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Nature, décroissance, solidarité
Amoureux de @koneko
Arboriculteur

Ma recette de pain au levain (très simplifiée afin de pouvoir facilement l'inclure dans la routine...ça me prend entre 5-10min tous les 2 jours pour 2 personnes. Nécessite un robot malaxeur cf photo) :

- Environ 70g de levain (recette ci-après)
- 600g de farine de blé intégrale (T150)
- Environ 50-100g de mélanges de farines selon l'humeur : sarrasin, pois, pois chiche, lupin, chanvre, etc (pour donner plus de saveurs et apporter un peu d'autres nutriments comme avec les légumineuses, sans dénaturer non plus le goût du pain)
- 45cL d'eau DÉCHLORÉE (laisser l'eau dans une carafe plusieurs heures pour que le chlore s'évapore afin de ne pas tuer les levures et bactéries du levain
- env. 7g de sel (je le mélange à l'eau avant de la verser dans la farine pour assurer que le gros sel est bien dissous et mélangé). Trouvez votre dosage de sel, à savoir que trop ou pas assez ça devient dégueulasse.

Malaxer env 5min à puissance lente

Laisser reposer env. 7-8h (selon la température ambiante ça peut varier d'au moins 2h : la préparation gonfle puis redescend)

Enfourner à 245°C pendant 55min DANS UN RÉCIPIENT FERMÉ (ex. Cocotte en pyrex). La cuisson sous cloche permet de gagner 1h de cuisson et pas besoin de verre d'eau dans le four.

Ouvrir la cocotte en fin de cuisson afin d'éviter la condensation qui retomberait sur le pain.

#pain #recette

Un point sur l'éclaircissage des arbres fruitiers (la suppression -manuelle, chimique ou mécanique- de fleurs ou de fruits).

La suppression de fleurs permet de limiter l'alternance (le fait qu'un arbre ne produit qu'une année sur 2). Cela fonctionne aussi sur les tout jeunes fruits jusqu'à 45 jours après le stade "pleine floraison". Attention trop éclaircir sur fleur, c'est prendre un risque de ne plus rien avoir en cas de gel.

La suppression de fruits (en juin pour les fruitiers à pépins) permet d'équilibrer la charge (le poids des fruits sur chaque branche) pour éviter que les branches ne cassent et pour que les fruits soient bien alimentés en sève donc plus gros.

La taille d'hiver, en retirant des ramifications complètes, supprime de fait des futures fleurs, donc c'est un pré-éclaircissage sur fleur.

#fruitier #verger #jardin

A la fin de la production de vos fraisiers remontants, passez la tondeuse dessus !

Le fait de couper les feuilles permet d'avoir de meilleures récoltes à l'automne plutôt que d'avoir une toute petite production étalée sur plusieurs mois pendant la période où la drosophile suzukii pond ses oeufs dans les fruits rouges.

Note au passage sur la droso, ça vaut aussi pour les framboises etc. : il faut ramasser très régulièrement tous les fruits si vous voulez éviter qu'elle s'installe ! Et ne pas laisser les fruits abimés en tas, il faut les éliminer du jardin : les donner aux poules, les faire fermenter en fût, ...

#jardin #fruitsrouges

De la mi-juin à début juillet, c'est la période optimale pour la taille en vert et l'égourmandage de vos arbres fruitiers. Vous pouvez arracher les gourmands, c'est très facile quand le bois n'est pas encore aoûté (quand il est encore vert et souple). Les arracher et non pas les couper supprime les petits bourgeons latents à la base des gourmands, cela évite qu'ils repoussent.

En supprimant les gourmands à cette saison, l'arbre "cicatrise" bien, vous évitez qu'il perde de l'énergie à faire du bois que vous auriez de toute façon supprimé l'hiver suivant et vous évitez de faire des tailles trop fortes en hiver (ce qui fait pousser l'arbre plus fort et nuit à la mise à fruit).

#fruitier #taille #jardin #verger

La conduite des fruitiers – N° 9

Et pour conclure : la taille (et/ou pliage) de formation (les premières années après plantation) est la plus importante. Si elle est bien réalisée cela simplifie ensuite grandement toutes les opérations suivantes. Il faut avoir une vision claire de la forme que l’on veut donner à son arbre adulte, en imaginant bien la place que vont prendre les grosses charpentières (cf. point n°2) : elles doivent être bien espacées entre elles et entre l’axe vertical si on le conserve.

Ne pas se fier à la taille réalisée par le pépiniériste.

Pour la taille de formation on veille à la dominance des futures charpentières par leur inclinaison, hauteur, et en supprimant ce qui pourrait les concurrencer (gros diamètre, vertical, ...). Dans le cas de la formation on peut faire une exception et sectionner les charpentières, ce qui aura pour effet de les rigidifier et les ramifier, ainsi que de stimuler la pousse de l’arbre et équilibrer son volume de branches avec les racines qui viennent d’être arrachées (dans le cas d’une plantation en racines nues). Par contre on repousse de quelques années la production lorsqu’on effectue cette taille forte à la plantation. Lorsqu’on sectionne les charpentières pour les ramifier, on choisit bien le bourgeon au bout qu’on va laisser : la branche va repartir dans la direction de ce bourgeon.

Si on veut produire plus vite on se concentre sur le pliage des branches pour une orientation idéale.

La conduite des fruitiers – N° 8

Ne pas chercher à restreindre la taille d’un arbre en dessous de sa taille nominale. Si le porte greffe est vigoureux, l’arbre sera vigoureux car c’est inscrit dans sa génétique. Le seul moyen efficace de le restreindre serait de le mettre en pot. La taille et le pliage ne résoudront pas le problème.

