
Chanter en chœur: un miroir de la société | RTS
Quand on chante en chœur, les souffles sʹalignent, les voix se cherchent, se rejoignent. Peu à peu, chacun ajuste son timbre, son rythme, son intensité à celles et ceux qui lʹentourent. Lʹindividu devient partie dʹun tout. Les neurosciences le confirment: chanter ensemble stimule la libération dʹocytocine, lʹhormone de lʹattachement. Les respirations se synchronisent, les activités cérébrales aussi. Littéralement, nous nous accordons sur la même longueur dʹonde. Bien avant que la science ne le démontre, les sociétés lʹavaient pressenti: chanter ensemble crée du lien, soude les communautés, forge un sentiment dʹappartenance. En Suisse, cette pratique occupe une place singulière. Dès le XIXe siècle, les chorales laïques se développent, on y chante pour se rassembler, tisser des liens... et parfois affirmer des idées, des valeurs, voire une identité collective. Depuis lors, des générations de chanteuses et de chanteurs perpétuent cette tradition vivante. Mais, au fond, que révèle le chant choral de notre société? "Lʹécho des pavanes" explore cette question en compagnie de Dominique Tille, chef de chœur, Caiti Hauck, musicologue, spécialiste de la vie chorale à Berne et à Fribourg au XIXe siècle, et Sylvie Chokron, neuropsychologue et directrice de recherche au CNRS. Une proposition dʹAnya Leveillé dans une réalisation de Sofia Muller. http://www.clefni.unibe.ch https://chaussette.company.site/ https://www.dominiquetille.com/