Imaginez un instant.
Du jour au lendemain, chaque personne sur Terre sâest fait un nouvel ami. Cet ami a une particularitĂ©âŻ: quelque soit la question que vous lui posez, il vous donnera de but en blanc une rĂ©ponse. 50âŻ% du temps la rĂ©ponse sera juste, 50âŻ% du temps la rĂ©ponse sera fausse. Non seulement votre ami vous prĂ©sentera toujours sa rĂ©ponse comme Ă©tant la plus juste possible, mais en plus il la formulera de façon Ă ce quâelle ait lâair extrĂȘmement convaincante.
Imaginez maintenant que vous ĂȘtes un·e enseignant·e. Certain·e·s de vos Ă©lĂšves commencent Ă demander Ă leur nouvel ami de faire leur travail pour eux. DâaprĂšs vous, quelle devrait ĂȘtre votre rĂ©actionâŻ? De hausser les Ă©paules, de se dire quâil faut vivre avec son temps et mĂȘme dâexpliquer Ă qui veut bien lâentendre que lâami qui ment la moitiĂ© du temps a des vertus pĂ©dagogiquesâŻ? Ou dâexpliquer Ă vos Ă©lĂšves en quoi leur ami nâest pas fiable (et accessoirement de leur dire de se trouver de meilleur·e·s ami·e·s)âŻ?
Dis comme ça, la rĂ©ponse semble Ă©vidente. Alors pourquoi est-ce quâil y a des gens qui continuent benoĂźtement de promouvoir lâusage dâIA conversationnelles comme outils pour lâapprentissageâŻ?!




