- https://france3-regions.franceinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/je-suis-deboussole-mes-enfants-ils-font-comment-la-galere-de-ces-gens-du-voyage-obliges-de-quitter-un-terrain-qui-leur-appartient-3338729.html

Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mkah5aobsk2v

Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

- N° 1 - Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
- N° 2 - Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
- N° 3 - Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
- N° 4 - Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
- N° 5 - Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
- N° 6 - Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
- N° 7 - Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
- N° 8 - Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
- N° 9 - Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
- N° 10 - Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

#antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

https://www.palim-psao.fr/2025/07/parution-d-un-nouvel-essai-de-roswitha-scholz-homo-sacer-et-les-tsiganes-l-antitsiganisme-reflexion-sur-une-variante-essentielle-et-donc-oubliee-du-racisme-moderne-editions-crise-critique.html (2025-07: essai de Roswitha Scholz : Homo sacer et les « Tsiganes » L’antitsiganisme – Réflexion sur une variante essentielle et donc oubliée du racisme moderne (Editions Crise & Critique) )

Autres liens sur l'antitsganisme sur le site palim-psao: https://www.palim-psao.fr/search/antitsiganisme/

# Livre: Roswitha Scholz – Homo sacer et les « Tsiganes »

L’antitsiganisme – Réflexion sur une variante essentielle et donc oubliée du racisme moderne

Malgré des siècles de présence, les Roms et les Sintés restent les cibles d’un racisme violent, systémique et largement invisibilisé : l’antitsiganisme.

Ce racisme « oublié » – encore trop peu discuté, y compris en France – est ici analysé par Roswitha Scholz, qui en expose la nature profonde : une forme spécifique, insidieusement enracinée, du racisme dans le capitalisme.

Le « Tsigane » y incarne ce que la société rejette : l’être inassimilable, hors de la société du travail.

L’exclusion comme l’idéalisation romantique ne sont que les deux faces d’une même médaille raciste.

« Le mépris du “Tsigane” témoigne notamment de la peur de la déchéance personnelle en tant qu’état d’esprit propre au capitalisme », écrit l’autrice.

Ce « racisme sans nom » fonctionne comme un avertissement : voici ce qui attend celles et ceux qui refusent de se plier à l’ordre établi.

Figure de l’Homo sacer par excellence, le « Tsigane » peut être exclu, effacé, éliminé ‒ sans honte.

Cette invisibilisation opère également sur le plan symbolique : le Porrajmos ‒ le génocide des Roms perpétré par les nazis ‒ n’a été reconnu et débattu qu’après des décennies de silence.

Après avoir retracé la dimension historique de l’antitsiganisme, Roswitha Scholz explore ses liens avec la socialisation moderne, en mobilisant les théories de Giorgio Agamben et de Robert Kurz.

# Autrice: Roswitha Scholz

Roswitha Scholz est l’une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation qui s’attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que ses métamorphoses.

Elle a fait paraître en français Le Sexe du capitalisme, Simone de Beauvoir aujourd’hui et Forme sociale et totalité concrète.

# Table des matières

Préface du collectif Aurore Négative – Pour une critique radicale de l’antitsiganisme

Introduction – L’antitsiganisme, le racisme «oublié »

Chapitre 1 – Modernité et antitsiganisme

Chapitre 2 – Antitsiganisme et genre

Chapitre 3 – L’histoire de l’antitsiganisme en Allemagne

Chapitre 4 – Antisémitisme et antitsiganisme

Chapitre 5 – Homo sacer et les «Tsiganes »

Chapitre 6 – La gauche romantique et les «Tsiganes »

Chapitre 7 – Les «Tsiganes » dans la postmodernité et le tabou de l’hybridité

Chapitre 8 – L’antitsiganisme structurel et la postmodernité en décomposition

Conclusion – La valeur-dissociation, la structure spécifique de l’antitsiganisme ainsi que d’autres racismes et la gauche critique du travail aujourd’hui

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Autres liens sur l'antitsganisme sur le site palim-psao: https://www.palim-psao.fr/search/antitsiganisme/

#antitsiganisme #anticapitalisme #RoswithaScholz #Porrajmos #Génocide #PalimPsao #racisme #tsiganes

Parution d'un nouvel essai de Roswitha Scholz : Homo sacer et les « Tsiganes » L’antitsiganisme – Réflexion...

