Les images ne « sont » pas, elles « font ». Elles sont performatives, elles créent du mouvement. Et nous répondons à leur stimulus d’une manière certes personnelle et singulière, mais d’une manière qui appartient à tout le monde, car elle est liée à la simulation sensorielle, motrice, non seulement du cerveau, mais de tout le corps. Nos neurones se font miroir de ce que nous voyons. […] Mais c’est là que se situe le conquibus. Notre expérience d’un monde inventé -les bisons, les lions, les mammouths, …-nous libère au gré d’un processus de véritable simulation sensorielle et émotionnelle lié à la mémoire. Extrait de Silvia Ferrara, Avant l’écriture-signes, figures, parole- Au sujet des images 1,2 et 3, fresque relevé en Indonésie à Sulawesi daté d’il y a 40 000 ans. En 1968, Heider sous-entendait que les peintures rouges étaient encore réalisées par des Dani lors de cérémonies d’initiation. La matière rouge est du Bimut wusa , de l’argile rouge sacrée, qui arrive dans la grande vallée pour la cérémonie d’initiation, où elle est utilisée pour dessiner une bande rouge sur le front et le nez de chaque initié. La dernière image de bison couché (-16 000 ans av JC) est un relevé de parois fait à Altamira en Espagne par Marr Katarina en 1934.
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