Reportage international - Fermeture de l'usine Nissan à Oppama: «Jamais la ville ne s'en remettra»

Au Japon, des négociations sociales très difficiles et donc probablement tendues sont sur le point de débuter chez Nissan. Le constructeur automobile, en grandes difficultés, a annoncé un plan de restructuration d'une ampleur sans précédent depuis plus d'un quart de siècle : depuis qu'en 1999, Carlos Ghosn l'avait sauvé de la faillite en licenciant 21 000 salariés. Cette fois, ce sont 20 000 emplois qui vont être supprimés, soit 15% des effectifs du groupe. Qui va aussi fermer sept de ses dix-sept usines dans l'archipel.

RFI
L'action Nissan a chuté de 25% depuis janvier 2025. Pour l'année 2025, Nissan prévoit une perte d'exploitation ~1.5 milliard d'€. Derniers chiffres de vente semestriels du groupe dans l'archipel historiquement mauvais : en chute de -17%. Une contre-performance sans précédent depuis trente (30) ans. Au Japon, ce tournant est comparé aux restructurations qui touchèrent jadis les usines Renault de Flins, dans les Yvelines, et de Vilvorde, en Belgique, des séismes sociaux à l'époque.