@kb1234

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@nixCraft it will 👍
@nixCraft Windows is the virus you found installed on most hardware..
@nixCraft I dont think they fear any catastrophic natural event like flood, meteor or even AGI taking over. My opinion is that what they fear the most is simply humans ^^ Not because they are ultra rich but because they are "ultra tech bro" ^^ They developped so much faith in their "human are just complex machine" narrative that they lost contact with their own humanity and with that, with their human brothers and sister. For this reason, they dont trust anyone and shield themself from society.

@gbarbey génial! 🙌

@elena : example of a journalist renouncing substack 🥳

Liquidité ou solvabilité ?

https://www.didiermary.fr/notes/liquidite-solvabilite/

LiquiditĂ© ou solvabilitĂ© ? Pour toute entreprise en difficultĂ©, Ă  un moment donnĂ© les crĂ©anciers et toutes autres personnes concernĂ©es, comme les salariĂ©s par exemple, peuvent se poser la question s’ils font fassent Ă  une « simple Â» crise de liquiditĂ©s, liĂ©e Ă  un manque temporaire d’argent auquel il est possible de remĂ©dier a priori, ou Ă  un sĂ©vère problème d’insolvabilitĂ©, du fait d’un bilan dĂ©sĂ©quilibrĂ© par une absence de valeur concrète des activitĂ©s.

Si l’on prend pour exemple rĂ©cent et retentissant, le cas de FTX, la bourse d’échanges de cryptos qui a brutalement explosĂ© en vol fin 2022, l’entreprise de Sam Bankman-Fried, dĂ©sormais condamnĂ© et emprisonnĂ©, faisait entendre que sa sociĂ©tĂ© souffrait d’un « simple Â» problème de liquiditĂ©. En rĂ©alitĂ©, l’entreprise Ă©tait tout bonnement insolvable. Que recouvrent ces termes et pourquoi est-il important de savoir faire la diffĂ©rence ?

Le marchĂ© des cryptomonnaies est l’un des plus touchĂ©s depuis plusieurs annĂ©es, car les entreprises du secteur sont confrontĂ©es les unes après les autres Ă  des « crises de liquiditĂ© Â» qui les obligent Ă  stopper les retraits des utilisateurs (en mode « HODL Â» forcĂ© comme faisait Celsius ci-contre) ou en limitant les fonctionnalitĂ©s de leurs comptes « en attente de vĂ©rification des informations fournies ou KYC Â» (comme c’est actuellement le cas sur la bourse d’échanges Coinbase) ou Ă  rĂ©duire le niveau des prĂŞts pour celles qui pratiquent ce type d’activitĂ©.

Lorsque l’économie, ou une sociĂ©tĂ©, dispose d’un flux financier continu, tout le monde se rĂ©jouit, car l’argent est « facile Â» Ă  obtenir. Quand les cordons de la bourse se resserrent, les grincements de dents commencent : la survie devient un enjeu crucial et un combat de tous les instants.

En réalité, lorsque l’illiquidité devient si grave que l’entreprise se retrouve en faillite, le problème n’est presque certainement pas lié à un manque d’accès à un flux d’argent, de liquidités que banques ou partenaires pourraient venir combler s’ils jugent que prêter est un choix pertinent, mais démontre tout simplement son insolvabilité : ses actifs, ce qu’elle détient en propre pour garantir son existence, ne lui permettent pas ou plus d’offrir au marché une certitude quant à sa solidité financière.

Pour ĂŞtre totalement honnĂŞte, les acteurs du monde cryptos ne sont pas les seuls Ă  dĂ©clarer souffrir de « crises de liquiditĂ©s Â», alors qu’ils sont en rĂ©alitĂ© insolvables. Les institutions financières traditionnelles sont tout aussi susceptibles de dire que tout ira bien, si seulement quelqu’un veut bien leur prĂŞter un peu plus d’argent.

Toute entreprise peut se remettre d’une éventuelle crise de liquidités dès lors qu’elle est saine et que les actifs dont elle dispose ont de la valeur sur le marché. En revanche, prêter de l’argent à une entreprise qui fait faillite parce que son modèle économique est corrompu, et/ou non viable à terme, revient à jeter de l’argent par les fenêtres. Il est donc important de savoir de quoi souffre réellement une société qui ne se porte pas bien.

Comme pour une plante, on peut arroser une société d’argent frais pour lui permettre de traverser une période de sécheresse. Mais si elle est malade, aucune quantité d’eau ne pourra la sauver.

