William Acker (@rafumab.bsky.social)

Que d’émotion... Cette mobilisation aura indéniablement (et durablement j’espere) marqué le mouvement social pour la justice environnemental en France [contains quote post or other embedded content]

Bluesky Social

https://revue.alarmer.org/antitsiganisme-mosaique-de-peuples-mosaique-dhostilites-entretien-avec-michael-stewart/

Roms, Tsiganes, Sinti, Manouches… Autant de termes courants, rarement définis, et qui semblent se confondre.

Au fond, parle-t-on d’une population, ou de plusieurs ?

Comment les nommer ?

La question se pose bel et bien, au vu de la particularité de l’histoire des peuples tsiganes.

#roms #antitsiganisme

RE: https://piaille.fr/@LDH_Fr/116732775716334534

- https://www.streetpress.com/1781167938-ex-elu-front-rassemblement-national-condamne-depose-os-de-porc-salle-priere-musulmane-haine-violence-religion-proces-franck-sinisi/#:~:text=pour%20recuperer%20leurs%20dents%20en%20or%20

Franck Sinisi a été élu à Fontaine en 2014 sur une liste « Bleu marine » et a été exclu du FN en 2017 pour des faits similaires de « haine raciale », ce qui lui a valu une première condamnation. Lors d’un conseil municipal, il avait suggéré de payer le dentiste aux Roms pour récupérer leurs dents en or pour un « auto-financement » de leur logement.

#antitsiganisme #racisme #antifascisme

Club de Mediapart/ William Acker Délégué général - Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens
« Gens du voyage » n’est pas une race. Anatomie d’un alibi
https://mcinformactions.net/gens-du-voyage-n-est-pas-une-race-anatomie-d-un-alibi.html
#racisme #antitsiganisme #gensduVoyage
« Gens du voyage » n'est pas une race. Anatomie d'un alibi - [McInformactions.net]

À propos de la condamnation de Barbara Lefebvre pour injure publique à raison de l’origine, et de la ligne de défense qu’elle continue de...

- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mnke27pbf22x

- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/050626/projet-de-loi-ripost-les-gens-du-voyage-encore-pris-pour-cible

Le projet Ripost marque le retour, par la grande porte, des mesures répressives contre les « gens du voyage ».

Sous couvert de sécurité du quotidien, le texte durcit encore l’évacuation administrative, criminalise les conséquences du défaut d’accueil et organise une nouvelle étape dans le harcèlement institutionnel des Voyageurs

Un durcissement du cadre administratif

Le projet prévoit notamment que les branchements individuels ou collectifs non autorisés à l’eau ou à l’électricité, ainsi que l’occupation en réunion sans titre d’un terrain dépourvu de système de collecte des déchets, « en vue d’y établir une habitation », seront réputés constituer des atteintes à la sécurité ou à la salubrité publiques.

Autrement dit, le texte transforme des situations de survie en présomptions légales de trouble à l’ordre public. Se raccorder à l’eau, accéder à l’électricité, stationner là où aucun équipement n’est prévu, tout cela devient le signe d’un danger public, alors qu’il s’agit d’abord des conséquences directes de l’absence de lieux adaptés. On le sait depuis plusieurs décennies : non seulement ces mesures portent atteinte à la dignité des personnes, mais elles restent strictement inefficaces en l’absence de solution proposée. Ce n’est qu’un moyen supplémentaire offert aux collectivités publiques pour organiser le harcèlement permanent des Voyageurs en situation d’errance contrainte. Ces dispositions ne font que renforcer ces phénomènes.

Par ailleurs, le texte prévoit de resserrer encore les délais de la procédure administrative d’évacuation forcée. Il remplace une logique de délai minimal par un délai fixe, et réduit de quarante-huit à vingt-quatre heures un délai prévu par le II bis de l’article 9 de la loi Besson. Là encore, le texte va à rebours de l’intérêt des Voyageurs, des collectivités territoriales et même des préfets chargés de l’appliquer. Il réduit le temps disponible pour contester, empêche la recherche de solutions concrètes et diminue encore la part d’appréciation humaine dans des situations pourtant toujours complexes.

