C’est extrêmement difficile à traduire, à commencer par sa terminologie très particulière à l’ère de Meiji – rien que le « wagahai » du titre, ce « je » n’étant utilisé que par les hauts fonctionnaires et autres prétendus élites de l’époque, illustre le problème de trouver d’équivalents en d’autres langues. Vu le style élaboré qui mélange le « gesaku » (戯作, genre littéraire parodiste et populaire au Japon depuis le 18e siècle) et le satirique occidental du genre « Tristram Shandy » de #LawrenceSterne, on peut imaginer l’immense succès dès la publication du premier chapitre dans la revue littéraire Hototogisu (Petit Coucou) en décembre 1905. 2/3
Écrit au XVIIIe et terriblement moderne , cette comédie oscille entre critique sociale et chronique familiale. Lawrence Sterne n’épargne rien ni personne dans un grand roman ou prime avant toutes sa soif de liberté et son envie de s’affranchir de la morale avec un humour mordant qui fait mouche à chaque chapitre. Tristram premier punk de la perfide Albion?
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