Si vous voulez des petits arbres renseignez vous bien sur le porte greffe qui doit être nanifiant. En jardinerie le porte greffe est rarement indiqué, dans ce cas il faut demander au responsable du rayon.

La conduite des fruitiers – N°7

Les espèces à noyaux (pruniers, cerisiers, abricotiers, …) supportent mal la taille. Lorsqu’on les taille en hiver, ensuite, au printemps la sève remonte et coule en abondance sur le tronc. Cette sève élaborée, sucrée, offre la nourriture aux chancres (maladies fongiques ou bactériennes). On préfère donc tailler les arbres à noyaux en saison : il y a moins de pression de sève et la sève déjà présente permet une "cicatrisation" rapide. Souvent on le fait juste après la récolte, mais on peut le faire avant.

Petite note au passage pour ceux qui traitent contre la cloque du pêcher : les traitements (cuivre, chaux, …) sont préventifs à pulvériser sur les bourgeons juste avant qu’ils s’ouvrent, lorsqu’ils sont bien gonflés. Après c’est trop tard donc vous réduirez les quantités et gagnerez en efficacité en procédant tôt.

La conduite des fruitiers – N°6

Pour réduire les dégâts des plaies de coupe, on ne coupe pas le petit bourrelet qui est juste en dessous de l’embranchement (ne pas couper à ras). Ainsi il va pouvoir se refermer et réduire la porte d’entrée aux champignons.

De manière générale, on essaie d’éviter les grosses coupes, elles se referment mal. Après une grosse coupe, les champignons se nourrissent du duramen (la partie interne du bois, solide), et après des années on retrouve des cavités dans l’arbre. C’est très intéressant pour la biodiversité (abri à chouettes, chauves souris, oiseaux et plein d’invertébrés) par contre cela menace la solidité de la structure porteuse de l’arbre. Donc il faut choisir entre la longévité ou le gîte, à vous de voir.

Attention aux mastics qui peuvent s’avérer contre productifs (gardent l’humidité sous le mastic).

La conduite des fruitiers – N°5

Les erreurs sont vraiment très fréquentes sur ce point : non, les fruitiers ne sont pas des haies de thuyas !

Lorsqu’on sectionne une branche, on a retiré le bourgeon terminal de cette branche, aussi appelé bourgeon apical. Ce bourgeon joue un rôle particulier : il est le chef ! Tant qu’il est là, il indique par une hormone aux autres bourgeons (appelés axillaires ou latéraux) de rester bien sagement en dormance.

Donc lorsqu’on supprime ce bourgeon terminal, les bourgeons latéraux, qui ne sont plus canalisés, se sentent pousser des ailes...et on se retrouvera au final avec plus de chefs ! La conséquence est que chaque nouveau chef implique une nouvelle ramification, donc on va créer beaucoup plus de ramifications dans notre arbre…

C’est souvent ainsi que le jardinier amateur, sans comprendre son action de taille (excessive et en coupant ailleurs qu’à des embranchements), se retrouve avec des fruitiers qui manquent de lumière à l’intérieur de l’arbre, remplis de gourmands (un arbre en forme de balai à brosse). En fait ce type de taille, c’est exactement ce qu’on applique aux haies de thuyas avec le taille haie ! Et on voit bien le résultat : un mur dense impénétrable.

Une deuxième conséquence de la suppression du bourgeon terminal c’est la rigidification : non seulement par cette action on ramifie mais aussi on rigidifie la branche. Hors la souplesse de la branche lui permet de se plier sous le poids des fruits, ce qui limite naturellement la pousse (cf. point n°2).

Ainsi, à part pour la taille de formation qui est spécifique, quand on taille une branche, on va plutôt chercher à la retirer complètement, ou à un embranchement. En taillant à un embranchement (en retirant une des deux fourches), on ne créé pas de chef supplémentaire car la partie restante de l’embranchement a déjà un bourgeon terminal qui prédomine ses bourgeons axillaires.

La conduite des fruitiers – N°4

Lorsqu’on taille en hiver (lorsque l’arbre n’a plus ses feuilles) on favorise la vigueur (au détriment de la fructification), lorsqu’on taille en vert (lorsque l’arbre est en feuilles), on affaiblit l’arbre donc on favorise la fructification.

Il y a plusieurs effets en jeu.

Premièrement, lorsqu’on taille, on créé un stress. Ce stress va indiquer à l’arbre de pousser plus fort.

Ensuite, lorsqu’on taille en hiver, on a un volume de racines qui va se retrouver plus important que le volume de branches. Comme en hiver les ressources de l’arbre sont dans les racines, au printemps on va avoir un excès de sève qui arrive dans la partie aérienne. Excès de sève = pousse végétative (= au détriment des fruits). Inversement en été les ressources de l’arbre sont dans la partie aérienne (photosynthèse). Donc en retirant des branches en été, on retire du sucre = on affaiblit l’arbre donc on favorise la fructification plutôt que la pousse.

On retient absolument que tailler en hiver fait pousser l’arbre plus fort et non pas l’inverse. Si l’objectif est de limiter les dimensions de l’arbre dans un petit jardin, une forte taille en hiver est contre productive. Il faut dans ce cas privilégier le pliage des branches (à l’aide d’écarteurs, de ficelles, …) et la taille d’été (notamment la suppression des gourmands pas encore aoûtés).

Pour ne pas induire de trop forts déséquilibres, on dit en général qu’on retire maximum 30 % du volume de branches lorsqu’on taille.

La taille de formation (des jeunes arbres qu'on a planté récemment) se fait plutôt en hiver car on veut favoriser leur pousse les premières années.