*Hyper intéressant* d'observer les réactions à l'arrivée de l'instance "presidentielle.tech" avec les bots qui renvoient vers les comptes Twitter des candidats. Apparemment c'est vécu par beaucoup comme une intrusion, il y a déjà des blocages complets de l'instance par d'autres instances. Ce qui met en lumière toute l'ambivalence, non pas de Mastodon comme projet logiciel, mais de la "communauté Mastodon" elle-même. (1)
Est-ce qu'on parle de faire quelque chose *à côté* de Twitter ? C'est-à-dire en marge ? Ou alors d'une alternative libre et décentralisée à Twitter -- d'un changement de paradigme donc -- qui s'adresserait à tous, y compris à des gens qu'on n'a pas forcément envie de côtoyer ? (2)
On est de nouveau dans cette tension entre la sécession et l'uiversalité, qui traverse les communautés hackers (et les hackers eux-mêmes) et qui n'est pas neuve. Elle était déjà dans la fameuse "Déclaration d'indépendance" de Barlow (http://www.liberation.fr/futurs/2016/02/09/que-reste-t-il-des-utopies-du-net_1431942). (3)
[Poursuite du thread] En fait tout dépend de comment on envisage une instance Mastodon: comme une communauté ou comme un noeud au sein d'une infrastructure décentralisée. Clairement les deux sont en train d'apparaître. (4)

Si c'est d'abord une communauté, l'enjeu est la définition des règles à l'intérieur de cette communauté, des processus démocratiques de prise de décision.

Si c'est d'abord un noeud dans une infrastructure décentralisée, la logique veut que la responsabilité de l'administrateur soit réduite au minimum: décisions techniques, responsabilités juridiques, mais certainement pas des choix de nature politique au sens large. (5)

@amaelle_g tu touches là le cœur de ce passionnant débat, et donc très probable partition du réseau en deux parties.
@TouitTouit Time will tell, en tout cas c'est passionnant de voir la question se déployer en temps réel.