Parution en juillet 2025 aux éditions Crise & Critique Roswitha Scholz – Homo sacer et les « Tsiganes » L’antitsiganisme – Réflexion sur une variante essentielle et donc oubliée du racisme moderne Traduit de l’allemand par Cécile Fasel et Benjamin...

Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme

- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.

Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».

Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.

On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.

Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.

Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.

Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).

La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.

Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».

C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.

Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.

La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.

Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.

Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.

C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».

Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.

Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».

C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.

Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.

Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».

La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.

Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».

C'est factuellement faux.

Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.

Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.

Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".

Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».

Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.

La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.

C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.

Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.

Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.

C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.

Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.

Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.

Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.

Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.

Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.

Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.

Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.

Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.

Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.

Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

"Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi.

À propos de la condamnation de Barbara Lefebvre pour injure publique à raison de l'origine, et de la ligne de défense qu'elle continue de tenir.

Mediapart

https://www.cncdh.fr/publications/evaluation-du-plan-de-lutte-contre-le-racisme-et-lantisemitisme-2023-2026-un-bilan

Lancé en janvier 2023 et bénéficiant d’un portage politique inédit, le Plan national 2023-2026 devait marquer un tournant dans la lutte contre les discriminations. Trois ans plus tard, la CNCDH exprime sa profonde déception : le bilan est marqué par une gouvernance défaillante qui se traduit par un très faible taux d’exécution concrète des mesures prévues.
Un décalage alarmant avec la réalité du terrain

Ce constat est d'autant plus inquiétant que les dernières années ont enregistré des niveaux records de violence. En 2023, à la suite des attaques du 7-Octobre perpétrées par le Hamas et de la riposte d’Israël à Gaza, les actes antisémites ont bondi de +284 % et les actes antimusulmans de +164 %. Le nombre des actes racistes et antisémites est resté très élevé au cours des années 2024 et 2025. La CNCDH considère que ce contexte aurait dû commander aux pouvoirs publics d’élever la lutte contre toutes les formes de racisme en priorité absolue.
Des renoncements inacceptables

L'évaluation révèle que plusieurs ministères ont tout bonnement abandonné des pans entiers du Plan, sans explication ni consultation du comité de suivi.

La CNCDH estime que ces renoncements soulèvent un enjeu démocratique majeur.

L’évaluation publiée par la CNCDH se concentre sur trois ministères-clés dans la mise en œuvre du Plan :

- Éducation nationale : la Commission déplore l'inexécution de certaines mesures, telles l'engagement des médias autour de la journée internationale du 21 mars.

- Intérieur : la CNCDH regrette qu’aucune des mesures n’ait été pleinement exécutées, la moitié ayant été abandonnée.

- Justice : si la mise en place de magistrats référents est une avancée, leur manque de visibilité et de moyens limite l’efficacité du dispositif.

#GensDuVoyage #Discriminations #Antitsiganisme #France #Defaillance #Démocratie #CNCDH

- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mk5osutikc2b

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👋 liberation, merci pour cet article: https://www.liberation.fr/economie/medias/la-chroniqueuse-barbara-lefebvre-reintegree-dans-les-grandes-gueules-malgre-sa-condamnation-pour-injure-publique-raciste-20260422_LCYYSOC34JH4HO6ZZ74UCKMVE4/

Il serait peut-être intéressant de recueillir l'avis des "gens du voyage" eux-mêmes sur cette minimisation du racisme antitsigane ?

Par exemple au hasard, l'association qui est à l'origine de la plainte contre Mme Lefebvre...
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#antitsiganisme #racisme #ANGVC #WilliamAcker #GensDuVoyage #BarbaraLefèbvre #Media

- https://www.cncdh.fr/publications/evaluation-du-plan-de-lutte-contre-le-racisme-et-lantisemitisme-2023-2026-un-bilan (Evaluation du Plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2023-2026 : un bilan très décevant )

- PDF: https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-03/Prado%20VF.pdf

Dans une évaluation publiée le 26 mars 2026, la CNCDH dresse un bilan sévère de la mise en œuvre du « Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine » (PRADO).

Malgré une ambition initiale forte, l'exécution des mesures par les ministères est jugée largement insuffisante face à l'explosion des actes racistes et antisémites.

