La relève et la peste nous informe:
> 🚨 Une ville antique supporte les canicules grâce à des tours à vent de 2 500 ans
🚨 EN IRAN : UNE VILLE ANTIQUE SUPPORTE LES CANICULES GRÂCE À DES TOURS À VENT DE 2 500 ANSI
Dans la ville antique de Yazd (Iran), en été, les températures dépassent souvent les 40 degrés. Les habitants ont appris à s’adapter au réchauffement climatique avec des méthodes inventées il y a plus de 2500 ans, par l’intermédiaire de centaines de Badguirs, ou attrape-vent, en persan.
Dans l’une des villes les plus chaudes au monde, les températures restent supportables grâce à des tours à vent, les ancêtres écologiques et low-tech de la climatisation. Yazd est réputée pour ses 700 et quelques badguirs (« attrape-vent » en persan), des tours traditionnelles et élégantes qui surmontent les toits plats du centre historique.
Les badguirs ont la forme de cheminées droites à quatre côtés, surmontées d’une coupole. Elles sont constituées de grandes fentes et de plusieurs conduits intérieurs. Les grandes fentes laissent entrer l’air frais tandis que, sous pression, l’air chaud, plus léger, est poussé à en sortir.
Selon Majid Oloumi, directeur du jardin de Dowlat-Abad, où se situe le badguir le plus haut au monde (33 mètres), cette méthode de réfrigération est complètement propre, puisqu’elle n’utilise ni électricité, ni polluants.
Explications d’Abdolmajid Shakeri, responsable du ministère du Patrimoine pour la province de Yazd : « Les badguirs ont joué un rôle capital dans la prospérité de la ville. Durant des siècles, avant l’invention de l’électricité, elles ont permis de rafraîchir les logements. Grâce à elles, les gens vivaient à l’aise. »
La Vieille ville s’organise autour d’étroites ruelles et “sabats”, des passages en partie couverts qui protègent du soleil. Les avenues de la ville modernes, larges et rectilignes, sont très différentes. Majid Oloumi regrette l’oubli d’un héritage transmis par leurs ancêtres, surtout depuis l’apparition des climatiseurs.
« Aujourd’hui, l’architecture des maisons, venue d’autres pays, et les méthodes de construction, à base de ciment, ne correspondent pas au climat de Yazd. »
L’Unesco, qui a inscrit Yazd en 2017 sur le Patrimoine mondial, résume la ville en ces termes : « le témoignage vivant de l’utilisation intelligente des ressources disponibles limitées nécessaires à la survie dans le désert ». La ville est « une source d’inspiration pour la nouvelle architecture confrontée aux défis de durabilité ».
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