On dĂ©finit gĂ©nĂ©ralement l’insolvabilitĂ© comme une « incapacitĂ© Ă  honorer ses obligations Ă  l’échĂ©ance prĂ©vue Â», ce qui, effectivement, Ă  première vue, ressemble beaucoup Ă  une pĂ©nurie de liquiditĂ©s, qui empĂŞche de solder ses dettes.

Mais une période d’illiquidité n’est pas nécessairement synonyme d’insolvabilité :

  • Supposons qu’une entreprise possède beaucoup d’actifs Ă  long terme, mais très peu de liquiditĂ©s courantes, et soit soudainement contrainte de rembourser une grosse somme sur le marchĂ© financier. Elle doit trouver dans l’urgence de l’argent. Si elle trouve des acheteurs pour ses actifs ou des prĂŞteurs disposĂ©s Ă  lui avancer des liquiditĂ©s en Ă©change ou en nantissant ces actifs, elle peut alors honorer ses obligations. Elle n’est donc pas insolvable !
  • A l’inverse, si les actifs de l’entreprise se composent principalement d’une grande quantitĂ© de crĂ©ances sur d’autres entreprises qui traversent Ă©galement une crise de liquiditĂ©, et qui, par consĂ©quent, vont elles-mĂŞmes potentiellement faire dĂ©faut Ă  leurs obligations, personne ne va se prĂ©cipiter pour acheter ses actifs ou prĂŞter de l’argent avec ces actifs en garantie.
    L’entreprise ne peut donc faire face à ses obligations : elle est effectivement insolvable.

Ces problématiques sont encore bien visibles dans le petit monde des actifs numériques, qui ont le potentiel pour déclencher des crises systémiques, et des crises profondes à répétition. Quelques exemples :

  • lorsque le bilan contient une grande quantitĂ© de jetons qu’ils ont eux-mĂŞme Ă©mis, FTT par exemple pour FTX, BNB pour Binance (mais les dĂ©tenteurs de bitcoins font souvent pareil…). Les entreprises qui fonctionnent ainsi ont une forte Ă  comptabiliser leurs rĂ©serves au prix du marchĂ© courant (mark-to-market). Bonne chance pour liquider les jetons en cas de besoin, surtout si leurs cours s’écroulent… L’insolvabilitĂ© probable est inscrite au bilan.
  • lorsque des entreprises sont « reliĂ©es les une aux autres Â» par des chaĂ®nes de crĂ©ances, une entreprise insolvable dans la chaine entraĂ®ne un effondrement en cascade dans tout un secteur (Terra => Three Arrows => Voyager par exemple).

L’exemple par excellence, c’est Tether. En thĂ©orie, les jetons de type « stablecoin Â» doivent ĂŞtre adossĂ©s Ă  une rĂ©serve Ă©quivalente en dollar US, par exemple, dans un compte bancaire, sauf lorsque ce n’est pas le cas. Ainsi, depuis fort longtemps, Tether Inc. sort des milliards de tethers de son chapeau sous forme de prĂŞts, et inscrit dans ses livres le prĂŞt lui-mĂŞme comme garantie.
Certes, les banques le font aussi, mais au moins elles agissent dans ce cadre en conformité avec les régulations existantes.

Terra et son jeton « UST Â», garanti en bitcoins, juste avant le Krach !

Il convient aussi de se méfier des bilans où apparaissent de grandes quantités d’actifs incorporels – intangibles et non monétaires, dont, en général, on ne peut se débarrasser facilement – car les sociétés concernées sont les plus susceptibles de se retrouver dans une situation d’insolvabilité catastrophique, si le marché décide de ne plus les supoorter à un moment donné.

Pour conclure, que l’on parle liquidité ou solvabilité, il convient de ne jamais oublier que l’écosystème des actifs numériques ne crée pas d’argent, bien qu’il y ait des factures à payer : l’argent des investisseurs, surtout celui injecté par le grand public (retail) est absorbé et recyclé, voire blanchi, de diverses manières.
Les acteurs crypto ne sont que des vampires.
Ils vendent des promesses d’enrichissement… dans un « nouveau Â» monde dont ils seront les maĂ®tres absolus. Si vous participez, vous ne faites que dĂ©penser votre Ă©nergie et votre argent pour rien.

#Bitcoin #Cryptomonnaies #FutureOfFinance

Liquidité ou solvabilité ? - Didier J. MARY (blog)

Liquidité ou solvabilité ? Que recouvrent ces termes de la finance et pourquoi est-il important de savoir faire la différence ?

Didier J. MARY (blog)