Lancé en janvier 2023 et bénéficiant d’un portage politique inédit, le Plan national 2023-2026 devait marquer un tournant dans la lutte contre les discriminations. Trois ans plus tard, la CNCDH exprime sa profonde déception : le bilan est marqué par une gouvernance défaillante qui se traduit par un très faible taux d’exécution concrète des mesures prévues.

Lancé en janvier 2023 et bénéficiant d’un portage politique inédit, le Plan national 2023-2026 devait marquer un tournant dans la lutte contre les discriminations. Trois ans plus tard, la CNCDH exprime sa profonde déception : le bilan est marqué par une gouvernance défaillante qui se traduit par un très faible taux d’exécution concrète des mesures prévues.

Un décalage alarmant avec la réalité du terrain

Ce constat est d'autant plus inquiétant que les dernières années ont enregistré des niveaux records de violence. En 2023, à la suite des attaques du 7-Octobre perpétrées par le Hamas et de la riposte d’Israël à Gaza, les actes antisémites ont bondi de +284 % et les actes antimusulmans de +164 %. Le nombre des actes racistes et antisémites est resté très élevé au cours des années 2024 et 2025. La CNCDH considère que ce contexte aurait dû commander aux pouvoirs publics d’élever la lutte contre toutes les formes de racisme en priorité absolue.

Des renoncements inacceptables

L'évaluation révèle que plusieurs ministères ont tout bonnement abandonné des pans entiers du Plan, sans explication ni consultation du comité de suivi. La CNCDH estime que ces renoncements soulèvent un enjeu démocratique majeur.

L’évaluation publiée par la CNCDH se concentre sur trois ministères-clés dans la mise en œuvre du Plan :

- Éducation nationale : la Commission déplore l'inexécution de certaines mesures, telles l'engagement des médias autour de la journée internationale du 21 mars.
- Intérieur : la CNCDH regrette qu’aucune des mesures n’ait été pleinement exécutées, la moitié ayant été abandonnée.
- Justice : si la mise en place de magistrats référents est une avancée, leur manque de visibilité et de moyens limite l’efficacité du dispositif.

#CNCDH #Racisme #antitsiganisme #antisemitisme #islamophobie #inaction #France

https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire/chalon-sur-saone/des-croix-gammees-taguees-sur-un-portail-tout-un-quartier-sous-le-choc-en-saone-et-loire-ca-nous-desole-3338381.html (Issus de la communauté des gens du voyage, ils retrouvent des croix gammées sur leur portail : "C'est vraiment raciste, ça fait peur")

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Une maison a été taguée avec un message haineux et des croix gammées, au cours du week-end dernier à Gergy, près de Chalon-sur-Saône. Sur place, c'est la consternation.

L'information a été révélée par le Journal de Saône-et-Loire ce mardi 21 avril 2026.

Il y a quelques jours, en rentrant de week-end, une famille de Gergy a découvert le portail de sa maison tagué : "On ne veux pas de vous ici" (sic) assorti de croix gammées, symboles de l'Allemagne nazie.

"Du racisme parce qu'on fait partie de la communauté des gens du voyage"

Le père de famille, Ruben B., a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Verdun-sur-le-Doubs lundi après-midi. Notre équipe a pu échanger ce mardi avec le couple, parent de trois enfants.

"Franchement, j'ai pas les mots. C'est très compliqué. Encore maintenant, on est choqués", se désole Ruben B., 32 ans.

Selon lui, pas de doute : ce message vise leur communauté. "C'est de la méchanceté gratuite, du racisme parce qu'on fait partie des gens du voyage."

"C'est vraiment raciste, ça fait peur et ça nous met en colère", s'insurge sa compagne.

"Pourtant on est là depuis 2021, on est sédentarisés, on s'entend bien avec tous les voisins, c'est tranquille ici."

Le couple a dû faire face aux questions de ses enfants. "Mon fils demandait ce que c'était, les symboles de croix gammées", explique Ruben B.

Ma fille de 10 ans, qui sait lire, nous a dit : "Mais pourquoi on ne veut pas de nous ici ?

Ce mardi matin (21 avril 2026) , Ruben B. avait effacé une partie des tags - les croix gammées en priorité - mais une grande partie du quartier a eu le temps de les apercevoir.

"C'est la première fois qu'on voit une chose pareille dans le village"

"Je n'arrive pas à comprendre le geste et je ne me l'explique pas. Pas ici à Gergy", se désole Gilles, un voisin qui confie son "mépris pour les gens qui ont fait ça".

