Oh nein ich hab noch meine halbe Pizza im Kühlschrank auf der Arbeit gelassen 😭😭😭
Was für ein start ins Wochenende 😞
Aber dafür gibt's heute statt #Kendo was neues #iaido 🤗
Wobei das stimmt nicht ganz, Kendō mache ich ja nach wie vor Mo/Do 😊
Wenn ich so weiter mache wird aus mir noch ein ganz passabler Schwertkämpfer. Man weiß ja nie wann die Nächste Zombie-Apokalypse kommt 🤷🏻
Fioretti
Je suis un enfant de la colère. Depuis mon enfance, elle m’accompagne : celle de mon père, celle de ma mère, et la mienne. J’ai longtemps traversé mes épreuves porté par ce feu, sauf avec la personne dont je suis l’époux et nos enfants. Mais dans mes relations sociales, au travail ou en amitié, la colère restait très présente.
Puis je suis entré dans l’École française de vie par l’Esprit. Nous étions fin mars, en pleine période d’élections municipales. Je suis une personne de sensibilité chrétienne et sociale de gauche LFI, et j’ai souvent l’habitude de débattre avec mes collègues.
L’un d’eux, en particulier, prend parfois un malin plaisir à me provoquer. Il aime me pousser jusqu’au moment où il parvient à me faire perdre patience. Ce jour-là, il a cherché les mots qui me feraient basculer, et il a réussi à éveiller en moi une colère si vive qu’elle a failli se transformer en haine.
Et c’est là que l’Esprit Saint est intervenu, j’en rends grâce.
À ma colère se mêlait mon orgueil, ma vanité, ce besoin absurde d’avoir raison, de sortir vainqueur de la discussion. J’avais entre les mains les mots que Dieu nous offre pour leurs donner des ailes, mais je m’apprêtais à les transformer en épées. Au moment où j’allais les prononcer sous l’emprise de la rage, une vague immense de tristesse m’a submergé. Elle a balayé colère et haine.
J’étais triste de ce que j’étais en train de devenir : esclave de mon orgueil, de ma vanité. Triste de ma colère, qui n’était pas purificatrice. Triste pour mon collègue aussi, et pour son envie de me voir sombrer.
Et dans cette tristesse, j’ai soudain senti la joie et l’amour. J’ai compris la vacuité de ce qui se passait, et j’ai eu envie de le prendre dans mes bras et de lui dire :
« Jean-David, je t’aime. Arrêtons là cette descente aux enfers. »
Nos regards sont restés un moment suspendus, vides mais conscients.
En retournant à ma place, j’ai su avec certitude que l’Esprit Saint venait de me faire comprendre tout cela. Seul, je n’y serais jamais parvenu. J’en rends grâce. Et je remercie aussi l’École de vie par l’Esprit, qui est une « véritable école d’arts martiaux spirituels ».
Dans les arts martiaux, on travaille la relation à l’autre, on apprend à croire, à remercier celui qui marque un point car il nous fait progresser. On apprend à reconnaître ses faiblesses, et un jour, presque sans s’en rendre compte, on reçoit un grade. Avec Dieu, c’est pareil : on travaille les actes de foi, puis un jour le don de Foi nous est accordé.
Ma pratique du kendo est ainsi devenue un acte de foi et une prière.
Haïku
Colère éteinte,
le souffle traverse l’âme,
la paix se révèle.
Tanka
Du feu de l’orgueil
montait une ombre profonde.
Puis vint la tristesse,
et dans son calme secret
naquit l’amour de l’Esprit.
Psaume de la colère apaisée
Seigneur, tu connais le feu qui brûle en moi
depuis les jours de mon enfance.
Tu connais mes colères, mes blessures,
et les mots qui blessent plus qu’une épée.
Lorsque l’orgueil dressait en moi ses murailles,
et que la haine cherchait à naître,
ta lumière a traversé mon cœur
comme une vague plus forte que la tempête.
Tu m’as pris au bord du gouffre,
tu as changé la colère en tristesse,
la tristesse en douceur,
et la douceur en amour.
Devant celui qui me provoquait,
tu as ouvert mes yeux :
ce n’était pas un ennemi,
mais un frère perdu comme moi
dans le tumulte du monde.
Alors j’ai compris, Seigneur :
tes mots ne sont pas des armes,
mais des ailes pour nos âmes.
Et celui qui se croit vainqueur
n’est que vaincu s’il manque d’amour.
Esprit de paix,
tu as posé ta main sur mon cœur.
Tu m’as appris la vacuité de la colère
et la force de la douceur.
Comme l’art martial enseigne l’humilité,
tu m’apprends la Foi.
