Honte à vous !
Honte à nous !
Honte à ce berger scélérat
Qui s’abreuve du sang du troupeau

Honte à moi
Qui regarde ce drame
Derrière une jalousie de vers,
Spectatrice impuissante
Des éclats d’un monde en cendres

Honte à mes larmes
Qui ne soulagent que mes nuits
Et ne savent franchir
Ni murs, ni frontières,
Pour pleuvoir, manne de pitié,
Sur Gaza

Combien de Pénélope encore
Croiront en l’aurore ?
Et tisseront sans fin
Des toiles d’araignée
Pour des lendemains
Incertains…

Arwa Ben Dhia
#Poésie