#Elena_Suponina, conseillère à l'Institut russe d'études stratégique, a déclaré sur les pays du #Sahel : "Nous pouvons les aider en leur fournissant du carburant et du blé. Cependant, la #Russie n'assumera pas la responsabilité de défendre les gouvernements de ces pays."
La #Russie pourrait avoir tiré les leçons de son expérience en #Syrie.
Elle paraît avoir compris que l’idéologie qui anime les groupes djihadistes ne peut être éradiquée simplement en soutenant des gouvernements corrompus composés de partisans peu enclins à se sacrifier pour des idéaux nationaux qu’ils invoquent plus qu’ils ne défendent réellement.
Après plusieurs décennies de confrontation entre les grandes puissances et les mouvements islamistes armés, la dynamique mondiale semble s’être inversée au profit de ces derniers.
• En #Syrie, #HTS, issu d’une scission #d’Al-Qaïda, s’est imposé comme l’autorité dominante. Les #États-Unis, qui avait misé sur les forces #kurdes, et la #Russie, qui l’avaient longtemps combattu, ont fini par reconnaître de facto la réalité du pouvoir exercé par #HTS sur le terrain.
• En #Afghanistan, les #Talibans, ont repris le contrôle total du pays après vingt ans d’intervention étrangère et d’efforts militaires colossaux menés par #l’OTAN et les #États-Unis.
Lors du retrait des troupes #Américaines, le président #Joe_Biden avait alors déclaré : « Les troupes #Américaines ne peuvent pas et ne doivent pas combattre et mourir dans une guerre que les forces afghanes ne veulent pas mener pour elles-mêmes. »
De la même façon que les présidents #d’Afghanistan et de #Syrie ont quitté leur pays avec des sommes d’argent colossales à la suite du retrait de leurs alliés #Américains et #Russes, les dirigeants de #l’AES feront exactement de même en cas d’effondrement de leur pouvoir.