334 Followers
125 Following
17 Posts
Nature, décroissance, solidarité
Amoureux de @koneko
Arboriculteur

Ma recette de pain au levain (très simplifiée afin de pouvoir facilement l'inclure dans la routine...ça me prend entre 5-10min tous les 2 jours pour 2 personnes. Nécessite un robot malaxeur cf photo) :

- Environ 70g de levain (recette ci-après)
- 600g de farine de blé intégrale (T150)
- Environ 50-100g de mélanges de farines selon l'humeur : sarrasin, pois, pois chiche, lupin, chanvre, etc (pour donner plus de saveurs et apporter un peu d'autres nutriments comme avec les légumineuses, sans dénaturer non plus le goût du pain)
- 45cL d'eau DÉCHLORÉE (laisser l'eau dans une carafe plusieurs heures pour que le chlore s'évapore afin de ne pas tuer les levures et bactéries du levain
- env. 7g de sel (je le mélange à l'eau avant de la verser dans la farine pour assurer que le gros sel est bien dissous et mélangé). Trouvez votre dosage de sel, à savoir que trop ou pas assez ça devient dégueulasse.

Malaxer env 5min à puissance lente

Laisser reposer env. 7-8h (selon la température ambiante ça peut varier d'au moins 2h : la préparation gonfle puis redescend)

Enfourner à 245°C pendant 55min DANS UN RÉCIPIENT FERMÉ (ex. Cocotte en pyrex). La cuisson sous cloche permet de gagner 1h de cuisson et pas besoin de verre d'eau dans le four.

Ouvrir la cocotte en fin de cuisson afin d'éviter la condensation qui retomberait sur le pain.

#pain #recette

La conduite des fruitiers – N° 9

Et pour conclure : la taille (et/ou pliage) de formation (les premières années après plantation) est la plus importante. Si elle est bien réalisée cela simplifie ensuite grandement toutes les opérations suivantes. Il faut avoir une vision claire de la forme que l’on veut donner à son arbre adulte, en imaginant bien la place que vont prendre les grosses charpentières (cf. point n°2) : elles doivent être bien espacées entre elles et entre l’axe vertical si on le conserve.

Ne pas se fier à la taille réalisée par le pépiniériste.

Pour la taille de formation on veille à la dominance des futures charpentières par leur inclinaison, hauteur, et en supprimant ce qui pourrait les concurrencer (gros diamètre, vertical, ...). Dans le cas de la formation on peut faire une exception et sectionner les charpentières, ce qui aura pour effet de les rigidifier et les ramifier, ainsi que de stimuler la pousse de l’arbre et équilibrer son volume de branches avec les racines qui viennent d’être arrachées (dans le cas d’une plantation en racines nues). Par contre on repousse de quelques années la production lorsqu’on effectue cette taille forte à la plantation. Lorsqu’on sectionne les charpentières pour les ramifier, on choisit bien le bourgeon au bout qu’on va laisser : la branche va repartir dans la direction de ce bourgeon.

Si on veut produire plus vite on se concentre sur le pliage des branches pour une orientation idéale.

La conduite des fruitiers – N°6

Pour réduire les dégâts des plaies de coupe, on ne coupe pas le petit bourrelet qui est juste en dessous de l’embranchement (ne pas couper à ras). Ainsi il va pouvoir se refermer et réduire la porte d’entrée aux champignons.

De manière générale, on essaie d’éviter les grosses coupes, elles se referment mal. Après une grosse coupe, les champignons se nourrissent du duramen (la partie interne du bois, solide), et après des années on retrouve des cavités dans l’arbre. C’est très intéressant pour la biodiversité (abri à chouettes, chauves souris, oiseaux et plein d’invertébrés) par contre cela menace la solidité de la structure porteuse de l’arbre. Donc il faut choisir entre la longévité ou le gîte, à vous de voir.

Attention aux mastics qui peuvent s’avérer contre productifs (gardent l’humidité sous le mastic).

La conduite des fruitiers – N°5

Les erreurs sont vraiment très fréquentes sur ce point : non, les fruitiers ne sont pas des haies de thuyas !

Lorsqu’on sectionne une branche, on a retiré le bourgeon terminal de cette branche, aussi appelé bourgeon apical. Ce bourgeon joue un rôle particulier : il est le chef ! Tant qu’il est là, il indique par une hormone aux autres bourgeons (appelés axillaires ou latéraux) de rester bien sagement en dormance.