Ça me touche surtout sur la généralité du monde actuel. Ça reflète bien ce qu'on voit et ce qu'on entend. Ce qui me choque le plus, c'est qu'aujourd'hui la démocratie fout le camp.

Une minorité s'impose, il n'y a pas de tolérance.

Odile, une riveraine, a vu les tags dimanche en allant se promener.

"Franchement, ça m'a fait peur. C'est la première fois qu'on voit une chose pareille dans le village. Ça nous désole, ils sont gentils ces petits jeunes !" s'attriste-t-elle, en parlant des voisins victimes de ce geste. "On n'a jamais eu de problème avec eux, on se fait un petit coucou de temps en temps."

"Ces actes survenus sur notre commune ont surpris tout le monde", confirme le maire de Gergy, Philippe Fournier. "Je ne comprends pas comment de tels agissements peuvent survenir aujourd'hui. Je les juge proprement scandaleux et les condamne fermement."

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#GensDuVoyage #antitsiganisme #Solidarité #Ruben #antifa #nazis #SaoneEtLoire #71

Des croix gammées taguées sur un portail, tout un quartier sous le choc en Saône-et-Loire : "ça nous désole"

Une maison a été taguée avec un message haineux et des croix gammées, au cours du week-end dernier à Gergy, près de Chalon-sur-Saône. Sur place, c'est la consternation.

France 3 Bourgogne-Franche-Comté

En Saône-et-Loire, une famille de Voyageurs·ses a été victime de tags racistes avec des croix gammées nazies et un message haineux.

Soutien à cette famille.

L'antitsiganisme est un racisme, qui a conduit au génocide des Roms et des Voyageurs par les nazis, et doit être combattu inlassablement.

#antitsiganisme #racisme #Nazisme #tags

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/pourquoi-avons-nous-oublie-que-les-rroms-etaient-les-derniers-esclaves-d-europe-6189492

L'année 2026 commémore le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage des Rroms en Moldavie et Valachie (deux principautés de la Roumanie actuelle).

Une histoire trop oubliée d’un esclavagisme qui a duré cinq siècles.

Europe même, et cela était connu.

Alors que la France débattait encore de l’abolition de l’esclavage colonial, le militant anti-esclavagiste Victor Schoelcher découvrait cette réalité et dénonçait la présence de cette servitude au cœur de l’Europe : « Il y a encore des esclaves en Europe.

En Valachie et en Moldavie, les Tsiganes sont esclaves, vendus, échangés, légués comme du bétail. ».

170 ans après, pourquoi a-t-on oublié cet esclavagisme ?

Découvrir ou redécouvrir son histoire, c’est aussi s’intéresser aux racines d’un racisme persistant contre une communauté Rroms, qui partout en Europe, reste discriminée.

#antitsiganisme #esclavage #europe #moldavie #valachie

Pourquoi avons-nous oublié que les Rroms étaient les derniers esclaves d'Europe ?

L'année 2026 commémore le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage des Rroms en Moldavie et Valachie (deux principautés de la Roumanie actuelle). Une histoire trop oubliée d’un esclavagisme qui a duré cinq siècles.

France Culture

https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mjjveykrlc2o

Barbara Lefebvre vient d’être officiellement condamnée pour injure raciale par les juges de la 17e

- https://blogs.mediapart.fr/henri-braun-avocat/blog/150426/barbara-lefebvre-condamnee-pour-injure-publique-envers-les-gens-du-voyage

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Chaque année, la CNCDH indique dans son rapport annuel qu’ils sont les première victimes du racisme en France.

Pour l’instant, l’ensemble des médias se sont montrés d’une discrétion exemplaire au sujet des poursuites intentées par le parquet de Paris contre Barbara Lefebvre.

Sa condamnation sera-t-elle également passée sous silence ou est-on en droit d’espérer un sursaut informationnel même si l’empire Bolloré est directement concerné ?

Combien de temps tolérerons nous cette situation alors même que la France n’a pas encore reconnu officiellement le génocide perpétré à leur encontre pendant la deuxième guerre mondiale ?
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#antitsiganisme #GensDuVoyage #BarbaraLefebvre #Condamnations #CNCDH #MediaFascistes #Bolloré

William Acker (@rafumab.bsky.social)

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