Spé dédicaces aux mansplainneurs de la BD
Quand, face à un acte militant, ton unique ou première réaction c’est de te fixer sur un mot militant, (inclusif, féministe, ou le bon vieux caca woke ) en expliquant gravement que ça brouille l’écoute et que « c’est nuisible à la cause », y a un moment où faut arrêter les conneries.
C’est pas l’écoute que ça brouille.
C’est TES COUILLES que ça broute.
Parce qu’en vrai, la cause elle-même t’emmerde. Elle te met mal à l’aise, elle t’oblige à te positionner, et t’as pas envie. Alors tu fais diversion : tu chipotes sur le vocabulaire, tu te déguises en dircom, tu fais mine de vouloir aider.
Et quand, en plus, t’es un mec et que tu passes ton temps à expliquer à des putrins d'AUTRICES quels mots elles devraient employer pour être audibles…
on n’est même plus dans le débat d’idées. On est dans le mansplaining premium.
Qui t’a demandé ton cours de lexique, Coco ? T’es prof de quoi, exactement, à part de recadrage paternaliste ?
C’est simple, basique : si la cause t’importait, tu la soutiendrais, même quand elle te dérange aux entournures. Tu n’ouvrirais pas ton clapet au premier mot qui grince, justement pour PAS lui NUIRE à la cause, en la noyant sous des arguties lexicales.
Mais comme tu t’en branles en chœur et en cadence, tu préfères expliquer comment les autres devraient parler, plutôt que d’assumer ce qui t’importe VRAIMENT, c’est de reprendre la main.
On est dans le réflexe de domination classique, quand la parole ne t’appartient pas, tu tentes de la recadrer.
Bref, tu ne veux ni écouter ni soutenir.
Tu veux reprendre le micro.