Enfin, le texte élargit la portée de la mise en demeure préfectorale. Celle-ci resterait applicable si la résidence mobile se trouve à nouveau, dans un délai de quatorze jours, en situation de stationnement illicite, non seulement sur la commune ou l’EPCI concerné, mais aussi sur l’ensemble du département, lorsque le stationnement porterait la même atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques. En pratique, cela revient à instaurer une forme d’interdiction territoriale administrative, sans nouvelle décision individualisée, sans passage préalable devant le juge judiciaire, et sur un périmètre potentiellement très large.

# La chasse aux Tsiganes est ouverte !
Punir l’absence d’accueil

Ce texte repose sur une fiction que les personnalités politiques de droite aiment à servir à leurs électeurs biberonnés aux histoires sur les méchants « gens du voyage ».

Cette fiction voudrait que nous ayons partout la possibilité de stationner légalement et que nous choisirions délibérément l’illégalité.

Disons-le une énième fois : c’est faux.

Depuis vingt-cinq ans, la loi Besson organise l’accueil et l’habitat des « gens du voyage ».

Depuis vingt-cinq ans, les obligations des collectivités ne sont que partiellement respectées.

Les aires manquent, beaucoup sont saturées, certaines sont indignes, et nombre d’entre elles restent éloignées des centres de vie.

Elles ne répondent pas davantage à la diversité des besoins, qu’il s’agisse de l’itinérance, des grands passages, de l’ancrage territorial, des terrains familiaux ou de l’habitat permanent en résidence mobile.

La Commission nationale consultative des gens du voyage (CNCGDV) l’avait rappelé dans son avis sur la proposition de loi Albertini.

Réduire la réforme de l’accueil au seul renforcement répressif, alors même que l’accueil est insuffisant quantitativement et qualitativement, revient à affirmer que l’on ne veut pas accueillir les "gens du voyage", plutôt qu’à chercher les moyens d’une politique d’habitat digne.

Pourtant c'est exactement ce que fait RIPOST.

Le texte ne crée aucune obligation effective nouvelle en matière d’accueil.

Il ne garantit ni l’accès à l’eau, ni l’accès à l’électricité.

Il ne développe pas les terrains familiaux et ne répond pas aux besoins d’ancrage.

Il ne résout rien.

Il sanctionne les conséquences de l’inaction publique.

On ne peut pas refuser aux familles des lieux où vivre, stationner, scolariser leurs enfants, accéder aux soins, à l’eau et à l’électricité, puis ériger leur présence en menace pour la sécurité ou la salubrité publiques.

La République ne peut pas être seulement une force d’expulsion

La procédure administrative d’évacuation forcée est déjà une procédure profondément dérogatoire.

Une expulsion ou une évacuation devrait, en principe, relever du juge civil, garant des libertés individuelles.

Faire de la mise en demeure préfectorale une compétence liée retirerait aussi aux préfets un levier indispensable pour rechercher un équilibre entre les besoins et droits des « gens du voyage », le respect de la propriété d’autrui et la tranquillité publique.

RIPOST poursuit cette dépossession du juge et de l’appréciation humaine.

Pourtant, une réforme sérieuse de « l’accueil et de l’habitat des gens du voyage » devrait partir d’un principe simple.

On ne peut pas pénaliser un mode de vie sans garantir les conditions matérielles et juridiques de son exercice.

Il faudrait d’abord appliquer pleinement la loi Besson et contraindre réellement les collectivités défaillantes.

Il faudrait développer les terrains familiaux locatifs, donner un statut à la résidence mobile, l’inclure dans les documents d’urbanisme, garantir l’accès à l’eau et à l’électricité, prévoir des solutions de stationnement temporaire, réellement associer les premiers concernés aux schémas départementaux et renforcer la médiation plutôt que l’évacuation.

