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Author/Filmmaker STEVEN BLUSH Celebrates 15th Anniversary Of “American Hardcore” Film, Second Edition Of “American Hair Metal” Book, And Upcoming Trilogy Finale “When Rock Met Hip-Hop”

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Author/Filmmaker STEVEN BLUSH Celebrates 15th Anniversary Of "American Hardcore" Film, Second Edition Of "American Hair Metal" Book, And Upcoming Trilogy Finale "When Rock Met Hip-Hop"

Author/filmmaker, Steven Blush, is celebrating the 15th anniversary of the award-winning American Hardcore film, the second edition of the American Hair Metal book, and the upcoming trilogy finale, When Rock Met Hip-Hop. American Hardcore Film Screening Monday June 23, 7pm “Sonic Wave” Series Orpheum Theater 156 Main St., Saugerties, NY (845) 876-2515 Introduction and Q&A

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American Hardcore : Une histoire tribale
Steven Blush (Camion Blanc, 2010)
iBouquin:https://mega.nz/file/BdwhVCRR#V9rzGJJ0W85iDqt89bdFmh3fXdT2n2PflEGovYWvw4w
Si t'as les moyens:
http://www.camionblanc.com/detail-livre-american-hardcore-une-histoire-tribale-213.php

Présentation:
Avant cette histoire orale retranscrite par Steven Blush, la scÚne Hardcore n'avait jamais bénéficié d'une rétrospective digne de ce nom. DeuxiÚme génération du punk rock exclusivement américaine, son heure de gloire a duré de 1980 à 1986. La parole est ici donnée à ses personnages principaux, au profil varié, mais toujours provocateurs : banlieusards inadaptés, pacifistes Straight Edge végétariens et anti-drogue, ou amateurs de violence physique pure. Toutes les scÚnes majeures sont abordées, de la Californie du Sud à New York en passant par Washington D.C. et le Texas. Le texte est accompagné de nombreuses photographies - notamment d'Edward Colver et de Karen O'Sullivan - et complété par des flyers, des logos, et des couvertures de disques, ainsi que d'une importante discographie. Cette histoire tribale ne fait pas que dresser le portrait d'une scÚne influente. Ses instantanés sociaux provocateurs révÚlent le désespoir d'une période particuliÚre de l'histoire américaine.

[https://stevenblush.com]

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Préface:
Hardcore Über Alles

La scĂšne Hardcore amĂ©ricaine, comme beaucoup d’autres dans des styles musicaux diffĂ©rents, a quelque peu Ă©tĂ© oubliĂ©e au profit de ses rejetons. Pendant longtemps, certains groupes pourtant au cƓur de la scĂšne ont Ă©tĂ© catĂ©gorisĂ©s de façon distincte : les Dead Kennedys de Jello Biafra Ă©taient un groupe de « punk amĂ©ricain Â», ou Black Flag Ă©tait « le groupe d’Henry Rollins Â», comme si la personnalitĂ© des chanteurs respectifs prenait le pas sur le groupe en lui-mĂȘme ainsi que sur son environnement culturel et musical.
Car la scĂšne Hardcore va bien au-delĂ  de ça. Circonscrite par Steven Blush aux annĂ©es 1980 Ă  1986, le bouillonnement qui a agitĂ© cette sous-culture (devenue pour le coup une vĂ©ritable contre-culture) a marquĂ© d’une empreinte indĂ©lĂ©bile l’underground. Rarement un mouvement musical aura atteint une telle intensitĂ© au point de devenir un mouvement organisĂ© et codifiĂ© par ses propres membres
 Et ce malgrĂ© une diversitĂ© de points de vue bien souvent Ă©tonnante. FĂ©dĂ©rĂ© autour d’une musique ultra-rapide et vindicative portĂ©e par des paroles engagĂ©es, les extrĂȘmes s’y sont cĂŽtoyĂ©s. Notamment deux styles marquants, car les plus visibles : une mouvance skinhead, inspirĂ©e par le mouvement britannique de la fin des annĂ©es 60, mais n’ayant plus grand-chose Ă  voir avec cette premiĂšre incarnation. Les protagonistes n’en ayant gardĂ© que le crĂąne rasĂ©, les bottes de combat, la vindicte et un vague sentiment d’appartenance Ă  la working class. Plus grand-chose Ă  voir avec les amateurs de rocksteady, d’early reggae et de northern soul de la perfide Albion, mais lorgnant plutĂŽt vers la Oi ! de Sham 69 ou d’Angelic Upstart, combinĂ©e avec la dĂ©flagration du premier album des Ramones et de la premiĂšre vague stoogienne.

