Je cours, de mes rêves dévêtue.
Je cours, cadran solaire, je cours, lune solitaire.
Je cours sillon d’hiver sous les neiges brulées.
Je cours comme on oublie, en regardant ailleurs.
Je cours avec mon corps qui pèse sur mes pieds, la plante de mes pieds pressée sur les cailloux, les cailloux retournés ouvrant la terre en deux, et la terre fendue m’accueillant à l’envers.
J/e bascule.
...
J/e tombe comme on oublie, d’oublis en insomnies.
Isabelle Alentour
#Poésie