Ursula Le Guin, Le langage de la nuit
#fantasy #leguin

Après un an de mobilisation, l'auto-attestation pour les logiciels de caisse est rétablie. Dolibarr, Pastèque et l'écosystème libre français peuvent enfin respirer. Comment l'April a fait plier le législateur.
« Faites des gosses, pas la grève. »
OK Dude, mais alors on fait le package complet.
Parce que faire des enfants, ce n’est pas un hobby ni un levier de com’. C’est des places en crèche réelles, pas des listes d’attente longues comme un jour sans budget. C’est des maternités de proximité pas au diable, des services pédiatriques, des médecins et pas des déserts sanitaires avec numéro d’urgence en guise de doudou.
C’est des écoles qui tiennent debout, pas des classes surchargées et des profs pressés comme des citrons, juste avant d’être poignardés par des ados désespérés par le monde de merde que tu leur offres sans leur proposer l’ombre d’une prise en charge psy (sauf les pompiers pour les cellules d’écoute après la mort du prof, 'videmment).
C’est des facs financées, des logements accessibles, des transports qui fonctionnent, une santé mentale prise en charge autrement qu’avec des affiches.
Mais c’est pas ça que tu as prévu, hein ?
Ce mercredi 4 février, l’antifasciste Maja T. a été condanmé·e à huit ans de réclusion en Hongrie pour s'être opposé·e à un défilé Nazi dans le pays.
Arrêté·e à Berlin en décembre 2023, l'Allemagne l'avait illégalement extradé·e vers la Hongrie malgré les risques pour sa personne. Pays où le système judiciaire est largement soumis au pouvoir d'Orban et son idéologie d'extrême droite qui nie le droit d'exister aux minorités de genre.
WHITEDATE : LE TINDER DES NÉONAZIS HACKÉ ET DÉTRUIT PAR UNE POWER RANGER FORCE ROSE
D’une pierre trois coups : une pirate allemande détruit un site de rencontre néonazi, un service de don de sperme et d’ovulation suprémaciste blanc, et un site professionnel raciste.
On vous raconte cette bataille antifasciste numérique ici : https://contre-attaque.net/2026/02/05/whitedate-le-tinder-des-neonazis-hacke-et-detruit-par-une-power-ranger-force-rose/
de la répartition du temps de parole dans les discussions de groupe, il faut vraiment être actif si on veut qu'il n'y en ait pas qu'un seul qui monopolise tout et que l'on prenne de meilleures décisions.
Donc voilà où on en est.
C’est à peu près ça, le niveau d’efficacité réel des solutions qu’on agite actuellement pour “empêcher les armes à l’école”. Mettre des portiques ? Inopérant, déjà parce que toutes les armes ne sont pas en métal (dude). Fouiller les cartables ? On n’a pas le droit. Et tant mieux.
Fouiller les élèves ? On n’a pas le droit. Et tant mieux.
On n’est pas dans un aéroport et une école n’est pas censée devenir une frontière militarisée. Apparemment, à un moment, il faut le rappeler : l’école, ce n’est pas un commissariat et les gosses les usuals suspects d’à peu près tout. Et pendant qu’on agite des dispositifs sécuritaires inutiles, (tout en conspuant en boucle et com’ d’hab, le laxisme des profs et des parents) on refuse résolument l’évidence.
Je vous jure que Victor Hugo n’a PAS écrit « Le mieux c’est de transporter la prison à l’école, comme ça c’est tout de suite fait »
Ce n’est pas de flicage dont on a besoin, c’est de personnel. Des adultes, des surveillants, des infirmières scolaires, des AESH (payés comme tel.les pas comme des merdes), des psychologues, des assistants sociaux, bref des gens formés pour écouter, repérer, accompagner, bref, créer des moyens pour s’occuper des gosses et surtout de leur santé mentale.
Le premier réflexe, comme toujours, c’est leur taper dessus, le plus vite et le plus fort possible, histoire qu'ils ne bougent plus (et ne fassent pas de bruit) . Parce que visiblement, dans ce pays, on pense qu’un adolescent qui va mal ira mieux si on lui met la tête sous l’eau, les mains sur la tête et le dos au mur (oui je sais c’est compliqué comme métaphore).
C’est sidérant.
Il faut reconstruire du lien, avoir des gens pour repérer les signaux avant que ça pète, mais on préfère supprimer 4000 postes de profs.
Merci , monsieur le ministre.