@Volu Moi j'envisage toujours les choses comme un arc pour résoudre les paradoxes, et vite fait ça donne qu'on n'a pas besoin de choisir entre les angles: il faut la représentation c'est crucial, et il faut une représentation positive au moins de temps en temps pour les concerné⋅e⋅s parce que la réalité est pas assez encourageante sinon, il faut un équilibre entre la représentation des défaites et celle des victoires. Et parallèlement il faut l'analyse minutieuse, qui doit nourrir un peu tout, et qui constitue une autre étape. Et l'écueil et la ligne à pas franchir c'est produire de la fiction ou du matériel qui donne bonne conscience aux non concerné⋅e⋅s et aux responsables. Et autour y a la critique, il me semble que Tyler Perry avait allumé Spike Lee sur le film, et c'est la critique et le discours autour qui corrige les dépassements éventuels d'un côté de l'arc ou de l'autre.
(Et de toute façon quoi qu'on fasse c'est ruiné et tordu par le racisme ou la discrimination donc autant faire des choix y a pas une seule bonne manière. Y a toujours le soupçon que les choses ont été diluées et adaptées au public dominant, et en même temps y a l'accès concret à un certain pouvoir et à la parole publique quand une production devient mainstream.)
(C'est comme pour le black history month, c'est à la fois trop court et trop restrictif, et essentiel car c'est une étape pour le faire toute l'année, et toutes les critiques sont là pour bien ancrer que c'est trop court. Et la charge trumpiste contre les politiques de diversité prouvent bien que même ça c'est jamais acquis donc c'était important.)