Je dors, enrubannée de couleurs brisées
Le corps alangui de feu et d’ombre
Comme si la nuit cousait sur mes épaules
Le lent radeau des heures mauves
Je dors, enrubannée de couleurs brisées
Le corps alangui de feu et d’ombre
Comme si la nuit cousait sur mes épaules
Le lent radeau des heures mauves