Communiqué dr ONE VOICE
RÉINTRODUIRE NE SUFFIT PAS.
IL FAUT PROTÉGER.
Le 19 mai 1996, l’ourse Ziva était relâchée dans les Pyrénées.
À l’époque, il ne restait plus que 5 ours dans le massif.
Trente ans plus tard, ils seraient 108 sur l’ensemble des Pyrénées.
Ce chiffre pourrait sembler rassurant. Il ne l’est qu’en apparence.
Car derrière cette progression, une réalité persiste : l’État capture, déplace, introduit… mais ne protège pas ensuite.
Et ce constat ne concerne pas seulement les ours.
Il se répète aujourd’hui avec les grands tétras, ces oiseaux emblématiques de nos forêts de montagne, que l’on tente de réintroduire dans des milieux déjà dégradés.
OURS : 30 ANS APRÈS, UNE POPULATION TOUJOURS FRAGILE.
Depuis 1996, 11 ours ont été capturés, transportés et relâchés dans les Pyrénées.
Ces animaux n’avaient rien demandé.
Ils ont été arrachés à leur territoire, à leurs repères, à leur vie.
Aujourd’hui, la population augmente.
Mais elle reste génétiquement fragile.
La quasi-totalité des ours des Pyrénées descend d’un même mâle : Pyros.
Et seuls quelques individus contribuent réellement au renouvellement génétique de la population.
Autrement dit : le nombre d’ours ne dit pas tout.
UNE COHABITATION JAMAIS VRAIMENT CONSTRUITE
Depuis des années, l’État promet la protection.
Mais sur le terrain, il autorise aussi des pratiques qui harcèlent les ours.
Les tirs d’effarouchement, simples ou renforcés, peuvent provoquer :
stress intense, blessures auditives, séparation des oursons et de leur mère, fausses couches.
Comment parler de protection quand les ours ne peuvent plus se déplacer sur leur territoire sans risquer d’être pourchassés ?
Et pendant ce temps, certains représentants agricoles réclament toujours “l’éradication” ou le retrait des ours dans les zones d’élevage.
Un élevage si présent et si lucratif qu’il laisse de moins en moins de place à la vie sauvage.
Signez contre l'effarouchement des ours
https://one-voice.fr/petition/stop-a-effarouchement-des-ours-bruns-dans-les-pyrenees/#form
