point de rassemblement plus loin sur la même route, au carrefour de Pathumwan. Plus tard dans la soirée, la police a utilisé à plusieurs reprises des canons à eau pour tenter de disperser la foule, estimée à plusieurs milliers de personnes. Selon un porte-parole de la police, sept manifestants ont été arrêtés et mis en détention. Le porte-parole a confirmé que l’eau contenait des irritants et de la teinture bleue” pour marquer les manifestants en vue d’une poursuite judiciaire”. Kitti Pantapak, un journaliste de Prachathai a été arrêté, son matériel a été confisqué et il est actuellement détenu, selon une déclaration de Prachathai. Interdiction des rassemblements pendant trente jours Le jeudi 15 octobre 2020, les autorités thaïlandaises ont ordonné une interdiction de 30 jours des rassemblements de cinq personnes ou plus à Bangkok, la capitale, dans le cadre de mesures d’urgence pour mettre fin à l’escalade des protestations. L’ordonnance interdit également la publication de nouvelles ou de messages en ligne qui “pourraient créer la peur”, affecter la sécurité nationale ou nuire au moral du public. Amnesty International a qualifié l’ordonnance de “drastique” et a réitéré son appel aux autorités pour qu’elles libèrent les manifestants pacifiques et lèvent les restrictions arbitraires à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Gavroche-thailande.com – 17 Octobre 2020 Articles similaires En Thaïlande, l’opposition bâillonnée Thaïlande : Des centaines de manifestants prodémocratie marchent vers le Parlement, une première depuis 2014 En Asie du sud-est, les dissidents thaïlandais doivent-ils redouter le pire ? Comment la Thaïlande utilise des « lois numériques » pour criminaliser l’opposition #savewanchalearm, le hashtag qui reste sans réponse

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A Bangkok, la jeunesse défie le pouvoir thaïlandais - Le Viêt Nam, aujourd'hui

Print 🖨 PDF 📄 eBook 📱Dans un acte rare de défiance à l’égard du pouvoir, des milliers de Thaïlandais se sont rassemblés jeudi dans le centre-ville de Bangkok. Jeudi matin, le gouvernement thaïlandais avait décrété l’état d’urgence à Bangkok : les rassemblements de plus de cinq personnes y sont désormais interdits, les médias sommés de ne pas couvrir les manifestations. Devant une foule composée en majorité de jeunes et de très jeunes – beaucoup de lycéens en uniforme – les orateurs se sont succédé, debout sur des camions, sans même un micro qui fonctionnait, pour s’époumoner sur les thèmes récurrents de leur mouvement : départ du gouvernement, nouvelle constitution et, surtout, ce que personne n’avait osé faire avant eux, une réforme de l’institution monarchique. Critiques de l’ingérence permanente du monarque Pour la première fois dans ce pays où la monarchie avait jusqu’ici un statut semi-sacré, des citoyens critiquent à voix haute l’ingérence permanente du monarque dans les affaires politiques et sa gestion des finances royales. «Le roi mène la grande vie en Allemagne, pendant que l’économie ici s’écroule, les militaires n’écoutent rien, on ne peut plus accepter ça», articule, très déterminé, Tian, un lycéen de 16 ans qui affirme qu’il n’a pas peur de mourir sous les balles de la police puisque «de toute façon si on ne fait rien maintenant, nous n’avons aucun avenir dans ce pays, c’est comme mourir à petit feu». Le quartier des affaires de Rajprasong où se tenaient les manifestations est symbolique : c’est là où les Chemises rouges, un précédent mouvement social en faveur d’une ouverture démocratique, s’étaient installées pendant des mois en 2010, avant d’être violemment réprimés par les militaires, qui avaient fini par tirer dans la foule, en faisant une centaine de morts. Mais cette fois, se résoudre à l’usage de la force semble difficile : «Les manifestants, ce sont nos enfants, comment peut-on tirer sur sa jeunesse ?» interroge un ancien activiste septuagénaire, qui dit que pour la première fois depuis des décennies, «ces jeunes me redonnent espoir dans mon pays». Les partis politiques d’opposition restent pour l’instant en retrait, ce qui contribue à les protéger : «Tant qu’ils restent à l’écart des partis, ces jeunes sont considérés comme innocents», explique Sunisa Nuttawa, une avocate venue témoigner son soutien au mouvement. Trois doigts levés en signe de ralliement L’état d’urgence est imposé au nom de la «sécurité nationale», notamment parce qu’au cours des grands rassemblements de mercredi, les manifestants ont fait obstruction à un cortège qui transportait la Reine. Au lieu de la déférence extrême qui est attendue des Thaïlandais lorsqu’un membre de la famille royale se rend sur la voie publique, les jeunes présents ont salué le passage du véhicule royal avec trois doigts levés, leur signe de ralliement tiré du film Hunger Games. Ces images ont tourné sur les réseaux et choqué le pays. «Personne ne pouvait imaginer une scène pareille il y a encore quelques années», estime l’historien Charnvit Kasetsiri. Un vent de liberté de parole inédit souffle sur le pays. Différents groupes de la société civile profitent de la brèche ouverte par les étudiants pour se faire entendre. Des formations aussi diverses que des rappeurs, des paysans qui contestent les nouvelles lois sur la propriété de la terre ou encore des féministes, restées jusqu’ici très discrètes en Thaïlande, et qui ont, pour la première fois, osé réclamer le droit à l’avortement. Par Carol Isoux – Libération – 16 octobre 2020 Articles similaires Manifs et motion de censure en Thaïlande après la dissolution du FFP L’anniversaire de la fin de la monarchie absolue en Thaïlande sous haute surveillance Un député propose de légaliser la prostitution en Thaïlande En Thaïlande, le boycott des manifestants fait plier des annonceurs Rung, l’étudiante qui a brisé le tabou de la monarchie en Thaïlande

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