pour les vraies lucioles, dont on ne doit pas ĂȘtre bien nombreux Ă  avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'enchantement autrefois, lisez le chouette texte de @matoo pour son #iwak du jour

https://matoo.net/2025/10/23/iwak-23-luciole/

[edit]
Le moment de mentionner aussi cette association qui vient en aide aux sans abri, pour leur apporter des vĂȘtements, de la nourriture et surtout un peu de chaleur humaine.

https://labaladedeslucioles.org/

Iwak #23 – Luciole

Parmi mes souvenirs d'enfance, il y en a qui sont particuliĂšrement saillants et sont liĂ©s aux vacances en Corse1. Ce qui est drĂŽle c'est qu'ils sont aussi particuliĂšrement "sensoriels". J'ai en tĂȘte l'odeur du maquis cramĂ© par le mois d'aoĂ»t, qui Ă©crase de chaleur la nature. Et dĂšs la tombĂ©e du jour, les buissons de...

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Dans son #iwak #13 "Boire" @matoo analyse de façon intéressante les raisons profondes et de son refus de l'alcool (selon lui, une "sobriété névrotique" dans son cas)

https://matoo.net/2025/10/13/iwak-13-boire/

Iwak #13 – Boire

C'est un vrai truc chez moi ce "je ne bois pas d'alcool", mais il est de plus en plus commun et donc de moins en moins ostracisant. Mais il l'a sacrĂ©ment Ă©tĂ© par le passĂ©, et reste encore aujourd'hui un marqueur social qui peut tendre Ă  l'opprobre, ou au minimum Ă  une certaine gĂȘne, selon...

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#Inktober & #Iwak
#Locktober & #Kinktober
#Photoctober

Octobre, le mois de l’annĂ©e qui se fait le plus remplir

(Et qui remplit les timelines dans la foulée
)

[blog] Lire @gilda m'a donné envie de participer à #Iwak (Inktober with a keyboard). Comme on est déjà en novembre, j'ai opté pour des formes courtes. Voici donc mon haïktober : https://grignotages.com/haiktober/
Haïktober – Grignotages

[nouveau billet] 3 minutes de ukulélé à Belleville

https://monsieurfraises.fr/2024/10/30/3-minutes-de-ukulele-a-belleville/

#iwak #violon

3 minutes de ukulĂ©lĂ© Ă  Belleville – monsieur fraises

[nouveau billet] Chauffeur, si t'es champion... 🚗 https://monsieurfraises.fr/2024/10/18/chauffeur-si-tes-champion/ #Iwak
Chauffeur, si t’es champion
 – monsieur fraises

Iwak #1 – Gargouille

Iwak c’est Inktober with a keyboard, et lĂ  je rattrape comme j’en ai envie la version 2022, donc quand je veux, et ce dont j’ai envie. Hu hu hu. (Fuck la vie !!)

J’aime vraiment beaucoup les gargouilles, elles me fascinent et me font flipper depuis que je suis tout minot. Et quand j’ai pensĂ© Ă  ce mot, il m’est venu ce film de sĂ©rie B de 1991, accrochez-vous : Darkside, les contes de la nuit noire. Ce n’est pas du tout un chef d’Ɠuvre, bien au contraire, mais j’ai dĂ» voir ça avec mes parents en VHS quelques annĂ©es plus tard. Il y a plusieurs histoires racontĂ©es dans le film, un peu comme “les contes de la crypte” avec un enchaĂźnement de courts-mĂ©trages. L’un d’eux Ă©voque un artiste maudit qui est fascinĂ© par une gargouille d’un immeuble new-yorkais.

