Mini-chronique de feuilletage en librairie de Schmattès (Fringues, en yiddish), de Guillaume Erner, que je ne lirai pas. Une recension d'ouvrage de Jean-Michel Apeupré©️
(une interview de promo vous en apprendra plus que moi)
https://editions.flammarion.com/schmattes-fringues-en-yiddish/9782080148902
En 7 chapitres pour environ 280 pages, épilogue et remerciements compris, l'auteur raconte son expérience professionnelle dans le secteur du textile/de l'habillement. Des שמאטעס quoi.
A priori, ça se lit bien: style accessible, texte aéré, dialogues fréquents. Les mots étrangers (yiddish et anglais) sont expliqués d'après ce que j'ai vu, donc même si ça me semble s'adresser à qui s'intéresse à Erner même, au quartier parisien du Sentier, aux fringues ou à la liquidation judiciaire, on peut y aller sans rien connaître de tout ça.
Pour le contenu que j'ai parcouru, il s'agit vraiment d'une tranche de vie professionnelle avec l'expérience d'une faillite d'entreprise, donc l'élément yiddish/vie ashkénaze parisienne n'y est pas central, mais il en est fréquemment question. Sa description d'un intérieur familial m'a effectivement fait penser à ces foyers d'Ashkénazes qu'on m'ouvre pour mes entretiens.
Vu de loin, ça a l'air intéressant si on aime la mode/les mondes professionnels.
Côté langagier/yiddish, je retiens par exemple "l'Ashkénazie" comme espace culturel/ethnique (je n'ai pas repéré de mention de "Yiddishland") et que les commerçants/contacts/(grossistes?) en dehors de Paris perdaient leurs noms de famille et qu'on les appelait "Paul Nancy", "Samuel Meaux" dans le milieu (je reconstitue les noms de mémoire).
Comme beaucoup de personnes, il utilise la figure du dibbouk, mais plutôt pour parler d'objets, alors que dans ce que je lis/entend, il s'agit généralement plutôt véritablement d'un esprit qui s'empare de quelqu'un. Au hasard: on me dit que le yiddish est comme un dibbouk qui s'est emparé d'une personne et qu'elle l'apprend, écoute des chansons, devient un peu obsessionnelle si j'exagère un peu.
Si on lit ce Schmattès et qu'on aime faire dialoguer ses lectures, on peut lointainement y associer Mikado d'enfance, de Gilles Rozier (lointain).
#MastoLivre #Erner