Lors de son accession au pouvoir, Emmanuel Macron a plusieurs fois tissé la métaphore du maître des horloges, déclarant, « on va faire les choses dans l'ordre car j'entends bien être le maître des horloges. » Auto-intronisé président « jupitérien », dieu des dieux, il a un temps été écouté par les Parques. Puis vint le temps où la déesse Fortuna lui a imposé une pandémie. C’est dans les moments de grande tourmente, nous dit Machiavel que l’on voit si le Prince a cultivé, quand il en était temps, la virtù. Celle-ci consiste notamment à préparer la tempête pour ne pas être débordé quand [...]
Et si le #couvre-feu était une période propice à l’extinction des feux ? 💡
Vecteur de pollution lumineuse, il nuit aux insectes comme aux humains, qui souffrent, eux aussi, de la « disparition de la nuit ».
⏰ Article datant du 5 mai 2020 https://reporterre.net/Et-la-nuit-reapparut-ces-villes-qui-confinent-l-eclairage-public
Les déclarations de Gabriel Attal ce matin, à propos d'un éventuel rétablissement du couvre feu en région parisienne, démenties pour l'heure par le gouvernement, font néanmoins planer le doute sur un renforcement des mesures contraignantes qui visent avant tout les conditions de vie de la population et les petits commerces ouverts la nuit, sans s'attaquer au coeur du problème.
Selon Médiapart, la compagnie de police CSI 93 a été mobilisée dans le cadre du couvre-feu par le préfet Lallement. Le hic, c'est que ce dernier avait annoncé sa dissolution il y a trois mois, suite à plusieurs enquêtes judiciaires.
Alors que les hôpitaux manquent de lits et que les transports, les entreprises et les universités constituent les principaux clusters, le gouvernement opte pour une gestion policière de la crise et pointe du doigt la jeunesse, déjà touchée de plein fouet par la situation économique et sanitaire. Déjà fortement touchés par un début d'année universitaire chaotique, les étudiants doivent désormais faire face au couvre-feu. Des militants du Poing Levé Paris 8 sont allés interroger des étudiants sur leur ressenti.
Le gouvernement continue sa gestion policière de l'épidémie en délaissant l'hôpital et les revendications des soignants. Les clusters sont dans les entreprises mais le gouvernement continue le bricolage sanitaire pour limiter la casse avec comme ligne rouge de ne jamais faire payer le patronat. Pendant ce temps l'épidémie continue son envolée.