Et un jour, il y a cette fille superbe qui dĂ©barque, et on comprend en filigrane que c’est en rĂ©alitĂ© la gargouille. Elle lui apporte un grand succĂšs, et ils ont mĂȘme des enfants. Et je ne me rappelle plus pourquoi, mais il devait y avoir un truc interdit Ă  la Barbe-Bleue, et l’artiste trahit d’une maniĂšre ou d’une autre la confiance de Gargouillette. La fille se transforme alors, Ă  l’aide d’effets spĂ©ciaux de qualitĂ©1, en une impressionnante gargouille et ses enfants aussi (en mini-gargouilles quoi). Et elle tue le mec avant de se barrer sur le toit de l’immeuble, et de redevenir une statue avec ses gamins.

Les effets sont dĂ©gueulasses, et la tronche des gargouilles est risible aujourd’hui, mais Ă  l’époque c’était tout de mĂȘme ce qui se faisait de mieux. Et vraiment j’avais Ă©tĂ© captivĂ© par cette histoire, et j’adorais la comĂ©dienne, Rae Dawn Chong, qui est trĂšs connue pour ĂȘtre l’hĂ©roĂŻne (peu reconnaissable) de la Guerre du feu.

Je pense d’ailleurs que mon amour des gargouilles est aussi une des raisons qui me fait collectionner les cathĂ©drales gothiques d’ici et d’ailleurs. La plus dingue Ă  ce sujet n’est d’ailleurs pas une cathĂ©drale mais elle mĂ©rite vraiment le dĂ©tour si vous passez Ă  Dijon. Il s’agit de Notre Dame de Dijon qui est une sublime Ă©glise gothique du 13Ăšme siĂšcle dont la façade occidentale est absolument remarquable. Elle est Ă  quelques encablures du Palais des Ducs, et on Ă©tait tombĂ© dessus par hasard mais j’avais tout de suite Ă©tĂ© voir ça de plus prĂšs.

On est tout de suite pris par cette façade monumentale mais d’une extraordinaire singularitĂ©, vraiment ça ne ressemble Ă  rien de connu. Vous avez dĂ©jĂ  trois porches monumentaux, mais sur une façade totalement plane, et au-dessus deux Ă©tages de galeries avec des colonnades trĂšs Ă©tranges. On croirait presque un palais vĂ©nitien ou une habitation renaissance, et surtout on a une kyrielle de gargouilles qui ne sont pas des gouttiĂšres pĂ©trifiĂ©es mais bien juste des sculptures qui scandent toute cette surface.

Et vu d’en dessous c’est encore plus fou car on voit toutes les bestioles qui ont l’air de vous tomber dessus avec leurs airs patibulaires (mais presque).

C’est le paradis des gargouilles !!!

  • Allusion Ă  une des nombreuses scĂšnes cultes de la sĂ©rie culte quĂ©bĂ©coise “Le cƓur a ses raisons“. ↩
  • #InktoberWithAKeyboard #Iwak

    https://blog.matoo.net/2023/11/21/iwak-1-gargouille/

    Inktober with a keyboard (Iwak) – rattrapage 2022

    Vraiment ça m'a beaucoup plu d'Ă©crire encore pendant 31 jours tous les jours avec des thĂšmes imposĂ©s. Alors comme j'ai fait 2020, 2021 mais pas 2022, bah je rattrape. On est en novembre 2023 ? Ah bah ouai, j'm'en fous. Et en plus, je ne vais mĂȘme pas me contraindre Ă  Ă©crire tous les jours....

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    Inktober with a keyboard (Iwak) – rattrapage 2022

    Vraiment ça m’a beaucoup plu d’écrire encore pendant 31 jours tous les jours avec des thĂšmes imposĂ©s. Alors comme j’ai fait 2020, 2021 mais pas 2022, bah je rattrape. On est en novembre 2023 ? Ah bah ouai, j’m’en fous. Et en plus, je ne vais mĂȘme pas me contraindre Ă  Ă©crire tous les jours. Et ça s’appellera toujours “Inktober”. Ranafout’ !!

    VoilĂ  les thĂšmes de 2022 en anglais.

