Guerre d'Algérie
📘 « Une tragĂ©die occultĂ©e de la guerre d’AlgĂ©rie. Les camps de regroupement », par Lorraine Rossignol (Actes Sud)
🔮 Plus de 2 000 000 de personnes dĂ©placĂ©es (sur 8, 5 millions), dont 200 000 personnes, en majoritĂ© des enfants, y trouvĂšrent la mort
https://histoirecoloniale.net/une-tragedie-occultee-de-la-guerre-dalgerie-les-camps-de-regroupement-par-lorraine-rossignol/
#AlgĂ©rie #France #guerre #colonisation #regroupements #racisme #dĂ©possession #militaire #politique #histoire #colonisation #paysans #ActesSud #livre #Ă©dition #enquĂȘte #archives #documentation #gĂ©nocide
« Une tragĂ©die occultĂ©e de la guerre d’AlgĂ©rie. Les camps de regroupement Â», par Lorraine Rossignol

« Une tragĂ©die occultĂ©e de la guerre d’AlgĂ©rie. Les camps de regroupement Â», par Lorraine Rossignol

Avec les centaines de milliers d'euros de sub que touchent individuellement certains #paysans , on pourrait payer un p'tit paquet de fermes avec des fermiers fonctionnaires, qui auraient droit aux vacances, aux arrĂȘts de travail, etc., et en plus, n'auraient plus aucun prĂ©texte pour nous empoisonner Ă  coup de cadmium ou autre cochonnerie des #empoisonneurs .
đŸŒ»

Le poste à GalÚne de Pépé

J’ai um ami·e qui parlait avec feu, avec cette intensitĂ© presque douloureuse de ceux qui ont traversĂ© une lutte et savent qu’ils ne veulent plus jamais y retomber.

Iel racontait comment, autrefois, iel portait sur soi de petits objets, des boĂźtiers, disait‑iel, censĂ©s augmenter une Ă©nergie invisible, soutenir la vie, renforcer la foi. Et peu Ă  peu, iel avait senti que quelque chose dĂ©rapait. Une force trop dense, trop insistante, qui troublait plus qu’elle ne portait.
Alors iel a jeté.

Mais ce geste n’a pas Ă©tĂ© simple. Ni paisible. Il a Ă©tĂ© agitĂ©, rĂ©pĂ©tĂ©, presque compulsif. Revenir vers la poubelle, vĂ©rifier, hĂ©siter, imaginer reprendre, donner, sauver ce qui pourtant devait disparaĂźtre. Comme si quelque chose en soi refusait de lĂącher. Et puis, un matin, le monde a fait son Ɠuvre : les Ă©boueurs sont passĂ©s, la poubelle Ă©tait vide. Et avec elle, quelque chose s’est dĂ©fait.

Alors est venu le soulagement.

Et avec lui, une relation plus nue, plus calme, plus profonde à Jésus.

De cette expĂ©rience, mon ami tirait une certitude : tout ce qui relĂšve de l’occulte relĂšve du contrĂŽle. ContrĂŽle de soi, des forces, des autres. Or cette logique n’est pas celle de la foi. La foi ne commande pas. Elle ne manipule pas. Elle ne nĂ©gocie pas. Elle consent. Elle s’abandonne. Elle dit simplement : que Ta volontĂ© soit faite.

JĂ©sus n’est pas un outil.
Ni une réponse automatique.
Jésus est présence.

Et vouloir maĂźtriser cette prĂ©sence, c’est dĂ©jĂ  s’en Ă©loigner.

Mon ami parlait aussi d’attachements invisibles, de liens discrets mais tenaces, de dĂ©pendances qui prennent les habits de la libertĂ©. On croit toujours pouvoir s’en dĂ©faire. On se pense souverain·e. Et pourtant quelque chose accroche, revient, insiste. Alors iel appelait Ă  trancher, Ă  purifier, Ă  faire place nette, jusque dans les objets les plus simples, les plus banals.

Mais une autre pensée demeure, plus lente, moins radicale, plus incarnée.

Les objets, eux, ne veulent rien.
Ils ne cherchent rien.
Ils attendent.
Ce n’est pas la chose qui possùde.
C’est le regard qui s’y abandonne.

