Ni carnée ni carencée !

C’est en ce mois de Veganuary que vient de paraître ce petit bijou qu’est «Ni carnée ni carencée », un ouvrage synthétique qui déconstruit les idées reçues les plus tenaces concernant le végétalisme.

Très accessible, il a manifestement été conçu pour répondre aux interrogations des personnes concernées de près ou de loin par le sujet : les personnes végé, mais aussi leurs proches, les professionnel⸱les de santé qui les accompagnent, et plus globalement tout le monde en fait !

Il y est bien évidemment question d’équilibre nutritionnel (protéines, vitamine B12, iode, omégas 3…), mais aussi de soja, d’impact environnemental, de pureté militante, de TCA et de politique… entre autres choses.

Rédigé par Marie-Gabrielle Domizi (diététicienne) et Sébastien Demange (médecin généraliste), que j’apprécie pour leur rigueur scientifique et leur naturel sympathique, je ne peux qu’en recommander la lecture à quiconque se poserait des questions sur le végétalisme ou le véganisme. A mettre entre toutes les mains !

« Ni carnée ni carencée », par Marie-Gabrielle Domizi et Sébastien Demange, aux éditions La Plage, 2026.

#Flexitarisme #Nutrition #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

Être écolo jusque dans l’assiette !

En ce jour d’ouverture de la COP30, parlons un peu d’écologie dans l’assiette !

Si la plupart d’entre nous pense volontiers qu’être écolo en terme d’alimentation c’est manger bio, local et zéro déchet, nous somme encore trop peu à considérer le principal levier dont nous disposons, qui est la végétalisation des repas. Et c’est bien dommage, car réduire ou supprimer sa consommation de produits d’origine animale, c’est (de très loin!) l’écogeste individuel qui a le plus d’effet sur l’impact environnemental de nos repas, notamment en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les ressources en eau employées, mais aussi en atténuant l’impact sur la biodiversité.

Loin de moi l’idée de vous dissuader de consommer local, bio et zéro déchet ! Ce sont des habitudes tout ce qu’il y a de plus louables et je vous encourage à les maintenir si vous les avez déjà adoptées. Mais pour optimiser l’impact environnemental de son assiette, rien ne vaut la réduction ou suppression de la viande et des produits laitiers, deux catégories d’aliments à l’impact environnemental désastreux.

Cela nécessite de repenser son alimentation en intégrant notamment plus souvent des aliments végétaux riches en protéines et en fer, tel que les légumineuses (pois chiches, lentilles, soja, haricots secs…) et leurs variantes (pâtes de légumineuses, tofu, protéines de pois texturées, flocons de légumineuses…). Ce qui est à la fois plus écolo, moins onéreux et compatible avec une alimentation locale, bio et zéro déchet ! Tout en étant bien évidemment bénéfique en terme de bien-être animal, cela va sans dire.

Il est par contre important d’avoir une certaine vigilance concernant la vitamine B12, car lorsque l’on consomme moins de 7 portions de viande ou de poisson par semaine, on s’expose à un risque de carence lié à un déficit d’apports alimentaires. Dans ce contexte, il suffit de prendre un complément de vitamine B12 (qui est issue de la synthèse bactérienne), en respectant les dosages recommandés selon votre âge. A ce sujet, je renvoie bien volontiers vers les notes scientifiques de l’ONAV sur les besoins en vitamine B12 des personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes, mais aussi à Végéclic.com, outil en ligne d’aide à la prise en charge médicale de ces mêmes personnes. Et je vous encourage bien sûr à vous faire accompagner par un⸱e médecin ou diététicien⸱ne formé⸱e aux spécificités des alimentations végétales si vous en ressentez le besoin.

Source des visuels :

– Tableau des écogestes individuels : Carbone 4, Alexia Soyeux, rapport « Faire sa part », juin 2019

– Tableau des émissions de gaz à effet de serre par aliment : Our world in data, Hannah Richie, article « You want to reduce the carbon footprint of your food? Focus on what you eat, not whether your food is local », janvier 2020

– Tableau de l’impact environnemental du lait et des alternatives végétales au lait : Our world in data, Hannah Ritchie, article « Dairy vs. plant-based milk: what are the environmental impacts? », janvier 2022

– Arbre décisionnel vitamine B12 : vegeclic.com

Voir également l’étude suivante, qui étudie l’impact environnemental de l’alimentation (émission de GES, consommation d’eau, utilisation des sols, eutrophisation, biodiversité) selon la proportion de produits d’origine animale : Scarborough, P., Clark, M., Cobiac, L. et al. Vegans, vegetarians, fish-eaters and meat-eaters in the UK show discrepant environmental impacts. Nat Food 4, 565–574 (2023) – Je parlais de cette étude ici : https://sohan-tricoire.fr/etre-vegetarien-cest-meilleur-pour-lenvironnement/

#Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétarisme

Alimentations végétales : quelles sont les connaissances des professionnel-le-s de la diététique ?

