Au sein de la communauté @oeg_francophone je cherche à soutenir la structuration d'un espace pour l'éducation aux pratiques ouvertes, un espace pour fédérer autour de l'éducation aux modèles ouverts et aux communs numériques.

Face à la démocratisation des mouvements d'ouverture (open science, open education, open software, open data/hardware & cie), face à l'importance déjà critique de ces pratiques, le besoin en compétence dans ces domaines est immense.

Doucement nous commençons à intégrer l'éducation à ces philosophies, l'intérêt va être de supporter ceux qui s'engagent dans ces voies. En fournissant de la formation, des ressources, ou simplement un espace d'échanges au sein d'une communauté de pratique car nous sommes tous dans une forme d'exploration.

Pourquoi OEG francophone peut être un espace essentiel dans l'éducation aux mouvements d'ouverture (et pas seulement à l'éducation ouverte) ?

Une robuste maîtrise de n'importe quel mouvement d'ouverture impose certainement une relative compréhension globale de ces « modèles ouverts ».

D'abord pour prendre véritablement conscience de l'univers dans lequel on s'inscrit.

Ensuite parce que les mouvements d'ouverture sont complémentaires (ex: on utilise la science [ouverte] pour créer son contenu pédagogique [ouvert] en s'appuyant sur des logiciels [ouverts]), parce qu'il y a à apprendre des autres mouvements d'ouverture (comme la dimension collaborative plus mature dans le logiciel ouvert montrant des possibles pour les autres mouvements d'ouverture).

L'éducation aux mouvements d'ouverture est à peine naissante et déjà des vues en silos doivent être brisées.

Mais aussi parce que l'éducation ouverte, ces ressources éducatives en libre accès et leurs pratiques pédagogiques singulières se retrouvent de facto au cœur de la formation aux pratiques ouvertes. Comme dans des réseaux d'acteurs du logiciel ouvert ou de la science ouverte qui produisent plutôt naturellement du contenu pédagogique ouvert pour leurs propres formations.

Plus ces mouvements d'ouverture maîtriseront l'éducation ouverte, plus ces mouvements d'ouverture se développeront. L'éducation ouverte semble en réalité un enjeu critique pour la démocratisation des modèles ouverts et des communs numériques.

OEGF est susceptible d'être une interface intéressante à l'intersection entre les organisations et acteurs de l'ouverture pour mutualiser des moyens et des réflexions.

La communauté OEGF est à ses prémices, pour le moment les bases sont en train d'être posées. L'enjeu dans un premier temps pour moi est surtout d'amplifier la considération de l'éducation aux modèles ouverts et aux communs numériques pour façonner les orientations du collectif.

Pour initier ces réflexions nous avons aussi créé un canal (WhatsApp) "Éducation à l'ouverture" : https://chat.whatsapp.com/GBToS8aYrzM0H6B3jiF7lG

Éducation ouverte et éducation à l'ouverture ?

Crédit : Angu Walters, Knowledge is power IV

#openmodels #openeducation #openscience #digitalcommons #communsnumeriques #opensource #libreedu

@simon @oeg_francophone Dommage que cela commence par un canal WhatsApp (Meta) qui est à peu près à l'opposé du mouvement "open".

@KlausGerdGiesen @oeg_francophone Oui, et non ? J'aurais bien proposé qu'on passe par un serveur Matrix et Element pour discuter mais ça serait ennuyant de perdre presque tout le monde en chemin. Être super vertueux, mais seul 😅

Un outil type framateam aurait pu être plus simple, mais c'est toute une habitude à créer, un intérêt à avoir pour que les personnes viennent.

La critique est légitime, nécessaire, mais c'est aussi être là où les personnes sont avec les outils qu'ils utilisent, et donc plus simple de les amener à participer. Tout dépend du sens dans lequel on prend l'idée d'ouvert.

Honnêtement je n'ai pas la réponse idéale et pour le moment on compose un peu comme ça. Ça créer une dépendance et demandera un coût de migration, mais je crois qu'une stratégie pourrait être de reposer sur des outils plus accessibles et utilisés par le grand public dans un premier temps, créer l'intérêt à la communauté pour à un moment passer cette étape vers des outils plus ouverts.

D'un côté ça crée de la friction avec des acteurs de l'ouverture, de l'autre ça rend accessible la chose au plus grand nombre. Quelques dilemmes.

@KlausGerdGiesen @oeg_francophone Et une opposition absolue entre pratiques ouvertes et fermées n'a pas vraiment de sens.

Github a joué et joue encore un rôle clé dans le développement du logiciel ouvert, dans la démocratisation de ces pratiques auprès des informaticiens et du développement de la culture de la contribution, malgré le fait d'être une infrastructure fermée.

On est obligé de composer avec notre univers numérique, économique et social.

@simon @oeg_francophone C'est un vrai dilemme, en effet. Cependant, dire que "c'est aussi être là où les personnes sont avec les outils qu'ils utilisent, et donc plus simple de les amener à participer", n'est vrai qu'en partie: tous ceux qui, comme moi, refusent d'installer WhatsApp sur leurs appareils ne pourront pas participer non plus.

@KlausGerdGiesen @oeg_francophone En dehors de la Terre il n'y a nulle part où tout le monde se trouve (et encore) 😁

On s'est compris, le "grand public" disons, je ne vois malheureusement pas un endroit qui puisse convenir à tout le monde aujourd'hui... Désolé si tu aurais voulu participer et que cet aspect te retient, aucune idée de ce qu'il serait possible de faire (il y a une newsletter/mailing list éventuellement).

Ce qui m'ennuie dans ce choix WhatsApp ce serait aussi tous les spécialistes de ces pratiques ouvertes comme les "libristes" qui auraient à apporter mais ne vont pas le faire à cause de l'environnement technique... Pas simple de savoir quel serait la voie la plus juste, la plus sage, la plus ouverte. Voilà la situation 😅