Comme le sabre révèle le cœur,
ton souffle révèle la vérité.
Que chaque geste devienne prière,
que chaque rencontre devienne paix,
et que mon âme, pacifiée,
marche dans ta lumière.
Amen.
#Agape #Kendo #Spiritualité@mojala I just followed you, after your comment, but I realized I didn't vet you by reading your intro so I translated it with Google
I liked this part best.
I'm trying to fight against giving up. I'm involved in a little bit of everything, here as a polished self. I'm mostly interested in #kendo but also #scifi #fantasy #roleplayinggames #politics #leftism.
I hear you & feel the same many days.
I have this from Mirror Mirror saved on my phone. Added subtitles #StarTrek S2E4 by Jerome Bixby
Der erste Beitrag über den Japanaufenthalt im Februar/März 2026. Zeitraum vom 26. Februar bis zum 8. März, dem ersten Drittel. Viel Ramen. Tap to Ride. Kendo. teamLab Kyoto und mehr.
Projet ou Dessein ?
Le mot projet s’est imposé comme une évidence de notre époque. Il est partout : projet professionnel, projet de vie, projet d’entreprise, projet éducatif. On nous apprend très tôt à « avoir un projet », comme si l’existence ne pouvait être légitime qu’à la condition d’être orientée, balisée, planifiée. Derrière son apparente neutralité, le projet est devenu un mot ressenti, presque une injonction intime, héritée du néolibéralisme qui en a fait un horizon indépassable : prévoir, optimiser, rentabiliser, maîtriser. Le projet promet la sécurité, mais il enferme. Il rassure, mais au prix d’une profonde dépossession.
Car le projet, tel qu’il est aujourd’hui vécu, est une forme d’esclavage aux certitudes. Il exige des objectifs clairs, mesurables, atteignables, inscrits dans le temps et soumis à l’évaluation permanente. Tout doit être justifié, quantifié, comparé. La matière, le temps, l’énergie humaine sont sommés de produire toujours plus avec toujours moins. Dans ce régime, il n’y a pas de place pour l’inutile, le gratuit, le lent. La liberté y est réduite à une marge de manœuvre étroite, surveillée par des indicateurs, des échéances et des tableaux de bord. Le contrôle devient la norme, et l’on finit par intérioriser cette surveillance jusqu’à se contrôler soi‑même.
À force de vivre sous le règne du projet, quelque chose se tarit. La création se fige, car créer suppose de ne pas savoir à l’avance ce que l’on va trouver. L’« accident », cet imprévu fécond qui ouvre des voies nouvelles, devient un risque à éliminer plutôt qu’une chance à accueillir. Tout ce qui échappe au plan est perçu comme un échec ou une perte de temps. Ainsi, le projet étouffe : il tue les élans fragiles, les intuitions naissantes, les détours porteurs de sens. Plus encore, il assèche toute vie spirituelle, car celle‑ci suppose un rapport au mystère, à l’invisible, à ce qui ne se laisse ni prévoir ni posséder.
Face à cette logique fermée du projet, le dessein ouvre un tout autre espace. Le dessein n’est pas un plan figé, mais une orientation vivante. Il ne se réduit pas à un objectif à atteindre ; il est un chemin qui se révèle en marchant. Le dessein accepte l’incertitude comme condition de l’existence. Il ne cherche pas à tout maîtriser, mais à demeurer attentif à ce qui advient. Là où le projet impose une trajectoire, le dessein propose une écoute.
Vivre selon le dessein, c’est accepter de ne pas savoir exactement où l’on va. Cette absence de certitudes s’accompagne souvent d’une forme d’angoisse existentielle : celle de ne pas être garanti, de ne pas être assuré du résultat. Pourtant, cette angoisse n’est pas stérile. Elle aiguise l’éveil, la vigilance, la présence au monde. Elle nous oblige à être réellement là, à sentir, à discerner, à répondre plutôt qu’à exécuter. Le dessein ne supprime pas la responsabilité ; au contraire, il l’approfondit, car il engage l’être tout entier et non une simple fonction.
Le dessein est aussi le lieu d’une véritable dimension spirituelle. Non pas au sens religieux strict, mais comme rapport à ce qui nous dépasse : la vie, le temps long, la relation aux autres, au vivant, à l’inconnu. Dans le dessein, ce que nous faisons n’est plus seulement utile ou rentable ; cela devient signifiant. Le sens ne précède pas l’action sous forme d’objectif, il émerge de l’attention portée au chemin. Ainsi, le dessein renouvelle sans cesse ce qu’il est, parce qu’il reste ouvert à la transformation.