Les personnes végétariennes représentent une part croissante de la population française : d’après une enquête récente, 2,2 % des adultes déclarent avoir adopté un régime sans viande, c’est-à-dire pescetarien, végétarien ou végétalien (voir note 1 – dont environ 0,5 % de végétaliens). La diminution de la consommation de viande et de poisson touche également un quart des français-e-s interrogé-e-s, qui se déclarent flexitarien-ne-s. Par ailleurs, le marché des alternatives végétales à la viande et aux produits laitiers connaît une croissance très importante, ces produits devenant peu à peu des aliments de consommation courante (voir note 2).

Quelles que soient les motivations de ces choix (éthique animale, enjeux écologiques, raisons de santé, croyances religieuses…), ces régimes alimentaires sont de plus en plus adoptés. Ils restent cependant encore peu abordés dans les cursus de formation en diététique, notamment du fait que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) ne les aborde que de manière très superficielle.

Si dans le cadre de l’un de mes stages de BTS diététique, j’ai été amenée à consulter plusieurs études soulignant la méconnaissance des médecins au sujet de ces alimentations, je n’ai par contre pas trouvé d’étude sur la perception de ces alimentations par les professionnel-le-s de la diététique. Il m’a donc paru pertinent de réaliser mon étude personnelle de BTS autour de la question suivante : quelle est la perception que les diététicien-ne-s ont des alimentations végétales ?

Pour répondre à cette interrogation, j’ai dans un premier temps élaboré un questionnaire destiné aux diététicien-ne-s exerçant en France après l’obtention du BTS diététique. J’ai volontairement mis de côté les personnes exerçant après obtention d’un DUT, puisque les enseignements ne sont pas tout à fait identiques, et que je voulais avoir un aperçu sur la base du cursus de formation le plus courant.

Pour rédiger les questions, je me suis notamment inspirée des études menées en thèse de médecine générale par les Dr Defer et Passelergue (voir note 3). J’ai souhaité réaliser un questionnaire suffisamment court (10 questions) pour faciliter l’adhésion des participant-e-s et obtenir un maximum de réponses complètes. L’objectif de ce questionnaire était d’évaluer les connaissances que les diététicien-ne-s ont des alimentations végétales (végétarisme et végétalisme) à travers leur aptitude à les définir, leurs connaissances sur les risques de carences, et les examens complémentaires spécifiques qu’iels suggèrent à leur patientèle végé.

J’ai ensuite diffusé ce questionnaire à plusieurs reprises sur des groupes de diététicien-ne-s sur les réseaux sociaux. Le choix d’un questionnaire diffusé de cette manière expose à un possible biais de sélection, voire de confirmation : les diététicien-ne-s ayant une alimentation végétale sont plus susceptibles de répondre à l’enquête, et ont potentiellement plus de connaissances à ce sujet. Afin de limiter autant que possible ce biais de sélection, j’ai choisi d’ajouter une question sur le régime alimentaire des répondant-e-s, afin d’analyser les résultats à la lumière de cette information.

Dans l’objectif de faciliter le traitement (anonyme) des résultats et de limiter le biais méthodologique qui serait induit par une mauvaise formulation de questions, le questionnaire reposait majoritairement sur des questions fermées à choix multiple.

Analyse des données recueillies

Avec un total de 85 réponses (dont 82 exploitables), les résultats de cette étude n’ont pas du tout la prétention d’être représentatifs. Ils permettent cependant de proposer un état des lieux de la perception que les diététiciennes qui ont répondu ont des alimentations végétales.

La majorité des personnes ayant répondu étant des femmes, je parlerai désormais de « diététiciennes » et de « répondantes » pour parler d’elles. Parmi les répondantes, 84 % déclarent avoir des personnes végé dans leur entourage et/ou leur patientèle, 11 % déclarent avoir une alimentation végétarienne ou végétalienne, et 51 % se disent flexitariennes. C’est bien au-delà des pourcentages que l’on retrouve dans la population générale. Il est donc plus que nécessaire d’étudier les résultats du questionnaire en prenant en considération ces spécificités.