Ces solutions sont connues, techniquement faisables, peu coûteuses et déjà chiffrées pour partie d’entre elles.

Reste à trouver le courage politique de les porter.

#antitsiganisme #LoiRiposte #antifa #WilliamAcker #injustice #repression #ANGVC

William Acker (@rafumab.bsky.social)

Projet de loi RIPOST : les "gens du voyage" encore pris pour cible. @mediapartblogs.bsky.social https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/050626/projet-de-loi-ripost-les-gens-du-voyage-encore-pris-pour-cible

Bluesky Social

- https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791097873134-racisme-environnemental-penser-la-convergence-depuis-la-lutte-contre-l-antitsiganisme-william-acker/ (Racisme environnemental : Penser la convergence depuis la lutte contre l'antitsiganisme )

Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mnhok3wxq22g

Racisme environnemental: Penser la convergence depuis la lutte contre l'antitsiganisme

Analyse inédite en France sur la notion de «racisme environnemental».

A partir d'un récit incarné il montre comment les conditions de vie et de reconnaissance des « gens du voyage » recouvrent les enjeux de nombreuses luttes environnementales et antiracistes actuelles.

L'auteur met en lumière la dimension spatiale de ce racisme environnemental : relégation dans des espaces pollués, inégalités d'accès à des territoires, etc.

Il formule des propositions concrètes et des perspectives pour penser ensemble justice sociale, droit et écologie, et construire des convergences entre toutes ces luttes.

À paraître en septembre 2026

#racisme #ecologie #justiceSociale #Droit #Ecologie #antitsiganisme #RacismeEnvironnementale #WilliamAcker

https://revue.alarmer.org/antitsiganisme-mosaique-de-peuples-mosaique-dhostilites-entretien-avec-michael-stewart/ (Antitsiganisme : mosaïque de peuples, mosaïque d’hostilités. Entretien avec Michael Stewart )

--<--
Tout cela est révélateur d’un fait qui relève de l’évidence : ce n’est pas la présence des Roms en elle-même qui a engendré l’antitsiganisme sous ses différentes formes au cours des cinq derniers siècles.

Celui-ci résulte avant tout des politiques de représentation culturelle qui façonnent les discours entourant cette présence.

Or, comme toute politique, ces représentations impliquent des choix.

-->--
#antitsiganisme #europe

Source: ROMEurope: https://www.romeurope.org/

Le 16 mai marque la Journée de la résistance rromani. Cette journée commémore le soulèvement des Roms détenu·es dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, le 16 mai 1944.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Roms de toute l'Europe sont victimes d'un génocide organisé par le régime nazi, avec la complicité de ses alliés et territoires occupés.

Beaucoup d'entre elles et eux sont alors détenu·es dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, dans une section spéciale pour les "familles Tsiganes", le Zigeunerlager. Certain·es d'entre elles et eux, dont de nombreux enfants, sont utilisé·es dans des expériences médicales inhumaines.

En mai 1944, les détenu·es de cette section apprennent que les SS planifient leur assassinat collectif. Le 16 mai 1944, après avoir subtilisé des pelles, des tuyaux de fer ou encore des pierres, les détenu·es se barricadent dans leurs dortoirs, et se révoltent contre les soldats nazis. Si cette révolte sera finalement réprimée, elle permet aux détenu·es d'éviter la mort ce jour-là. 

Commémorer cet acte de résistance chaque année est crucial, afin de ne pas oublier le courage de ces détenu·es, de faire vivre cette mémoire trop méconnue et de lutter contre un antitsiganisme qui sévit toujours aujourd'hui, comme nous le rappelle le meurtre d'Angela Rostas il y a plus de 2 ans.

