Écoutant pas mal les blackpink ces derniers temps (oui j'assume haha), j'ai eu envie de saisir l'occasion des avant premières de la saison Hanabi 2026 du cinéma les Variétés, pour aller voir ce Love on Trial, de Kôji Fukada.
Ok, ce film est japonais mais je pense que le monde des Idoles dont il y est question, est très proche en beaucoup de points de celles que l'on peut trouver en Corée du Sud.
Ici, nous faisons connaissance de Mai, une jeune Idole de J-pop en pleine ascension mais quand elle prend conscience de la réalité du contrat qui la lie, elle et ses partenaires, au studio de production, elle décide de partir dans un combat judiciaire pour tenter de rendre un peu de liberté ôtée par cette industrie qui leur interdit d'avoir une vie sentimentale, ne devant appartenir qu'à leurs fans.
Les idoles sont donc des objets modelés pour faire rêver leur public et tout ce qui pourrait aller à l'encontre de ça, leur est tout simplement interdit.

Le film nous présente donc un monde aux couleurs très rose bonbon et Bisounours pour nous en dévoiler l'envers du décor plus sombre et triste même si un certain espoir semble possible.
Même si dans le fond, depuis la mode des boys band dans les années 90, on sait ça, ça fait quand même réfléchir et rien que pour ça, bah ça vaut le coup.

(Et une grosse pensée à Jennie des Blackpink d'ailleurs, qui a réussi à ouvrir sa propre boîte de production même si elle reste attachée au studio à qui appartient son groupe, elle prouve que petit à petit, il est possible de faire fondre leurs menottes !)

#monavis #cinema #lesvarietes #loveontrial #kojifukada #jpop #idoles #kyokosaito
Voilà le dernier film de l'année 2025, vu en salle hier soir, avec mi madre.
On y est allé un peu au hasard sans vraiment savoir à quoi s'attendre mais on a pas été déçu. Vade Rétro, sous ses allures de pièce de théâtre amateur, est une comédie gore vraiment fun et décomplexée qui nous a fait passer un très bon moment.

L'histoire est celle de Norbert, un jeune vampire de plus de 300ans dont les parents veulent qu'il trouve enfin une femme, au sang pure pour la mordre et l'épouser afin de maintenir les traditions familiales un poil réac'. Il est alors envoyé au Japon, accompagné de son valet mais tous 2 vont faire naufrage sur l'île de Boulet Rouge...
Le reste est à découvrir en salle actuellement 😁.

#monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #vaderetro #comediefrancaise #vampire #decale #gore #fun #bonneannee
Dans un monde où les humains ont découvert le secret de l'immortalité, ne plus rêver, une femme va retrouver et ausculter l'un de ceux qui ont décidé de continuer de rêver et qu'on appelle des revoleurs, pour tenter de comprendre ce qui le pousse à vouloir poursuivre ce mode de vie.

Autant vous dire qu'en n'ayant uniquement pris connaissance du pitch avant de me rendre à la séance pour voir ce film, j'ai été grandement surpris et déstabilisé. Je ne m'attendais pas du tout à ça.
Il s'agit en fait de plusieurs courts métrages qui individuellement sont, il faut l'admettre, brillamment réalisés même si, pas toujours très compréhensibles mais en cherchant à mettre un lien entre eux, j'étais perdu.
Après réflexion, je me dis qu'il s'agit peut-être d'une tentative justement de transmettre au spectateur, le ressenti après une nuit remplie de rêves ? Ça m'a d'ailleurs renvoyé des flashs dans mon esprit, du film de Kurosawa portant ce nom "rêves". Le résultat est qu'en tout cas, j'ai à plusieurs moments, eu envie de m'endormir. Est-ce finalement voulu ? C'est beau hein mais j'ai du mal à vous dire que j'ai aimé et vous le recommander parce que comme pour le revoleur, si le film dure 2h30, le ressenti est d'un siècle haha et c'est en fait pas pour rien car à travers ces différents sketchs, nous traversons un siècle d'histoire et d'hommage à l'évolution du cinéma, du muet et expressionnisme jusqu'à un long plan séquence narrant la dernière nuit de 1999 et peut-être plus exactement, de l'évolution du mythe du vampire au cinéma, du Nosferatu de Murnau jusqu'aux versions plus modernes, du début des années 2000 mais je n'en dirai pas plus.
Qu'en penser du coup? Bah, très honnêtement, je ne sais pas. Intéressant, ça trouvera son public mais pour ma part, je crois qu'il me faut me réveiller...

#resurrection #bigan #monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #experimental #lereveurdoitsereveiller #filmchinois
Premier long métrage de Kristen Stewart en tant que réalisatrice et wow, quelle claque !
Que vous dire de plus qu'à quel point c'est intense !
C'est une véritable proposition de partage sensoriel violent et poétique.
Kristen nous invite dans la psyché de l'autrice du roman autobiographique dont son film est l'adaptation : Lidia Yuknavitch.
Le spectateur n'est à aucun moment ménagé et il faut se sentir prêt à être entraîné dans les tourbillons de cette vie polytraumatisée par un père incestueux.
Comme peut le suggérer le titre, l'eau a une grande importance car Lidia a un temps été une grande nageuse mais il s'agit peut-être également de tous les fluides liquides et corporels qui font fil conducteur entre chaque séquence, entre chaque tranche de vie.
La chronologie de son côté, n'est pas linéaire puisqu'il s'agit des souvenirs de Lidia tels qu'ils surgissent dans sa tête tandis qu'elle essaie de les remettre en ordre pour les étaler dans son livre et les associer les uns aux autres par flashs comme par des remous de vagues faisant leurs allers-retours avant de se briser sur la plage ou ici, se livrer sur l'écran.