Si toutes les répondantes définissent plutôt bien les composantes d’une alimentation végétalienne, il existe de grandes disparités au sujet de l’alimentation végétarienne, pour laquelle seuls 60 % des répondantes non végé donnent une définition correcte.

Près de 30 % des répondantes non végé pensent en effet que le poisson est un aliment végétarien, et 8 % ignorent que les œufs entrent dans la composition d’une alimentation végétarienne. Seule 1 répondante qui qualifie son alimentation de végétarienne estime par contre que le poisson est un aliment végétarien.

Si les répondantes végé définissent plus justement les alimentations végétales que les autres, elles n’ont pas une meilleure connaissances des risques avérés de carences pour les alimentations végétales. Le risque de carences en protéines, en fer et en calcium est largement surestimé (particulièrement par les répondantes non végé). Le risque de carence en vitamine B12 pour les personnes végétariennes ou végétaliennes est par contre clairement sous-évalué, ainsi que le risque de carence en iode et en acide gras essentiels pour les personnes végétaliennes (voir note 4). On note par ailleurs une étonnante crainte de carence en vitamine B9 pour les personnes végétaliennes (27 % des répondantes non végé), alors que les principales sources alimentaires (hormis le foie) sont végétales…

Cette tendance à surestimer les risques de carences en fer se retrouve dans les recommandations de bilans biologiques : 49 % des répondantes recommanderaient un bilan martial à leur patientèle végé.

De manière surprenante par contre, bien que la majorité d’entre elles ait conscience d’un risque avéré de carence en vitamine B12, seuls 46 % des répondantes orienteraient leur patientèle végé vers un dosage de la vitamine B12.

Les craintes de carences sont cependant telles que 12 % des répondantes orienteraient leur patientèle végé vers la mise en place d’un bilan sanguin complet régulier, et 6 % vers une albuminémie (donc avec un présupposé de dénutrition et la volonté de déterminer la sévérité de l’état de dénutrition).

Cette difficulté à définir correctement les alimentations végétales et à prendre en considération les risques avérés de carences qui en découlent (sans les sur ou sous-estimer) peut être mise en regard avec le fait que 54 % des répondant-e-s déclarent que leur principale source de connaissances sur les alimentions végétales réside dans diverses lectures et recherches personnelles.

Seuls 33 % des répondantes estiment que leurs connaissance à ce sujet émanent des enseignements du BTS diététique, dont plusieurs indiquent qu’ils sont insuffisants.

Ce qui justifie que 13 % des répondantes aient sollicité une formation ultérieure sur les alimentations végétales (en dehors du circuit de l’Éducation Nationale, en l’occurrence une formation d’une journée de l’AFDN – Association Française des Diététiciens Nutritionnistes, ou de 2 jours avec une diététicienne indépendante). Les sources de connaissances des répondantes sur les alimentations végétales sont donc variées, mais surtout de qualité variable et incertaine.

On peut également noter que les répondantes semblent particulièrement confiantes en leurs connaissances sur les sujets abordés, puisque sur les 246 opportunités offertes de cocher la réponse « je ne sais pas » (3 questions pour chacun des 82 répondantes), cela n’a été fait que 10 fois, et exclusivement sur le sujet des bilans biologiques. Ce qui ne semble pas anormal eu égard au fait que les deux tiers des répondantes ont obtenu leur diplôme récemment (depuis moins de 5 ans).

Mais si l’on met en regard la quasi-absence de réponse « je ne sais pas » avec la proportion importante de réponses erronées, on peut imaginer que les répondantes font preuve d’une confiance excessive en leurs connaissances. Ce qui n’est pas sans rappeler l’effet Dunning-Kruger (autrement nommé effet de sur-confiance – voir note 5), selon lequel les personnes les moins qualifiées dans un domaine auraient tendance à sur-estimer leur compétence…

Je citais tout à l’heure les travaux de thèse des Dr Passelergue et Defer : ceux-ci concluent que les craintes des médecins généralistes concernant les régimes végétarien ou végétalien et leurs potentiels risques ne semblent pas fondées sur la littérature, mais bien sur une représentation personnelle ou sociale associée à un manque de formation concernant ces sujets. Il semble en être de même pour les diététiciennes, répondantes qu’elles soient elles-mêmes végétariennes/végétaliennes ou pas.

