#Concert à la #Philharmonie de Paris, 23/11/2022
#Orchestre de Paris dirigé par Stanislav #Kochanovsky
Alexandre #Kantorow, #piano
Liya #Petrova, #violon
Aurélien Pascal, #violoncelle

#Debussy, #Prélude à l'Après-midi d'un faune
#Beethoven, Triple #Concerto
#Brahms, #Symphonie n°3
...où l'on fait le "grand tour" des #classiques, rondement et magistralement mené, avec une grande souplesse dans les articulations. On croit connaître par ❤, on redécouvre toujours!
#musiqueclassique #classicalmusic

...D'abord le #Prélude, dont l'interprétation hier soir serait parfaitement résumée par les mots de #Mallarmé sur l'œuvre elle-même: "dans la nostalgie et dans la lumière, avec finesse, avec malaise, avec richesse"; porté par une #flûte qui savait trouver derrière sa modernité métallique comme des accents anciens, et un souffle, une impulsion rythmique irrésistibles, c'était précis, beau, coloré, avec une intimité quasi chambriste assumée qui donnait le ton et "préludait" bien à cette soirée...
...Cette veine #chambriste se poursuivait avec le Triple #Concerto, où le chef, tout en souplesse et précision, mais aussi retenue, laissait pleinement respirer et se déployer un dialogue serré des trois solistes, dans un bel équilibre avec l'orchestre. Avec un #violon brillant et un #violoncelle chantant, un peu plus en retrait, le 2e mouvement réussissait une belle union des contraires; sans jamais en faire trop ni vouloir dominer, #Kantorow captivait dès qu'il posait les doigts sur le #piano.
Les couleurs de l'orchestre (😍 pour les #altos, pupitre qui s'affirme au fil des concerts comme un des points forts de la formation!) auguraient bien de la #Symphonie n°3 de Brahms. Ce fut mieux encore! Une lecture moins flamboyante que d'autres, moins fervente que Blomstedt l'an passé - différente: tout était dans cette articulation souple où le flux musical changeait de direction sans jamais s'interrompre, avant de vous déposer en douceur sur le rivage. On voudrait que ça ne s'arrête jamais...
Une chose m'a frappé ce soir par contraste entre l'écriture de #Beethoven et celle de #Brahms: chez le premier, la musique semble toujours danser sur l'abîme de sa propre (possible) disparition. Il y a régulièrement des moments où par notes répétées, mélodie et rythme se ramènent à leur plus simple expression, il n'y a presque plus de musique, mais du son, voire du silence; et à chaque fois, comme le phénix, la musique renaît, rejaillit à partir de cette matière même, de cette sonorité minimale.