Patrick Blanchon

@Patrick_Blanchon
54 Followers
171 Following
554 Posts
Peintre et écrivain
https://ledibbouk.net
https://patrickblanchon.fr
https://ledibbouk.net/
" J’ai bien connu se reprend-il parce que les cris ça va un moment, et le moment d’après moins. J’ai bien connu disait quelqu’un tiré d’affaire, on ne sait pas vraiment comment mais c’est une autre histoire. J’ai bien connu et ça s’arrêtait là, il s’amusait à lasser son auditoire c’était tout, tout ce qui l’intéressait après être enfin sorti d’affaire."
https://ledibbouk.net/18-avril-2026.html
#carnets
https://ledibbouk.net/naissance-et-mort-d-un-chaman.html
"Ma mère fumait des Flash. Je lui ai piqué une flash et un briquet puis je me suis rendu au fond du jardin pour l’allumer dans le poulailler, le goût était dégueulasse, l’odeur me faisait tousser, c’était affreux, mais c’est la seule solution que j’ai du trouver pour rompre avec un cycle d’attirances et de rejets olfactifs. Peu de temps après je me suis retrouvé dans un monde sans odeur autre que celle du tabac."
#fiction
"Matière plutôt que vent, ma tierce persévère."
https://ledibbouk.net/17-avril-2026.html
#carnets
"Pas de commentaire appuyé sur la présence d’une planisphère sous les objets parce que ça rappelle le film de Charlie Chaplin, Le Dictateur ; mince, je ne m’attendais pas du tout à celle-là. Me voici parvenu en prétérition, qui est la manière de ne pas vouloir parler d’une chose tout en l’assénant l’air de rien comme un coup de massue."
https://ledibbouk.net/16-avril-2026.html
#carnets
"Hier comme j’étais encore plus seul que jamais je me suis dit que personne ne lirait par-dessus mon épaule et que je pouvais bien écrire comme je le voulais ce que je voulais."
https://ledibbouk.net/14-avril-2026.html
#carnets
Dans ce carnet un moyen de mesurer la chute, la décadence, l’élan vers la fin serait de compter le nombre d’œufs que je mets dans le pudding du dimanche soir. Il y a trois semaines, commencé par quatre et hier me suis dit qu’un seul suffirait.
https://ledibbouk.net/13-avril-2026.html
#carnets
The Pedersen Kid — écrit en 1951, publié en 1961 — n’a jamais été traduit en français. Une novella, un blizzard, un gosse à moitié mort trouvé dans la neige, un narrateur adolescent qui s’appelle Jorge et qui raconte comme il respire. Voix orale, syntaxe heurtée, violence sourde. J’ai essayé de ne rien lisser.
Work in progress. ( en amateur, pas de but commercial)
https://ledibbouk.net/le-gamin-des-pedersen-william-gass.html
#traduction #fiction
Mon plus grand lecteur est un robot chinois, ce que je préfère finalement à n’importe quel être humain. Au moins il lit en silence, ne la ramène pas, sans doute ne s’offusque-t-il de rien, pas plus qu’il ne bat des mains ni ne tape des pieds. Il me flanque une paix royale.
https://ledibbouk.net/12-avril-2026.html
#carnets
"P. me rapporte cette phrase de son père A. : « Dans la vie il y a les lanternes allumées et les lanternes éteintes. » Mon Dieu quelle phrase — et tout de suite après : pourvu que j’aie l’air allumé. Mais surtout : dans quelle colonne avais-je rangé Barthes depuis tout ce temps ?"
https://ledibbouk.net/10-avril-2026.html
#carnets
"Tout cela pour en arriver à l’emploi du temps. C’est-à-dire trouver le moyen d’utiliser l’énergie pour écrire vraiment, et là je ne parle peut-être pas de roman mais d’autre chose aux contours encore indistincts, comme toute aventure a des contours indistincts."
https://ledibbouk.net/9-avril-2026.html
#carnet