Limites de cette étude personnelle

Si l’analyse des résultats permet de mettre en évidence une perception biaisée des alimentations végétales par les diététiciennes répondantes, elle ne permet par contre pas d’en mesurer les conséquences sur la prise en charge nutritionnelle de la patientèle concernée, ni sur la qualité de la relation entre les diététiciennes et la patientèle végé.

Les travaux réalisés par le Dr Demange (voir note 6) ont par exemple révélé qu’un attitude perçue comme négative vis à vis du végétarisme de la part du médecin, ou bien la recommandation de consommer des produits carnés à des patient-e-s végétarien-ne-s, pouvaient avoir pour conséquence de dégrader la relation entre le médecin et sa patientèle, notamment en favorisant :

  • les non-dits (un-e patient-e végé sur trois hésite à parler de ses symptômes à son médecin, de peur qu’il soit relié à son végétarisme),
  • la non observance des conseils ou prescriptions (40% des patient-e-s végé ont déjà arrêté un traitement prescrit, dont près de 30% car il contenait des produits d’origine animale)
  • et un recours accru à l’automédication et à des « médecines » dites alternatives ou complémentaires (naturopathie, médecine traditionnelle chinoise, homéopathie etc).

Il serait donc particulièrement pertinent d’étudier si la perception biaisée que les diététicien-ne-s ont des alimentations végétales a des conséquences équivalentes sur une patientèle végé. C’est en tout cas une conséquence à redouter et à prendre en considération, afin de garantir une prise en charge nutritionnelle convenable et le maintien dans le circuit médical pour cette part grandissante de la population française.

Propositions et ressources fiables

Au regard de ces éléments il me semble opportun de souhaiter une meilleure formation des professionnel-le-s de la diététique sur les alimentations végétales, à travers notamment une meilleure prise en considération de ces alimentations dans le PNNS et dans les programmes d’enseignement du BTS diététique.

Il semblerait également pertinent de prévoir des enseignements en lien avec les méthodes de recherche et les niveaux de preuve, afin que les diététicien-ne-s en exercice puissent efficacement maintenir à jour leurs connaissances, en se référant aux publications scientifiques en lien avec la nutrition. Dans cette logique, une initiation à l’esprit critique permettrait de conférer plus de rigueur aux diététicien-ne-s, en leur permettant de repérer les arguments fallacieux, biais cognitifs et sophismes qui sous-tendent les préjugés qui alimentent une perception des alimentations végétales éloignée des réalités scientifiques.

Afin de contribuer modestement à cet élan, j’ai élaboré une fiche synthétique que j’ai adressée aux répondantes du questionnaire qui m’ont laissé une adresse mail. J’ai pris le temps d’y préciser quelques précautions importantes pour évaluer la validité des ressources au sujet des alimentations végétales. Il me paraît judicieux de les partager ici également, car de nombreux préjugés et idées fausses circulent encore sur les alimentations végétales.

Pour lutter contre cette désinformation, méfiez vous des données sur les alimentations végétales que vous serez amenées à croiser dans le cadre de vos lectures et recherches personnelles – et tout particulièrement lorsque ces données :

  • ne sont pas sourcées ;
  • ne sont pas basées sur des publications scientifiques publiées dans des revues à comité de lecture (review, méta-analyses, études de cohorte etc.) ;
  • émanent de personnes qui ne sont pas professionnel-le-s de santé ;
  • en appellent à la tradition, au bon sens et/ou à l’ancienneté d’une pratique alimentaire pour en justifier les bienfaits (arguments fallacieux) ;
  • promeuvent les pseudo-médecines (naturopathie, micro-nutrition, hygiénisme, frugivorisme…) ;
  • insistent sur la dimension « naturelle » et/ou « thérapeutique » de l’alimentation ;
  • occultent ou nient la nécessaire complémentation en vitamine B12 pour les personnes flexitariennes, végétariennes et végétaliennes.

