On donne peu de nouvelles en ce moment, parce qu'on bosse d'arrache-pied pour un gros truc qui aura lieu en juin à la librairie, mais c'est pas pour ça qu'on ne lit pas et qu'on ne reçoit rien. Petit tour d'horizon de quelques bijoux reçus récemment.

https://www.librairiemyriagone.fr/des-espaces-et-des-points/sortis-des-cartons/arrivages-%C3%A9tincelles/

#librairieindependante #myriagone #angers #litterature #bd #essais

Ce soir on risque d'être pris de bonampakitis !
Rendez-vous à 19h pour la rencontre avec Laetitia Bianchi, éditrice remarquable (des fabuleuses Éditions Mexico), curieuse insatiable et autrice du trèèèèèèèèès excellent "Bonampak" publié il y a quelques mois chez Verticales dont on disait graaaaaaand bien par ici :
https://www.librairiemyriagone.fr/2025/05/19/bonampak-l%C3%A6titia-bianchi/

Venez en nombre, et, si possible : réservez !

#myriagone #librairieindependante #angers #litterature #rencontre litteraire #laetitiabianchi #bonampak

La rencontre avec Céline Minard c'est ce jeudi 30, autrement dit demain soir, 19h, et ça va être foufou.
Autour de "Tovaangar", ça va certainement parler de biologie, de bassin versant, de fiction-panier, des horizons que choisit de nous offrir la littérature, de nos relations au monde, à l'altérité, à ce que l'on attend d'un récit, de Los Angeles, aujourd'hui et demain, et bien sûr de flux...

À demain, réservez votre place et venez en nombre !

#myriagone #librairieindependante #angers

"UNE VOLVO BLANCHE" - Erik SVETOFT

Vous êtes prêt·es ? Les ceintures sont attachées ? Les lunettes de ski posées sur le troisième œil et les chakras enveloppés dans du papier bulle ? Bien. Alors c'est parti pour une virée sans retour dans les arcanes d'un monde obscur et terrifiant qui ressemble étrangement au nôtre, dans une version cauchemardesque où l'horreur sociétale devient abjection concrète, remugle visible et préhensible. On vous prévient, c'est Erik SVETOFT aux commandes du bolide, l'individu à la fâcheuse tendance pour ce genre d'embardée (on se rappelle avec effroi du génial SPA ) à rouler pleine balle défoncé à l'hémoglobine, tous les compteurs dans le rouge, le pied collé au plancher - vermoulu - de son univers en trompe-l'œil où l'Enfer ressemble à un tube télescopique infini, dont on ne sort jamais vraiment, sinon entre quatre planches. En qualité de passager ayant déjà fait quelques allers-retours dans les souterrains svetoftiens, on va tenter de cadrer les choses, pour ne pas vous faire flipper plus que de raison et vous engager à vous asseoir confortablement à nos côtés sur la banquette arrière. Mais virez les cadavres avant, sinon l'odeur risque de vous mettre le cœur à vif.Une Volvo blanche, après un démarrage en trombe volontairement chaotique et nébuleux où l'on assiste à quelques amorces de récits elliptiques émaillés de visions d'horreur en pleine page, prend la route d'un bon gros thriller industriel construit à la perfection. Sauf qu'au thriller l'auteur maniaque appose donc en supplément les codes tourmentés du cinéma horrifique ainsi qu'une belle tartine d'absurdité malaisante, morphing de Buster Keaton avec Lars Von Trier (malaisant on vous a dit). Pour faire court : après une catastrophe industrielle tragique, une série de meurtres vise les responsables de l'usine, dont les corps sont retrouvés massacrés à coups de glaive. À croire qu'il y aurait des affaires de magouilles à la base de l'accident, de l'association crasseuse de malfaiteurs en col blanc, et que quelques maudites personnes s'emploieraient à se venger. Sale histoire. À cela ajoutez des personnages douteux, un PDG au sourire figé, un trio de vieux chanteurs reconvertis en espions, des bras cassés en guise de gardes du corps, des ouvriers fatigués, un investisseur américain en haut-de-forme, des agents gouvernementaux aussi redoutables que leur moustache, une Volvo blanche omniprésente... et, entre les murs, au coin des rues, entre les gens, au détour d'une scène, au milieu du quotidien, des créatures abominables tout droit sorties de la fosse aux atrocités. On ne sait pas ce qui se trame - mis à part de la corruption à tous les étages et des pactes infernaux scellés dans l'ombre - et tout l'enjeu est peut-être là : l'auteur de nous baigner littéralement dans l'étrangeté, idiote ou ténébreuse, dans le flou narratif, dans des images aberrantes, pour faire ramper son histoire lentement - mais sûrement - vers son dénouement et que celle-ci se referme sur son lecteur comme une plante carnivore le fait sur une mouche. Chez Erik SVETOFT, l'Enfer est partie intégrante de notre société, il lui coexiste, l'imprègne, l'alimente et la consume dans une boucle sans fin. Les monstres sont partout, à refluer de l'inframonde. Équipé d'un trait qui sait être dépouillé et synthétique tout en s'épanouissant dans le détail acharné, en métamorphose instantanée dès qu'il s'agit d'invoquer les créatures infernales, muant alors en lignes sinueuses et serrées, en chaos de formes organiques, le dessinateur présente à la société capitaliste un miroir qui lui renvoie l'image de son ignominie. Car c'est bien de cela qu'il s'agit au fond dans Une Volvo blanche ; derrière le récit de genre mené tambour battant, derrière les situations loufoques, l'absurdité glaçante, soulever le voile d'une mécanique productiviste qui débloque à tous les étages, et observer les monstres qui en découlent. Est-ce l'Enfer qui pousse l'industriel et le politique en des contrées étroites, ou bien l'Enfer est-il convoqué par eux pour des pactes faustiens sans cesse renouvelés ? La réponse reste délibérément floue, mais on salue la capacité d'Erik SVETOFT à composer une image de ce qui relie ces deux sphères, à avoir pleinement intégré ce que ses visions cauchemardesques pouvaient figurer des marécages véreux de notre réalité industrialo-consumériste. Ainsi, dans cette Volvo Blanche complètement pétée, la monstruosité, la déliquescence, l'abjection, en covoiturage avec l'absurdité, la dérision et le rire grinçant, incarnent de manière repoussante mais néanmoins puissante, expressive - on serait tenté d'écrire réaliste - l'univers cataclysmique que l'on s'est construit par le capitalisme. Et face aux horreurs des Ténèbres, la monstruosité banale de l'humain fait figure de sérieuse concurrente. On ressort de cette virée jouissive avec les sens retournés et l'estomac dans les talons, mais euphorique de s'être abîmé copieusement dans les replis crasseux de l'habitacle. Erik SVETOFT, Une Volvo blanche, 2025, L'Employé·e du Moi, trad. Jean-Baptiste Coursaud

