☆ Mère est-elle morte ☆
☆ Vigdis Hjorth ☆
Ce roman est un assemblage de fragments et d'idées. Tout débute au moment où Johanna, la narratrice, essaie de contacter sa mère par téléphone... et celle-ci ne décroche pas.
Johanna revient en arrière, creuse ses souvenirs, les ausculte patiemment. Elle prend sa douleur à pleines mains, observe, décortique chaque sensation éprouvée.
La solitude l'entoure et la berce. L'angoisse est sourde. Peu à peu, on découvre les événements qui ont conduit à la situation initiale.
Entre ces fragments de solitude, de décortication et d'introspection, se nichent de brefs instants de beauté et de poésie dans lesquels la nature détient la part belle.
Vigdis Hjorth, dans ce livre, maîtrise parfaitement la construction narrative. Du début de l'histoire où l'on suit les élucubrations de la narratrice jusqu'à la fin plus tangible, tout est mis en place pour instiller lentement mais sûrement une ambiance lourde de détresse.
Je termine ce roman en étant impressionnée. J'ai aimé, d'un bout à l'autre. Il est grand temps que je lise "Héritage et milieu" qui m'attend depuis trop longtemps.
Traduit du norvégien par Hélène Hervieu
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