Pour compléter et/ou mettre à jour vos connaissances des alimentations végétales, je vous suggère quelques ressources francophones fiables, publiées par des professionnel-le-s de santé ayant une expertise spécifique à ce sujet, et basées sur la littérature scientifique :

Ajout octobre 2022 : une toute nouvelle formation vient de voir le jour au sein du Centre de Formation Diététique et Comportement (edit au 24/02/2025 – la formation n’est plus hébergée par le CFDC mais est désormais accessible directement ici https://virginiebach.fr/formations/, avec une mise à jour récente),

Je place également beaucoup d’espoir dans l’ouvrage à paraître le mois prochain qui s’intitule « La meilleure façon de manger végétal », fruit du travail collaboratif de Léa Lebrun et Fabien Badariotti. Mais je vous en dirai plus quand j’aurai pu le lire et me faire un avis à son sujet (je l’ai déjà pré-commandé…).

J’ajoute également ici des ressources spécifiques à la restauration collective :

Il y a encore un long chemin à parcourir pour que les professionnel-le-s de la diététique aient une perception convenable des alimentations végétales, mais on ne peut désormais plus dire que les ressources ne sont pas accessibles, et c’est déjà un grand pas en avant !

1- Étude réalisée par l’IFOP pour FranceAgriMer en 2021.

2- Good Food Institute, 2020 State of the Industry Report, Plant-based meat, eggs and dairy, 2021.

3- Defer N., État des connaissances des médecins généralistes de France métropolitaine concernant les patients suivant un régime d’exclusion en soins primaires, thèse de médecine générale, Université de Lille, 2017.

Passelergue L., Caractéristiques des connaissances sur l’équilibre nutritionnel des personnes végétariennes ou végétaliennes chez les médecins généralistes normands, thèse de médecine générale, Université de Caen Normandie, 2018.

4- Neufingerl N., Eilander A., Nutrient intake and status in adults consuming plant-based diets compared to meat-eaters: a systematic review, Nutrients 2022, 14(1), 29

5 – Sur l’effet Dunning-Kruger : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Dunning-Kruger

6 – Demange S., La relation médecin-patient au regard du végétarisme, thèse de médecine générale, Université Jean-Monnet, Saint-Étienne, 2017.

S’il vous est plus agréable d’écouter ou de regarder une vidéo plutôt que de lire cet article, retrouvez son contenu en ligne sur l’une de mes chaînes :

#Diététiciennes #Diététique #Flexitarisme #Végétalisme #Végétarisme

Mise à jour du rapport EAT Lancet !

Ça y est, la commission scientifique EAT-Lancet a publié la mise à jour de ses travaux publiés il y a 6 ans déjà, sur des systèmes alimentaires justes, sains et durables !

https://eatforum.org/update/eat-lancet-commission-warns-food-systems-breach-planetary-limits/

Les points clés du rapport sont les suivants :

– Des changements alimentaires globaux pourraient éviter plus de 15 millions de décès prématurés chaque année dans le monde. Cela passe par l’adoption d’un régime alimentaire équilibré faisant la part belle aux fruits, légumes, céréales complètes, graines oléagineuses et légumineuses, tout en réduisant drastiquement la consommation de viande, produits laitiers et aliments sucrés.

– L’alimentation est le facteur qui contribue le plus au dépassement de 5 des 9 limites planétaires identifiées (changement climatique, préservation des écosystèmes, déforestation, acidification des océans etc…).

– Les systèmes alimentaires sont responsables d’environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre ; leur transformation permettraient de réduire de plus de moitié ces émissions.

– Moins de 1 % de la population mondiale vit actuellement dans un espace « safe » et juste, où les droits de la population et leurs besoins nutritionnels sont respectés.

– Les 30 % des plus riches sont responsables de plus de 70 % des dégâts environnementaux causés par l’alimentation.

Comme cela a été le cas lors de la publication de leurs précédents travaux, il faut s’attendre à voir leurs détracteurs (pour la plupart au service des lobbys de la viande ou des produits laitiers) dérouler leurs contenus de désinformation… Soyez donc vigilant.e.s dans les semaines à venir si vous êtes amené.e.s à lire ou écouter des contenu au sujet de EAT Lancet : prenez du recul et gardez votre esprit critique affûté ! A ce sujet, voir le rapport effarant de la Changing Markets Foudation, dont est issu le visuel partagé ci-dessous : https://changingmarkets.org/press-releases/un-rapport-majeur-sur-lalimentation-pour-la-sante-et-le-climat-est-menace-par-de-la-desinformation/

#Diététique #Ecologie #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

Reprise des consultations !

Fini l’été, mais aussi fini le salariat ! Je reprends les consultations dès le mois d’octobre 🤗

🍎 Diététicien·ne basé·e à Toulouse, je suis spécialisé·e dans l’accompagnement des personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes ou souhaitant le devenir.

