CLANDÉ LECTURE
La Vie devant soit d’Émile Ajar (ou comme révélé plus tard, de Romain Gary) Prix Goncourt 1975
Momo vit chez Madame Rosa. Momo est un fils de prostituée, Madame Rosa est une ancienne travailleuse du sexe rangée des voitures et qui, à Belleville, accueille contre de l’argent des enfants de prostituées dans son vieil appartement au 6e sans ascenseur. Il est musulman (probablement), et n’a pas de parents. Elle est une vieille juive rescapée des camps. Et sa santé commence à décliner…
J’ai rarement lu un texte prenant aussi habilement le point de vue de l’enfant. Le récit est enfantin sans être lourdingue. Et il récit à ne pas être plombant malgré la gravité du sujet, grâce entre autre à l’incroyable galerie de portraits dans un Belleville dont on ne voit pas la reconstruction en cours. Déménageurs, vieux retraité marocain, Madame Lola qui travaille au Bois de Boulogne (personnage transgenre incroyablement bien écrit pour l’époque) et le Docteur Katz.
Un prix Goncourt mérité, si on fait abstraction du fait que Monsieur Gary a triché.
Édition Mercure de France/Le Grand Livre du mois récupérée dans la Boîte à livres du boulot.
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