Je pense souvent Ă  un objet de mon enfance.
Chez ma grand-mĂšre (MĂ©mĂ©), il y avait un vieux poste Ă  galĂšne. Un objet modeste, presque silencieux. Mon grand-pĂšre (PĂ©pĂ©) y avait entendu, non pas l’appel du 18 juin, mais celui du 21. La suite. La persĂ©vĂ©rance. La voix qui continue quand le fracas est passĂ©.
Enfant, je regardais souvent cet objet. Je ne le comprenais pas vraiment, mais il me parlait dĂ©jĂ . Et aujourd’hui encore, alors qu’il n’est plus chez ma grand mĂšre, il a Ă©tĂ© gardĂ© par ma tante, il a suivi son propre chemin, il demeure pour moi un objet d’espĂ©rance et de foi.
Je ne l’ai pas possĂ©dĂ©.
Je ne l’ai pas gardĂ©.
Et pourtant, il m’habite.

Un objet peut devenir idole, oui.
Mais il peut aussi devenir signe.

La matiĂšre n’est pas l’ennemie. Elle est passage. Elle est ce lieu modeste oĂč le corps se souvient de l’ñme, et oĂč l’ñme, Ă  travers le corps, s’ouvre Ă  l’esprit. La foi ne descend pas toujours du ciel : elle monte parfois des mains, des gestes, des prĂ©sences sensibles.

Non comme une source,
mais comme un chemin.
Garder n’est donc pas forcĂ©ment s’attacher.
Jeter n’est pas toujours se libĂ©rer.

Il existe une fidĂ©litĂ© plus douce : celle qui transforme au lieu de dĂ©truire. Celle qui ne craint pas la chose, mais veille Ă  ce qu’elle ne prenne jamais la place du cƓur.

Si l’amour traverse toute chose, alors toute chose peut ĂȘtre relevĂ©e. Rien n’est condamnĂ© en soi. Tout peut ĂȘtre rendu, offert, rĂ©inscrit dans le cycle lent de la transformation, compost, terre, passage.
Il ne s’agit plus de purifier le monde en le vidant,
mais de l’habiter autrement.

Ne rien garder qui enferme.
Ne rien jeter qui pourrait ĂȘtre transfigurĂ©.
Entre le rejet et l’attachement, il y a une veille. Une attention. Une maniĂšre de tenir sans serrer, de laisser sans fuir, de recevoir sans possĂ©der.

HaĂŻku

Dans la chose nue
un souffle cherche passage
ou bien se perd

Tanka

Je tiens sans saisir
la matiĂšre me murmure
un chemin discret
ni peur ni domination
mais une offrande lente

Psaume

Heureux·ses celleux qui ne fuient pas la matiÚre
car iels savent qu’elle attend d’ĂȘtre habitĂ©e.

Heureux·ses celleux qui ne s’y enchaĂźnent pas
car iels gardent leur cƓur libre.

Car JĂ©sus n’a pas dĂ©sertĂ© le monde.
Iel l’a traversĂ©.
Iel l’a portĂ©.
Iel l’a relevĂ©.

Et toute chose, désormais,
peut devenir passage.

Que rien ne soit rejeté dans la peur.
Que rien ne soit gardĂ© dans l’illusion.

Mais que tout soit tenu
dans la patience de l’amour.

#Agape #Paysans #Spiritualité
Chasse neige dans le ruisseau
Heureusement que les #paysans sont lĂ  pour le tirer d'affaire
#neige

CORRESPONDANCES
PAYSANNES,
à travers un bulletin d'information indépendant des syndicats
comme des partis politiques, propose de bùtir un réseau
pour donner de l’écho Ă  la parole de paysans et de paysannes
par des rĂ©cits d’actions, des analyses et des tĂ©moignages,
afin de contrer l’offensive culturelle de l’extrĂȘme droite
et renouer avec la tradition contestataire des radicalités
et des autonomies paysannes.

https://correspondancespaysannes.org/uploads/Correspondances_Paysannes_n_3_01f6968c44.pdf

#paysans #paysannes #agricultures #vieanimale

La lampe Monte-et-Baisse et les fers

Comme ma mĂ©mĂ© aurait pu me le raconter, je revois cette cuisine d’autrefois : la lampe Monte-et-Baisse suspendue, les fers en mĂ©tal posĂ©s sur le poĂȘle, ceux dont j’ai dĂ©jĂ  parlĂ©, et tout ce dĂ©cor qui prĂ©cĂšde encore la mort de pĂ©pĂ©. Un vĂ©ritable intĂ©rieur paysan auvergnat du siĂšcle passĂ©. Et un jour, il faudra que je parle aussi du poste Ă  galĂšne de mon grand‑pĂšre.

« Ah mon pitchou, tu me la fais rappeler, cette lampe

Tu sais, celle qui pendait juste au-dessus de la table, avec son cñble en tissu qui faisait chrrr
 chrrr
 quand on la descendait.
Et le contrepoids en cĂ©ramique blanche, un peu Ă©brĂ©ché  ton grand‑pĂšre disait toujours :
“Bah, pĂ©chĂšre, ça tiendra bien assez !”
Et ma foi, il avait raison.