🌍 Je consulte en visio uniquement, sans limite géographique donc.

💰 Je pratique le prix libre, c’est à dire que je vous laisse choisir combien régler pour chaque consultation.

🔍 Je m’attache à formuler des recommandations basées sur des preuves scientifiques, et à déconstruire les croyances dangereuses liées à des pratiques non éprouvées.

💜 Je suis par ailleurs engagé·e contre toutes formes de discrimination (sexisme, racisme, grossophobie, transphobie, validisme…). J’essaie donc autant que possible d’adopter une posture inclusive à l’égard de toustes, et je m’inscris dans une démarche de constante amélioration à ce sujet.

Si vous vous demandez pourquoi consulter, vous pouvez jeter un œil ici : Pourquoi consulter ?

Si vous voulez prendre rendez-vous, c’est par ici : Tarif et prise de rendez-vous

Si vous voulez en savoir plus sur moi (formations, liens d’intérêt…), c’est là : Qui suis-je ?

#Diététique #Flexitarisme #vegan #véganisme #Végétalisme #Végétarisme

🍽️
EAT ZE RICH au XIVe s.

Ils déclarèrent que tous les nobles du royaume de France, chevaliers et écuyers, haïssaient et trahissaient le royaume, et que cela serait grands biens que tous les détruisent.
[…]
Lors se recueillirent et s'en allèrent sans autre conseil et sans nulle armure, seulement armés des bâtons ferrés et de couteaux, en premier à la maison d'un chevalier qui près de là demeurait. Si brisèrent la maison et tuèrent le chevalier, la dame et les enfants, petits et grands, et brûlèrent la maison.
[…]
Ils tuèrent un chevalier et boutèrent en un hâtier et le tournèrent au feu, et le rôtirent devant la dame et ses enfants.
— Jean Froissart, Chroniques.

#eattherich #etzerich #cantinepopulaire #alimentationdurable #flexitarisme #mangeonslesriches #bonappétit

L’ANSES publie enfin des recommandations nutritionnelles pour les personnes végé !

Vous avez dû voir passer la nouvelle : le groupe de travail de l’ANSES qui travaillait depuis de longues années sur les populations végétariennes a enfin publié ses recommandations nutritionnelles !

Je n’ai pas eu le temps d’aller lire tout cela dans le détail pour l’instant, mais je vous renvoie bien volontiers vers la synthèse qu’en a fait l’Observatoire National des Alimentations Végétales (ONAV), à lire ici : https://lonav.fr/resume-des-recommandations-de-lanses-pour-les-alimentations-vegetariennes/

L’autre actualité qui a fait beaucoup de bruit, c’est la publication, hier, du rapport de l’ANSES sur la consommation en isoflavones, dont le soja est le plus grand vecteur dans la population humaine. L’ANSES recommande en effet d’éviter de servir des aliments à base de soja dans la restauration collective, quelque soit l’âge des convives, craignant une surconsommation délétère. Ces conclusions contreviennent à celles publiées par l’ONAV dans sa position de 2024 (à lire ici : https://lonav.fr/position-de-lonav-relative-a-la-consommation-alimentaire-de-soja-et-a-son-action-sur-la-sante-humaine/). L’ONAV a d’ailleurs immédiatement réagi au rapport récent de l’ANSES en publiant aujourd’hui un article critique fourni rédigé par le Dr Demange, que vous pouvez lire par ici si le sujet vous intéresse : https://lonav.fr/analyse-critique-avis-anses-isoflavones-soja-restauration-collective/

Bonne lecture !

#Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

Résumé des recommandations de l’ANSES pour les alimentations végétariennes

ALLELUIA !

Observatoire national des alimentations végétales
Plus de la moitié des Français disent avoir diminué leur consommation de viande depuis trois ans

D'après un sondage Harris Interactive pour l'association Réseau action climat, la baisse de la consommation de viande est majoritairement liée à des raisons économiques, mais aussi des raisons de santé, de conscience environnementale et du bien-être animal.

