Antipsychotiques : le scandale silencieux — Za

https://www.youtube.com/watch?v=IzyeprNIl_U

Du coup j'ai pas bien compris le diagnostic final de son mari mais puisqu'il fait le lien avec sa vidéo sur la Ritaline et qu'il fini par prendre de la lisdexamphétamine pour son TDAH, je ne peux que supposer que ce patient s'est retrouvé avec des doses massives d'antipsychotiques pour son TDAH ou une dépression sous-jacente ?

Si c'est le cas, c'est très grave…

#vulgarisation #éducPop #psychiatrie

Et c'est une histoire qui aurait pu m'arriver. Pendant l'adolescence, j'ai consulté toute une ribambelle de psychiatres et de psychologues pour un mal-être diffus général. À l'époque j'étais harcelé à l'école, je me sentais différent et j'avais des idéations suicidaires.

L'un des psychiatres que j'ai vu m'a prescrit un antipsychotique. Je ne sais plus lequel. La séance n'a duré qu'une quinzaine de minutes.

#vulgarisation #éducPop #psychiatrie

Lui confiant ma surprise devant par la rapidité du diagnostic, il me répond qu'il a de la bouteille et sait reconnaître une dépression.

J'ai pris le médicament 2j avant d'arrêter. Je ne suis jamais retourné le voir. Il n'a jamais fait de suivi.

C'est des années plus tard qu'un diagnostic de TDAH viendra poser des mots sur mon vécu. Pour la défense de ce médecin, il y avait probablement une dépression sous-jacente. Les idéations suicidaires ne sortent pas de nulle part.

Mais soigner la dépression n'aurait rien changé puisque la cause, c'est le TDAH. J'aurais pu me retrouver pendant des années à prendre des antipsychotiques qui détruisent mon corps parce que tout le monde est passé à côté d'un TDAH. Parce que ce médecin n'a pris plus de 15 minutes pour me diag et n'a pas cherché plus loin.

Le sous-diagnostic de TDAH qui a encore court aujourd'hui en France est un scandale et brise des vies…

PI, la Ritaline a soigné la dépression. Directement et indirectement. Bien sûr le cerveau qui baigne dans la dopamine toute la journée, ça aide. Mais reprendre et terminer, ses études et se trouver enfin un domaine dans lequel on est compétent, ça aide pas mal aussi. C'est dommage que j'ai dû attendre 22 ans pour qu'un tout tout petit médicament de rien du tout me prouve et prouve à tout le monde que, non, je suis pas fénéants et, oui je suis bon à quelque-chose.
Fun fact: le diag de TDAH, c'est pas un médecin qui l'a posé. Enfin si, au final un médecin l'a posé parce que c'est obligatoire pour une prescription de methylphénidate. Mais c'est pas un médecin qui l'a posé en premier. C'est mon frère à ses 6 ans en premier, que personne n'a cru. Puis c'est moi en 2012 à cause du film Charlie Bartlett, qui ne parle pas du tout de ça.

Si en 2012, je n'avais oas développé un intérêt pour la filmographie de Robert Downey Jr, qui sait combien de temps j'aurais continué de vivre sans savoir ce que j'ai…? Qui sait quelle vie de merde la société aurait accepté m'accorder ?

Si quelqu'un se demande encore pourquoi je suis de gauche radicale la réponse est là : aujourd'hui j'ai une vie très enviable mais j'ai conscience d'à quel point je suis passé près d'une vie de misère, voire de la mort.

Et j'ai conscience que je le dois pas vraiment à ma persévérance et que si la psychiatrie française a a avait été foutue de faire son boulot ça m'aurait peut-être épargné quelques années de dépression…

@AugierLe42e il n'est pas très clair sur ce qui a motivé la prescription initiale, mais elle était clairement inadaptée et incontrôlée (les dosages pas faits déjà, red flag).

Par contre il y a un angle mort important dans son propos : la sévérité des symptômes parkinsoniens. Des symptômes légers et peu gênants chez une personne qui a grandement bénéficié des effets positifs de son traitement, ça n'a rien à voir avec les effets catastrophiques que son mari a subi suite à un traitement totalement inadapté.

@DimitriFayolle Ah mais attention, la vidéo elle parle pas des molécules elles-mêmes ou de leur bénéfice rapporté aux risques. Elle parle de la formation des psychiatres en France et de l'inertie qui l'empêche d'évoluer et de traiter les patients selon l'état de l'art des connaissances. Il le mentionne même très explicitement en début de vidéo. C'est pas un angle mort, c'est juste pas le sujet de la vidéo ici.
@DimitriFayolle Les molécules elles-mêmes j'ai aucun doute qu'elles ont été bénéfiques à énormément de gens. Il est pas du tout question de les remettre en cause. En tout cas c'est le propos que j'ai compris de la vidéo.
@AugierLe42e en fait c'est justement ce qui me gêne dans la manière de traiter l'infirmation. Parmi les molécules citées, beaucoup sont connues pour être très dangereuses. Pour le largactil par exemple, le parkinsonisme est mentionné dans la notice, dans plus d'un cas sur 10. Clairement, dans un contexte d'hospitalisation, ça doit être rappelé par le médecin sinon tu passes à côté. Mais prendre l'incidence générale du parkinsonisme iatrogène et en tirer des conclusions sur les cas invisibles uniquement c'est inadapté.
@DimitriFayolle Bah ouais mais justement : et si c'est *pas* rappelé par le médecin ? Moi ça m'est déjà arrivé de tomber sur des médecins qui prennent pas le temps de m'expliquer ce qu'il me prescrit ou qu'il prend 30 secondes mais tu sens qu'il a autre chose à faire. Il me semble que c'est ça le propos du coup.
@AugierLe42e en revanche je rejoins totalement le mec sur l'hospitalisation abusive, le manque de diagnostic adapté, la conclusion somatique dès qu'on ne trouve pas etc, j'en ai déjà été victime, pendant des années. Simplement je pense que les données utilisées ne sont pas les bonnes.