Bref, accrochez-vous mais ça vaut vraiment le coup !

#monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #marseille #thechronologyofwater #kristenstewart #imogenpoots
Hier soir se terminait le Canebière Film Festival et pour cette occasion, j'ai pu assister à une projection en avant-première de Vie Privée, de Rebecca Zlotowski.

La fantastique Jodie Foster incarne ici un Dr Psychiatre qui va s'improviser enquêtrice pour découvrir les causes du décès d'une de ses patientes.

Je crois pas avoir déjà vu cette actrice dans ce genre de registre mais comme pour tout ce qu'elle touche, elle y excelle.

Je partais pas forcément super confiant parce que de la réalisatrice, je n'avais vu jusque là que sa Fille Facile mais pour Mme Foster, j'ai voulu tenter et force est de constater que j'ai bien fait.
À la manière de L'Innocent de Louis Garrel, Rebecca Zlotowski s'amuse dans ce métrage, à mélanger les genres, de la comédie, de l'intrigue policière, du fantastique même si si et nous offre un résultat généreux et léger.

Bref, à sa sortie prévue le 26 novembre, je vous recommande d'aller en salle pour le découvrir. C'est le genre de film qui fait du bien et dont on ressort avec le sourire.

#monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #vieprivee #jodiefoster #danielauteuil #vincentlacoste #mathieuamalric #virginieefira #sophieguillemin #luanabairami #canebierefilmfestival
Après avoir co-écrit et co-produit quasi tous les films de Sean Baker, Shih-Ching Tsou réalise enfin le sien et c'est pour moi, un vrai coup de cœur !

2 femmes et une petite enfant s'installent dans un petit appartement, à Taipei. Celle qui semble la plus âgée, ouvre une petite cantine dans un marché nocturne mais cela ne suffit pas à survenir aux besoins de cette petite famille. La 2eme a lâché ses études pour bosser et faire elle aussi rentrer un peu d'argent. La petite, quant à elle, du fait de son petit âge, ne peut pas faire grand chose de plus qu'aller à l'école mais étant gauchère et après avoir appris de son grand-père que la main gauche était celle du diable, va se mettre à voler des petites bricoles pour aider à son échelle.

La caméra s'adapte donc tour à tour à ses 3 protagonistes pour nous plonger dans cette capitale taïwanaise, ses tabous, ses traditions et ses difficultés à bousculer celles-ci pour suivre l'évolution du monde.
Je me suis un moment posé la question du lien entre les 2 femmes. Sont-elles sœurs ? Sont-elles un couple ? Ou bien la plus âgée est tout simplement la mère des 2 autres. Et puis j'ai compris que le secret n'était pas là mais il y en a bien un qui pèse sur cette famille. Et j'ai versé ma larme mais j'en dis pas plus sur ce point.
En tout cas, c'est fort, c'est superbement bien joué avec un bravo tout particulier pour cette petite gamine super touchante, pleine d'expressions, qui amène un peu de rires et de légèreté dans cette histoire de lutte féminine essayant de survivre dans cette société traditionnelle patriarcale.

#monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #lefthandedgirl #shihchingtsou #seanbaker #taiwan #taipei #famille #entremoderniteettradition
Lorsqu'un vieil habitué entre dans le bar PMU pour vérifier les numéros qu'il a joué et constater qu'il a gagné le gros lot, vont s'enchaîner tout un tas d'événements et il va falloir trouver comment raconter l'histoire pour expliquer ce qu'il s'est passé sans se salir les mains.

Je vais rester dans ce flou au niveau du pitch en espérant que cela éveille votre curiosité car pour ma part, j'ai passé un bon moment.
Vincent Maël Cardona, à la réalisation, nous présente ici un huis clos fort intéressant durant lequel il me semble difficile de s'ennuyer tant le rythme des rebondissements est bien travaillé.
Tous les personnages ont leur importance et sont interprétés avec talent. Ça fait tellement plaisir de retrouver Lucie Zhang qui était la révélation pour moi du film Les Olympiades, de Jacques Audiard et que je veux voir bcp plus souvent sur grand écran. Ensuite, il y a rien d'autre que Pio Marmaï, Sofiane Zermani (autrefois Fianso), Maria de Medeiros, Panayotis Pascot, Claude Aufaure et un bravo tout particulier à Xianzeng Pan qui joue ici presque son propre rôle et sa première apparition dans un film car lui, est en fait à la base, un vrai serveur de bar PMU.
En dire plus serait spoiler et ça serait dommage donc je conclurai juste en disant que depuis que j'en suis sorti hier soir, je m'écoute en boucle Sharon Van Etten dont le titre Never gonna change est dans le métrage et m'a envoûté dès les premières notes.

#monavis #critiquedefilm #cinema #lesvarietes #leroisoleil #huisclos #versailles #barpmu