Donc lorsqu’on supprime ce bourgeon terminal, les bourgeons latéraux, qui ne sont plus canalisés, se sentent pousser des ailes...et on se retrouvera au final avec plus de chefs ! La conséquence est que chaque nouveau chef implique une nouvelle ramification, donc on va créer beaucoup plus de ramifications dans notre arbre…

C’est souvent ainsi que le jardinier amateur, sans comprendre son action de taille (excessive et en coupant ailleurs qu’à des embranchements), se retrouve avec des fruitiers qui manquent de lumière à l’intérieur de l’arbre, remplis de gourmands (un arbre en forme de balai à brosse). En fait ce type de taille, c’est exactement ce qu’on applique aux haies de thuyas avec le taille haie ! Et on voit bien le résultat : un mur dense impénétrable.

Une deuxième conséquence de la suppression du bourgeon terminal c’est la rigidification : non seulement par cette action on ramifie mais aussi on rigidifie la branche. Hors la souplesse de la branche lui permet de se plier sous le poids des fruits, ce qui limite naturellement la pousse (cf. point n°2).

Ainsi, à part pour la taille de formation qui est spécifique, quand on taille une branche, on va plutôt chercher à la retirer complètement, ou à un embranchement. En taillant à un embranchement (en retirant une des deux fourches), on ne créé pas de chef supplémentaire car la partie restante de l’embranchement a déjà un bourgeon terminal qui prédomine ses bourgeons axillaires.

La conduite des fruitiers – N°3

Les branches qui se retrouvent à l’ombre ou qui sont trop en dessous de l’horizontale (= beaucoup moins de sève) vont se dénuder progressivement, jusqu’à sécher lorsqu’elles deviennent complètement à l’ombre. C’est ce qu’on appelle l’extinction. On l’observe bien dans les forêts de résineux : la canopée laisse passer très peu de lumière au sol et les anciennes branches, plus basses, qui ne reçoivent plus de lumière donc deviennent inutiles, se dénudent puis cassent.

Ainsi, si l’on veut limiter la hauteur et largeur de l’arbre (et des récoltes !) il faut veiller comme nous avons vu précédemment à avoir des configurations fructifères plutôt que poussantes (réserver la verticalité uniquement pour les structures porteuses principales) mais aussi à ce que toutes les parties reçoivent de la lumière.

Naturellement, sans taille, l’arbre produit beaucoup de fruits...mais de plus en plus haut !

On va chercher des formes plutôt pyramidales (les branches plus longues en bas de l’arbre et bien écartées entre elles) qu’en forme de parasol (grandes branches en haut = plus rien en dessous à terme). Éventuellement créer des « puits de lumière » au centre de l’arbre dans les parties supérieures (c’est l’objectif de la forme en « gobelet » qui supprime complètement l’axe principal au dessus des charpentières).

Des infos précédentes, on retient qu’on garde les branches qui partent des côtés des charpentières mais qu’on peut envisager le retrait de ce qui part à la verticale au dessus de la charpentière (gourmand) et ce qui part du dessous (extinction). On devrait idéalement retrouver des charpentières en forme d’arêtes de poisson.

Gardez vos sécateurs dans les poches, dans les deux prochains pouets on parle enfin des réactions à la taille !

La conduite des fruitiers – N°2

La sève est pompée en priorité dans les parties les plus hautes de l’arbre, et dans les structures les plus verticales, et dans les « tuyaux » les plus gros. C’est l’évapotranspiration des feuilles qui fait monter la sève dans l’arbre en créant une légère dépression dans les vaisseaux.

On déduit d’après les infos précédentes que c’est dans ces parties plus alimentées en sève que l’arbre va le plus pousser (la verticale, c’est ce qui lui permet d’atteindre plus vite la lumière de la canopée).

Ce qu’on appelle « gourmand », c’est les jeunes rameaux qui poussent à la verticale sur une branche. Ces gourmands requièrent toute notre vigilance car ils peuvent pousser vraiment très vite.

A l’inverse, les branches qui se rapprochent de l’horizontale sont plus fructifères. Toutefois, lorsqu’une branche est trop courbée vers le bas, les bourgeons dans la partie la plus supérieure de l’arcure se retrouvent plus alimentés en sève que le reste de la branche et vont devenir des gourmands.

C’est donc le tronc qui doit être vertical. Les charpentières (branches qui partent du tronc) peuvent être mises à 45°. Pour les espèces à pépins on vise 3 à 4 charpentières maximum, bien réparties dans l’espace afin d'optimiser l'accès à la lumière des fruitières. Les pruniers (très vigoureux) peuvent avoir quelques charpentières de plus pour réduire leur hauteur.