Tou·tes les détenu·es finiront malheureusement par être assassiné·es la nuit du 2 au 3 août 1944, journée également importante pour la mémoire de ce génocide, qui fera au total entre 200 000 et 500 000 morts parmi les Roms de toute l'Europe.

Nous continuons de lutter contre l'antitsiganisme aujourd'hui, et cela passe notamment par l'information et la sensibilisation !

Nous vous invitons ainsi à consulter, utiliser et diffuser largement le livret de lutte contre l'antitsiganisme que nous avons publié en 2025: https://www.romeurope.org/wp-content/uploads/2025/05/Livret_Antitsiganisme-et-discrimination-en-bidonville_version-web_-2025.pdf

Bonne journée à toutes et tous,

#antitsiganisme #Europe

Collectif National Droits de l'Homme Romeurope (CNDH Romeurope)

Romeurope réunit 48 assos et collectifs qui défendent les droits des personnes vivant en squat, bidonville ou à la rue, Roms ou désignées comme telles

CNDH ROMEUROPE

https://www.viella.it/libro/9791254694077

Source: https://6q0l1.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/sh/1t6AVsd2XFnIGFBVepSUzty3RZqpQh/fRhP8iJoQzHT

La persecuzione dei rom e dei sinti nell’Italia fascista

La persécution des Roms et des Sintis dans l'Italie fasciste

#antitsiganisme #antifascisme #Italie

Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3ml3qatv2ys2q

- https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/01/internement-et-deportation-des-tziganes-les-visages-des-descendants-de-nomades-qui-se-battent-pour-faire-vivre-la-memoire-de-ce-genocide_6684682_3210.html (Internement et déportation des Tziganes : les visages des descendants de « nomades » qui se battent pour faire vivre la mémoire de ce génocide)

Le génocide des Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs a fait entre 300 000 et 500 000 morts au cours de la Seconde guerre mondiale.

En France, cette histoire peine encore à être mise au jour et les victimes à être comptabilisées.

Entre 300 000 et 500 000 Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs ont été assassinés en Europe par l’Allemagne nazie et ses alliés lors de la seconde guerre mondiale.

Longtemps ignoré, ce génocide reste encore largement absent de la mémoire collective.

Aujourd’hui, le collectif Zor, créé en 2024 par des descendants de « nomades » internés en France pendant l’Occupation, se mobilise pour faire reconnaître ce pan de l’histoire et demande que le 2 août devienne une journée nationale de mémoire.

La proposition de résolution, discutée en commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale le 8 avril, a invité le gouvernement à « reconnaître solennellement le génocide des Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs [ce terme a remplacé “Gens du voyage”] et les persécutions subies en France entre 1940 et 1946 », et à instaurer la date du 2 août comme journée de commémoration.

Le texte a été adopté.

La nuit du 2 au 3 août 1944 correspond au plus important massacre constitutif du génocide des Tziganes, au cours de laquelle 4 300 Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs, internés dans le Zigeunerlager [« le camp des Tziganes »] d’Auschwitz-Birkenau, furent exterminés.

L’Allemagne nazie partage les responsabilités de ce génocide avec d’autres pays européens, dont la France qui, entre 1939 et 1946, sous le régime de Vichy, a mis en place une politique d’assignation à résidence et d’internement des Tziganes et accéléré le processus génocidaire avant la Libération.

-->--

#antitsiganisme #zor #génocide #France #Mémoire #Commémoration #2aout

William Acker (@rafumab.bsky.social)

Superbe article https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/01/internement-et-deportation-des-tziganes-les-visages-des-descendants-de-nomades-qui-se-battent-pour-faire-vivre-la-memoire-de-ce-genocide_6684682_3210.html?fbclid=IwY2xjawRmhEpleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeLx5O0bd5pEzTlBWjZc3320cqVybJCcteypE0_rrMiVIoXOHACZmyuqiLQKc_aem_FmYbLIStSdJ-tXbUA_3v_g

Bluesky Social