Librairie Myriagone

On s'est bouffés quelques grosses patates dans la tête ces derniers temps, plaisir de partager avec vous des œuvres de haute intensité, à faire figurer absolument dans son tableau de chasse des lectures 2025.

@MismaEditions

https://www.librairiemyriagone.fr/2025/04/05/intensit%C3%A9-de-la-vie-violence-et-amour-en-son-centre/

#myriagone #librairieindependante #angers #litterature #bandedessinee

INTENSITÉ DE LA VIE, VIOLENCE ET AMOUR EN SON CENTRE

The End of the Fucking World, Charles FORSMAN, L'Employé du Moi Koma, Leonie OTT & Mazlum NERGIZ, Misma L'Amour est demeuré plus fort, Julien VITEAU, Éditions de L'Ogre T'es Mort, Sam SAX, La Croisée Coup de Chaud, Laura Ortiz Gómez, Do

Librairie Myriagone

OYÉ OYÉ ! Sergio AQUINDO sera bientôt à la librairie pour une rencontre qui s'annonce passionnante à propos de son dernier livre tout juste publié chez Rackham : "Tout va mal - Journal d'un dessinateur de presse".

Réservez votre soirée du vendredi 25 avril et soyez des nôtres !

#myriagone #librairieindependante #angers #sergioaquindo

Vendredi soir, 21 Mars, à 19h, ça va monginer sévère ! Avec Martin MONGIN et @tusitala_editions on va passer en revue "Le Livre des Comptes", et ceux-là seront dûment rendus. Pour la jouer festif on boira un verre en même temps qu'on causera, alors joignez-vous à nous !

#myriagone #librairieindependante #litterature #rencontrelitteraire #martinmongin #lelivredescomptes

❤️3e tirage!❤️
Merci à celles et ceux qui continuent de lire et faire lire Mascaró, le chasseur des Amériques, de Haroldo Conti (trad. Annie Morvan).
Et un énorme merci à Andreas Lemaire de la librairie #Myriagone à #Angers qui, grâce à la force de ses bras (qu'il a très musclés, évidemment) et surtout grâce à son enthousiasme, a vendu à lui tout seul plus de 230 exemplaires de cette merveille (quand on dit qu'il faut le cloner...)
#HaroldoConti #Máscaro #Littérature #Mastolivre #MastoBook
Une superbe note de lectures croisées sur L'Affabulateur, de Jakob Wassermann (trad. Dina Regnier Sikiric et Nathalie Eberhardt), et Anna Thalberg, d'Eduardo Sangarcía (trad. Marianne Millon), par Andreas Lemaire de la librairie #Myriagone à #Angers. Un grand merci!
#JakobWassermann #EduardoSangarcía #Littérature #MastoLivre #Mastobook
Apparemment, Andreas Lemaire de la librairie #Myriagone à #Angers a beaucoup aimé Le Trille du diable, de Daniel Moyano, et il le dit, comme toujours, de la plus belle des manières! Merci! (Le livre paraît ce jeudi.)
http://www.ladernieregoutte.fr/livres/le-trille-du-diable/
#DanielMoyano #LeTrilleDuDiable #Littérature #MastoLivre #Mastobook
La dernière goutte » Le Trille du diable

La dernière goutte, une maison d'édition indépendante qui aime le verbe, les mots, ce qui claque, ce qui fuse, ce qui gifle et qui griffe et qui mord.