Je peux savoir de quel cessez-le-feu parle #Macron ?? Cest une blague ou le mec nous prend littéralement pour des "cons et des connes" ?
Cela risque de devenir une cible stratégique» : la ressource en #eau au cœur de la guerre au #Liban, à #Gaza et en #Iran.
Au Moyen-Orient, les puits, stations de pompage et canalisations sont la cible de bombardements massifs. Les populations civiles sont en première ligne de cette guerre de l’eau, intensifiée par le changement climatique.
Le Liban, souvent appelé le château d’eau du Moyen-Orient, compte plus d’une trentaine de rivières et trois fleuves principaux, dont le Litani, long de 170 kilomètres, qui traverse le sud du pays. «Le cours d’eau n’est pas partagé entre plusieurs pays, ce qui est rare. C’est pour cela qu’Israël a occupé le sud jusqu’au Litani par le passé et cherche de nouveau à le contrôler, en ordonnant son évacuation», explique Charlotte Touzot-Fadel, docteure en droit et membre de la Société française pour le droit de l’environnement.
Depuis près de 20 jours, le Liban subit une nouvelle escalade du conflit initié par Israël en 2023, après que le Hezbollah, parti chiite libanais doté d’une milice, a ouvert un front en soutien au Hamas. En représailles aux frappes américano-israéliennes en Iran, qui ont tué l’ayatollah Ali Khamenei le 2 mars, le Hezbollah a attaqué Israël. Selon le gouvernement libanais, ces violences ont fait plus de 1 000 mort·es, 2 000 blessé·es et un million de déplacé·es, tandis que la zone de déplacement forcé s’étend désormais jusqu’à la rivière Zahrani, au nord du Litani.
L’armée israélienne a aussi bombardé plusieurs ponts dans le sud du pays. Sur le terrain, Wassim Daher, directeur général de l’Établissement des eaux du Liban-Sud, confirme que «tout a été détruit : puits, stations de pompage, réservoirs et réseaux d’eau». Selon son organisme, toutes les infrastructures hydrauliques au sud du Litani ont été ciblées, même pendant le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024
Ce conflit impacte les ressources naturelles de tout le pays, mais s’inscrit dans un enjeu régional plus large. Au Moyen-Orient, des infrastructures hydriques sont ciblées ou contrôlées pour exercer une pression sur les populations et sur les adversaires.
Un rapport de 2025 d’Action contre la faim et d’Insecurity insight indique qu’au moins 150 000 personnes restent privées d’eau courante dans le sud du Liban. Les attaques ont provoqué des perturbations durables, une dépendance coûteuse à l’eau transportée par camion et des pertes estimées à plus de 171 millions de dollars (147 millions d’euros) pour l’eau, les eaux usées et l’irrigation.
Dans les gouvernorats méridionaux de Nabatieh et du Sud-Liban, plus de 50 réseaux de pompage et de canalisations ont été endommagés et, à Schmustar (dans la Bekaa, à l’est), un puits a été détruit et cinq autres partiellement, laissant des milliers de personnes dépendantes de réservoirs insuffisants. À Tyr, la principale ville du sud du Liban, une frappe le 18 novembre a privé 72 000 personnes d’eau, selon Human rights watch.
Pour Wassim Daher, ces attaques sont délibérées : «L’eau est la ressource la plus importante pour tous les êtres humains. Quand on cible l’eau, la vie sur place devient impossible, tout comme le retour des habitants.» Seize employé·es de l’Établissement des eaux ont été tué·es ces derniers mois et l’armée israélienne prélève également l’eau de la rivière Wazzani, dans le sud. «Au tout début de cette nouvelle escalade, [la station de pompage] a de nouveau été bombardée. Ils font comme à Gaza», lâche le directeur général.
Militarisation de l’eau
Cette stratégie ne se limite pas au Liban. À Gaza, selon les chiffres transmis à Vert par Oxfam, plus de 80% des infrastructures hydriques ont été détruites, la production est passée de 255 000 mètres cubes par jour à 21 200 m3/j, et les habitant·es disposent seulement de 3 litres par personne chaque jour au nord de la bande de Gaza – bien en deçà des 15 litres minimum recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Nos données et observations, ainsi que les évaluations techniques de nos partenaires, montrent clairement une combinaison de frappes directes contre les infrastructures hydriques et de restrictions systématiques nous empêchant de les réparer. C’est pour cette raison qu’Oxfam parle de militarisation de l’eau : la destruction délibérée ou l’entrave prolongée des systèmes hydriques produit des effets massifs sur la population civile et ne peut être considérée comme accidentelle, puisqu’elle se répète partout et depuis longtemps», décrypte Léa Pelletier-Marcotte, analyste politique chez Oxfam-Québec. La nappe phréatique, déjà impropre à la consommation à 97% avant le conflit, est d’autant plus polluée à la suite d’attaques contre les six usines de traitement des eaux usées.
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