Puis, typiquement amĂ©ricaine, la mouvance Straight Edge a de quoi interpeller par ses caractĂ©ristiques inĂ©dites. Ou comment des gamins issus de cellules familiales en lambeaux, n’ayant donc pas Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  une autoritĂ© parentale, se sont créé des rĂšgles de vie drastiques. FondĂ© Ă  la base sur le jeune Ăąge des participants – Ă©tant donc dans l’impossibilitĂ© de consommer de l’alcool – le credo s’est transformĂ© en un style de vie revendiquĂ© sans drogue, sans alcool, sans sexe, et vĂ©gĂ©tarien pour certains (base du mouvement Vegan). Ce rĂ©gime n’excluant pas la violence, bien entendu. Cette derniĂšre Ă©tait mĂȘme l’une des composantes essentielles des concerts et de la vie Hardcore. Violence intĂ©rieure, lors des concerts, avec confrontation physique dans la fosse et sur scĂšne, plus ou moins assumĂ©e selon la personne interrogĂ©e, et violence extĂ©rieure, en opposition aux agressions du mainstream. La pĂ©riode n’étant pas vraiment Ă  la tolĂ©rance, le look agressif et revendicatif des gamins de la scĂšne avait tout pour dĂ©plaire aux membres des communautĂ©s Ă©tudiantes, sportifs (bien sous tout rapport ; en apparence, peut-ĂȘtre), ou aux rednecks de l’AmĂ©rique profonde.

Et entre ces extrĂȘmes Ă©voluaient aussi des amateurs de musique, dont l’auteur de ce livre, Steven Blush, activiste de la scĂšne de DC, non affiliĂ© aux catĂ©gories Ă©voquĂ©es ci-dessus. Entre anarchisme militant pour certains (l’anti-establishment des Dead Kennedys n’a de secrets pour personne – la carriĂšre ultĂ©rieure de Jello Biafra est lĂ  pour le prouver) et conservatisme plus que douteux pour d’autres, le spectre politique Ă©tait, lui aussi, particuliĂšrement Ă©tendu.
Six ans de frĂ©nĂ©sie et de combat, pour faire vivre un rĂ©seau totalement autonome, faire circuler disques et cassettes auto-produits, tenter de fĂ©dĂ©rer les scĂšnes des diffĂ©rents Ă©tats, et jouer partout oĂč il Ă©tait humainement possible. Il en reste comme tĂ©moignage des disques extraordinaires – d’autres un peu moins essentiels – les entretiens retranscrits dans ces pages, et des centaines de flyers et affiches hand made.*1

L’influence de la scĂšne Hardcore amĂ©ricaine sur les annĂ©es Ă  venir aura Ă©tĂ© dĂ©terminante. On assiste dans ce livre Ă  la fin du punk, Ă  la naissance du Hardcore, Ă  sa chute, puis au dĂ©veloppement d’autres styles : les dĂ©buts du death rock, du proto grunge et les balbutiements de l’alternatif. Il en reste aussi la construction d’un rĂ©seau underground qui, mĂȘme si sa pĂ©rennitĂ© peut ĂȘtre pĂ©rilleuse, n’a de cesse de dĂ©montrer que la volontĂ© d’une poignĂ©e de gamins a permis Ă  un courant musical et social de naĂźtre, de vivre et de mourir.
Dom Franceschi
[email protected]

[*1 Le lecteur pourra se reporter aux superbes ouvrages Fucked Up + Photocopied (Brian Ray Turcotte et Christopher T. Miller, Gingko Press/Kill Your Idols, 1999) et Punk Is Dead, Punk Is Everything (Brian Ray Turcotte, Gingko Press/Kill Your Idols, 2007), qui compilent flyers et affiches. (N.d.T)]

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