Cette différence entre projet et dessein se donne à voir très concrètement dans certaines pratiques humaines qui ont résisté, souvent malgré elles, à la logique de la planification totale. Le kendo, par exemple, n’est pas l’exécution d’un plan de victoire. Il est une voie (do), une présence au moment, à l’autre, à soi. Chaque échange est unique, irréductible à une stratégie préétablie. Le coup juste ne naît pas d’un projet mental, mais d’un état d’attention et de disponibilité. Vouloir « réussir » un combat comme on réussit un objectif, c’est déjà le perdre. Le kendo se vit dans un dessein : celui d’un engagement sincère, renouvelé à chaque instant, sans garantie de résultat.
La danse contemporaine relève de la même logique ouverte. Là où le projet chorégraphique figé enferme le corps dans une forme à reproduire, la danse vivante accepte l’imprévu, l’écoute de l’espace, du partenaire, de la gravité, de la fatigue même. Le geste n’est pas toujours décidé à l’avance ; il surgit. Le danseur ne maîtrise pas entièrement ce qui advient : il s’y abandonne avec rigueur et attention. Ce qui fait sens n’est pas l’atteinte d’un objectif esthétique, mais le chemin sensible parcouru, souvent traversé d’accidents féconds qui ouvrent des possibles insoupçonnés.
Enfin, le jeu de rôle est peut‑être l’exemple le plus parlant d’un art du dessein. Contrairement à un projet narratif fermé, le jeu de rôle ne sait pas où il va. Il propose un cadre, un monde, mais l’histoire se tisse dans l’imprévisibilité des choix, des rencontres et des échecs. Les moments les plus mémorables ne sont jamais planifiés : ils émergent d’un détour, d’une erreur, d’un geste inattendu. Le sens se construit en chemin, collectivement, sans certitude, dans une tension créative permanente. Le jeu de rôle n’avance pas vers un objectif à atteindre, mais vers une expérience à vivre.
Ces pratiques nous rappellent que vivre pleinement ne consiste pas à exécuter des projets, mais à habiter un dessein. Elles montrent qu’il est possible d’agir sans tout contrôler, de créer sans tout prévoir, de s’engager sans se fermer. C’est peut‑être là une clé essentielle pour notre avenir commun. Tant que nous penserons le monde comme un ensemble de projets à optimiser, nous continuerons de l’épuiser. Revenir au dessein, c’est accepter l’incertitude, l’écoute et la profondeur ; c’est redonner à la vie humaine, sociale et écologique un espace pour respirer, se transformer et se réinventer. L’avenir de la planète dépend moins de la perfection de nos projets que de notre capacité collective à retrouver des chemins vivants, ouverts, et habités de sens.
Aujourd’hui, la crise écologique, sociale et intérieure que traverse la planète n’est pas seulement une crise de moyens, mais une crise de vision. Elle est le fruit d’un monde entièrement gouverné par des projets : projets de croissance, projets d’exploitation, projets de domination technique. Sortir de cette impasse suppose plus qu’un ajustement de nos projets existants. Cela exige un changement radical de posture : renoncer à faire du projet l’horizon ultime de l’existence et retrouver la capacité de vivre selon un dessein.
L’avenir de la planète dépend de cette bascule. Tant que nous resterons enfermés dans des projets qui veulent tout prévoir, tout contrôler et tout rentabiliser, nous reproduirons les mêmes logiques destructrices. Revenir au dessein, c’est accepter de ralentir, d’écouter, de laisser advenir des formes de vie non prévues. C’est redonner une place à la création, à l’accident, à la profondeur spirituelle de nos actes. Ce n’est pas fuir la responsabilité, mais l’assumer autrement : non plus comme maîtrise totale, mais comme fidélité à un chemin vivant, fragile et partagé.
Haïku
Projet immobile,
le Dessein, lui, respire
sous les pas lents.
Tanka
Le plan veut tenir
le monde dans ses calculs.
Le dessein écoute :
chaque pas ouvre un sens neuf
que nul plan n’annonçait.
Psaume, Louange du dessein
Heureux ceux qui marchent
sans carte figée,
qui avancent attentifs
au souffle du vivant.
Ils n’ont pas tout prévu,
et pourtant ils veillent.
Ils n’ont pas tout compris,
et pourtant ils discernent.
Leur force n’est pas la maîtrise,
mais la fidélité au pas présent.
Ils accueillent l’imprévu
comme une parole adressée.
Là où le projet enferme,
le dessein ouvre.
Là où le contrôle assèche,
l’écoute féconde.
Béni soit le chemin
qui se révèle en marchant,
car il rend à la vie
sa profondeur,
et à l’humain
sa juste place.