Le Parti Libéral du Québec est un parti sans saveur et sans autre projet de société que de «bien» gouverner un État figé dans un présent éternel pour le compte de la bourgeoisie. C'est un parti d'équilibre, dans le sens des taux d'intérêts et de stabilité boursière.
Ça expliquait pourquoi, jusqu'à il y a une dizaine d'années, les conflits y étaient gommés. Il n'y avait aucune chicane à y avoir, puisque les leaders y étaient couronnés et qu'idéologiquement, tu peux difficilement faire plus beige que ça.
Quand j'étais au cégep et au bacc, je pouvais deviner à distance qui militait au Parti Libéral du Québec: du côté dude, c'était systématiquement des gars avec des spikes de gel dins cheveux, des chemises rayées bien pressées et des petites lunettes à monture invisible.
Les plus coloré-e-s d'entre elleux portaient des mallettes noires et des vestons. Assez faciles à confondre avec des Mormons.
Y sortaient toustes d'un collège privé d'élite ou faisaient semblant d'en sortir. Iels étaient là par une forme héréditaire et abrutie de carriérisme, plus que par conviction. (Quand tu parlais politique avec elleux, ça faisait peur en tabarnaque par contre, mais on en parlera une autre fois.)
Un des chefs de la Commission-jeunesse du PLQ, Julien Gagnon, pastichait les discours de Pierre Bourgault mais les adaptait sauce libérale, de sorte que ça devenait plate en crisse. Aucun estie de scrupule à rendre nos vies ennuyantes. Quand ça arrivait, je le snitchais aux péquistes, juste pour déclencher du déchirage de chemise et de la bagarre - on se divertit comme on peut.
Cette culture, ça a donné ce qu'on a connu à la fin du règne de Charest: une chute dans la corromption et l'autoritarisme. C'est ce qui arrive quand tu es entouré-e de yessmen qui voient l'engagement politique comme un emploi dans le département marketing de Financières Horizon - personne est là pour te dire «wô, les nerfs» parce que tout le monde s'en câlice. Tout le monde veut une position au parti, ou un réseau de riches pour pouvoir se bâtir une clientèle dans leur future job glauque, quoique apolitique.
Soudainement t'as du monde également très beige mais semi-intègre comme Marwah Rizqy qui donne l'impression d'être un peu moins médiocre que la moyenne (elle est surtout shiny par comparaison aux autres).
Dans ce parti corrompu jusqu'à la moelle, quand tu pognes les nerfs pis que tu mets une pomme pourrite à la porte, le leadership sait pas comment réagir. Des affaires comme ça, quand ça arrive, généralement ça sort pas publiquement: tout le monde s'la farme. Mais là c'est pas arrivé de même.
Entre autres parce que Pablo Rodriguez est un vaniteux doublé d'une drama queen que les militant-e-s ont choisi en espérant que sa personnalité de ChatGPT en mode «détraqué» amènerait une certaine visibilité à leur parti sur le bord de crever.
Il aurait pu faire comme un bon libéral ordinaire et la harceler psychologiquement pour la démolir en attendant qu'à parte - son départ est de toute façon imminent, alors c'est pas comme si ça demandait beaucoup d'efforts.
Mais non.
Lui qui patine s'ua bottine, il a préféré jeter les gants. Tout ce qu'il va réussir à faire, c'est scorer dans son propre but, mais qu'est-ce tu veux, ça a au moins le mérite de nous rappeler toustes à quel point le PLQ est détestable, et qu'il nous sauvera pas de la #GrandePénombre.
https://www.lenouvelliste.ca/actualites/politique/2025/12/02/marwah-rizqy-expulsee-du-caucus-du-parti-liberal-2L6C65Z5LJD3XA7OY5DA7QLWOI/
#PolQc #PLQ #PabloRodriguez #Libéraux