Mots en fleur printanière,
Vers courts saisissent l’instant,
Un rayon s’égare.
RE: https://piaille.fr/@MonOeil/116240203064351224
la mer, peut-être, lâchera le ciel un instant, et reviendra, apaisée, bercer nos silences retrouvés.
Sous les draps, un chat noir guette,
Prunelles d’ambre fracturé,
Cousin des rêves qui s’effilochent.
Il veille, queue en point d’interrogation.
Je dors, enrubannée de couleurs brisées
Le corps alangui de feu et d’ombre
Comme si la nuit cousait sur mes épaules
Le lent radeau des heures mauves
Dans cette chute immobile
Quelque chose veille encore :
Un souffle minuscule qui écoute
Si le vide a un cœur.
Sous la pluie nouvelle,
l’hiver s’efface en silence
souffle des pétales