Franceinfo

Se former pour accompagner au mieux les personnes végé

C’est avec une joie immense que je partage avec vous la nouvelle : la formation de Virginie Bach est de nouveau en ligne ! Après quelques mois passés à la mettre à jour et à lui préparer un espace de diffusion plus convenable, voici de nouveau accessible LA formation destinée aux médecins et diététicien·nes qui souhaitent optimiser le prise en charge de leur patient·es flexitarien·nes, végétarien·nes ou végétalien·nes de tout âge : https://virginiebach.fr/formations/

Pour avoir suivi la précédente édition de cette formation, je peux vous assurer qu’elle est tout d’abord facile d’accès car elle est dispensée en distanciel, en e-learning. Ce qui signifie que vous pouvez la suivre tranquillement installé·e chez vous, à votre rythme, quand vous voulez et quand vous pouvez. Elle est d’ailleurs très accessible financièrement également puisqu’elle est commercialisée à 149€ (avec un tarif préférentiel à 99€ pour les adhérent·es de l’ONAV et abonné·es MonSuiviDiet).

Cette formation a été créée et mise à jour par Virginie Bach, diététicienne membre du conseil scientifique de l’ONAV, l’Observatoire National des Alimentations Végétales. Et clairement, on sent qu’il y a eu un travail monstrueux pour préparer cette formation ! Toutes les données sont sourcées, et à la fin de chaque séquence on peut retrouver les publications scientifiques qui servent de fondement à la formation, dans le cas où on voudrait aller les lire ensuite. D’ailleurs une petite partie de la formation est dédiée à la compréhension des études sur la nutrition, ce qui est un vrai « plus » !

Un point très positif, c’est que Virginie est précautionneuse et prudente dans ses affirmations, et elle sait faire preuve de nuances pour aborder la complexité et la diversité des alimentations à dominante végétale. On est bien loin des clichés et des dogmes, là on est vraiment dans une approche méthodique et scientifique de la nutrition.

Et la formation est très complète ! Les nutriments clés sont longuement détaillés, avec une attention toute particulière portée à la vitamine B12 bien évidemment, mais aussi, entre autres, aux protéines, aux acides gras, au fer et au calcium. Dans une autre longue partie, les spécificités liées aux nourrissons, aux enfants, aux personnes enceintes et allaitantes et aux personnes âgées sont également abordées, avec plusieurs cas cliniques. Virginie n’oublie pas de faire aussi un point sur les liens entre alimentation végé et santé, notamment en parlant du diabète, des cancers, des maladies inflammatoires chroniques des intestins et des maladies cardiovasculaires, avec un focus spécifique sur le syndrome de l’intestin irritable et le régime FODMAPs. Il y a même une partie très pertinente sur les liens entre alimentation végétale et troubles du comportement alimentaire. Dans une autre partie, il est aussi question des mythes autour de l’alimentation « naturelle », et Virginie profite de ce sujet pour aborder la question des aliments transformés, et plus précisément des simili viandes, simili poissons ou simili fromages. Et la formation se termine sur une partie très pratique, qui passe en revue les incontournables des alimentations végé, en faisant notamment un focus sur le soja et les mythes qui l’entourent.

Et pour s’assurer que l’on a bien compris et vérifier ce que l’on a retenu, il y a après chaque séquence un petit quiz qu’il faut réussir pour passer à la séquence suivante.

Au total, il y a pas moins de 12h de cours à visionner ! A mon sens il manque juste une toute petite partie sur les populations sportives, et là ça serait parfaitement parfait !

Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette formation. Elle m’a passionné autant dans la théorie que dans sa dimension pratique, et je ne doute pas qu’elle vous passionnera également ! N’hésitez pas à en parler autour de vous 😉

Au passage, j’en profite pour formuler un grand merci à Virginie Bach qui a travaillé d’arrache-pied pour réaliser cette formation et la mettre à jour, bravo pour ce travail d’intérêt général !

#Diététique #Flexitarisme #Nutrition #Végétalisme #Végétarisme

Formations sur les alimentations végétariennes

Depuis 2022, je propose une formation pour les médecins et diététicien·nes sur les alimentations végétariennes (végétarisme, végétalisme, flexitarisme).

Virginie Bach
Viande VS alternatives végétales | Sohan Tricoire

Dans une étude toute récente, des chercheureuses se sont intéressé·es de près au profil nutritionnel des alternatives végétales à la viande commercialisées en Belgique, c’est à dire aux substituts végétaux aux steaks, au bacon, à la viande hachée, aux saucisses, aux nuggets etc. Iels ont analysé la composition de TOUTES ces alternatives végétales commercialisées dans les supermarchés belges en 2022, et ont fait des comparaisons avec leurs équivalents carnés.

Sohan Tricoire