Quand je la tirais, la lampe glissait toute douce, comme si elle comprenait qu’il Ă©tait l’heure de se mettre Ă  table.
Son abat‑jour en verre opalin blanc, en forme de cloche, faisait une lumiùre douce, presque laiteuse.
Une lumiùre qui ne faisait pas mal aux yeux, oh non

Une lumiùre qui reposait l’ñme, comme j’aime dire.
Et puis, tu sais, pendant qu’elle Ă©clairait notre repas, lĂ , juste au milieu, il y avait le vieux poĂȘle qui ronronnait dans le coin.
Pas de cheminĂ©e, non, juste ce poĂȘle-lĂ , solide comme un roc, qui chauffait toute la piĂšce.

Dessus, je mettais toujours mes trois fers en fonte Ă  chauffer.
Ah ça, mon pitchou
 ils Ă©taient lourds !
Trois bons fers noirs, bien polis par les années.
Je les alignais sur le dessus du poĂȘle, et ils attendaient sagement, comme trois petits garnements prĂȘts au service.
Tu te rappelles peut-ĂȘtre
 quand je les attrapais avec mon torchon, dĂ , on voyait la chaleur trembler dessus.
C’est avec ça que je repassais les chemises du dimanche
 et Dieu sait qu’il fallait de la patience !

Le soir, quand la lampe descendue éclairait juste le cercle de la table, tout le reste de la cuisine restait dans la pénombre.
On entendait seulement le craquement du poĂȘle et parfois le souffle du vent dehors.
Le pain, la soupe, les assiettes
 tout brillait d’une petite lumiĂšre dorĂ©e.
Vous autres, mes petits-enfants, quand vous étiez là, vous aviez les joues roses et les yeux pleins de coquineries surtout ton cousin Pascal.
Et moi, je vous regardais en me disant :
« Ah ben ça, s’ils sont pas beaux mes petits
 ça me fait chaud au cƓur, pichon. »
Tu vois, mon pitchou, cette lampe-lĂ  et ce poĂȘle
 c’était tout notre soir.
Ça sentait la soupe, le linge chaud, un peu la cendre aussi.
C’était notre vie simple, notre vie bonne.
Aujourd’hui, tout brille plus fort
 mais ça Ă©claire pas aussi vrai. »

HaĂŻku

lampe descendue,
sur la table, le soir chaud
chante en silence.

Tanka

La lampe descend,
sa lumiĂšre de lait doux
caresse la table.
Trois fers noirs sur le poĂȘle,
tremblent dans la chaleur simple.

3 haĂŻku

sur le vieux poĂȘle
trois fers comme des gardiens
veillent la soupe.

opaline blanche,
dans la pénombre du soir
un cercle de paix.

chrrr
 le cñble glisse,
la lampe touche la table,
mon enfance revient.

#Agape #Paysans

Cinérencontre avec Benoit PERRAUD réalisateur du film "Souvent l'hiver se mutine".

1 avril 2026, 18:00:00 TU - GMT - Les Studios, 29200, Brest, France

https://mobilizon.infini.fr/events/864f4894-d2a5-4583-8f60-707bbef20675

Découverte du soir : "@GRAIN est une petite organisation internationale #ONG qui soutient la #lutte des #paysannes, des #paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrÎle des communautés sur des systÚmes alimentaires fondés sur la #biodiversité."

https://grain.org

Y sont sur #Mastodon et leur site a des #fluxRSS youpi !!

#média #agriculturepaysanne #international

grain.org

GRAIN is a small international non-profit organisation that works to support small farmers and social movements in their struggles for community-controlled and biodiversity-based food systems

Le temps des paysans - Histoire | ARTE

Des ruines de l’empire romain Ă  l’agriculture industrielle en passant par l’oppression fĂ©odale, le paysan semble avoir presque toujours subi les pouvoirs en place. Stan Neumann parcourt les champs des possibles, sĂšme des questionnements et retrace l’histoire des agriculteurs europĂ©ens. Alors que le modĂšle productiviste est en crise, le secteur agricole espĂšrerait-il un retour du modĂšle paysan ? Une sĂ©rie documentaire en quatre volets.

ARTE
#Paysans envers et contre tout | Le temps des paysans | Épisode 4/4 | #ARTE: https://youtu.be/eWCotuRXTdA?si=QftgmwhNhNEj1f8V
Paysans envers et contre tout | Le temps des paysans | Épisode 4/4 | ARTE

YouTube