« Le refus du débat dans l’Eglise, au nom d’une unité qu’il faudrait préserver à tout prix, est suicidaire » · The One Hot News
« Unité », « fraternité », « communion » sont souvent, dans la bouche des autorités ecclésiastiques, mais aussi de pratiquants de sensibilité dévotionnelle ou qui veulent tout spiritualiser, des mots-totems qui empêchent la libre critique sur les manières d’être et de célébrer, sur la compréhension de l’amour et la sexualité qu’a l’Eglise, son rapport aux femmes, sa gouvernance et autres questions qui fâchent, renvoyées toujours à « plus haut », « plus tard ». Ils sont aujourd’hui des mots-grigris mis en avant pour tenter d’endiguer un retour d’expérience de ce que vivent, de manière plus aiguë encore, durant cette crise sanitaire, les baptisés : rapports, pour ce qui nous concerne, à des clercs fournisseurs de dévotion eucharistique ; confrontations difficiles à des autorités qui polémiquent, de façon bien peu citoyenne, sur la reprise de la participation à la messe. Et qu’est-ce que cette obstination à donner le sentiment que l’on n’existe que « par » et « pour » le culte, révèle de l’Eglise catholique et de sa façon de concevoir la vie chrétienne ?