L’homme grandit à mesure qu’il efface,
Jusqu’à se heurter au verre du réel,
Où soudain il apparaît, simple, vivant.
Jusqu’à se heurter au verre du réel,
Où soudain il apparaît, simple, vivant.
Sous les draps, un chat noir guette,
Prunelles d’ambre fracturé,
Cousin des rêves qui s’effilochent.
Il veille, queue en point d’interrogation.
Je dors, enrubannée de couleurs brisées
Le corps alangui de feu et d’ombre
Comme si la nuit cousait sur mes épaules
Le lent radeau des heures mauves
Dans cette chute immobile
Quelque chose veille encore :
Un souffle minuscule qui écoute
Si le vide a un cœur.