    Et la traduction proposĂ©e en français, que je vais suivre quand je n’aurais pas dĂ©cidĂ© de prendre l’anglais, ou une acception un peu diffĂ©rente. (laule)

    #InktoberWithAKeyboard #Iwak

    https://blog.matoo.net/2023/11/01/inktober-with-a-keyboard-iwak-rattrapage-2022/

    Iwak #31 – Feu

    Iwak c’est Inktober with a keyboard, donc tout le mois d’octobre : un article par jour avec un thĂšme prĂ©cis.

    Il s’agit bien du mot anglais “Fire” donc on parle plutĂŽt du feu au sens (XIIe siĂšcle) Du moyen français feu, de l’ancien français fou (IXe siĂšcle), fu, foc, du bas latin feu, du latin fƏcus (« foyer, feu, Ăątre »), qui a supplantĂ© le latin classique ignis Ă  l’époque impĂ©riale. Mais lĂ , ça m’a plutĂŽt fait penser Ă  l’autre dĂ©finition qui est d’une tout autre Ă©tymologie : du latin populaire fatutus, qui a accompli son destin, du latin classique fatum, destin. C’est donc plutĂŽt l’adjectif feu qui signifie “qui est dĂ©cĂ©dĂ© rĂ©cemment”.

    Matthew Perry est en effet mort il y a trois jours, et ça a secouĂ© pas mal de monde, Ă  la hauteur en tout cas de l’importance qu’a Ă©tĂ© la sĂ©rie Friends dans la vie de beaucoup de gens (toute proportion gardĂ©e bien sĂ»r, ce n’est qu’une sĂ©rie TV). Et contre toute attente, alors que je suis Ă  100% dans la cible qui aurait dĂ» voir et ĂȘtre accroc Ă  Friends (1994-2004), jeune adulte que j’étais au dĂ©marrage, bah je n’avais pas vu un seul Ă©pisode avant l’étĂ© dernier.

    Mais l’étĂ© breton 2023 ayant Ă©tĂ© passablement mĂ©diocre, j’ai beaucoup regardĂ© la tĂ©lĂ©vision (mais de toute façon, je passe beaucoup de temps Ă  mater des sĂ©ries, c’est une rĂ©alitĂ© terrible et je ne veux mĂȘme pas savoir combien d’heures cela reprĂ©sente dans ma vie). Et je me suis dit, tiens presque trente ans plus tard, est-ce que c’est regardable ?

    J’ai eu la sensation d’une sĂ©rie qui a dĂ» ĂȘtre considĂ©rĂ©e Ă  un moment comme un chouĂŻa ringarde, puis vieillotte, puis rĂ©tro, puis carrĂ©ment vintage. Mais force est de constater que j’ai vraiment beaucoup aimĂ©, et que j’ai pris beaucoup de plaisir Ă  la dĂ©couvrir, mĂȘme autant de temps aprĂšs. Et c’est surtout que pour l’époque, je me suis bien rendu compte Ă  quel point il s’agissait d’un format trĂšs novateur (mĂȘme si ça reste une sitcom) et surtout d’une Ă©criture gĂ©niale, et encore parfaitement actuelle. J’ai Ă©tĂ© Ă  la fois choquĂ© par une certaine misogynie et terrible grossophobie ou transphobie, mais aussi agrĂ©ablement surpris par l’équilibre dans les rĂŽles et les histoires des uns et des autres, et carrĂ©ment Ă©patĂ© par certains discours hyper nouveaux comme l’évocation de l’homosexualitĂ©, et une vraie attaque trĂšs avant-gardiste des standards de la masculinitĂ© toxique.

    Mais surtout j’ai ri et vraiment de bon cƓur (la plupart des blagues font encore mouche, et l’écriture est vraiment travaillĂ©e Ă  la maniĂšre de rĂ©pliques de bon stand-up), et j’ai Ă©tĂ© Ă©mu Ă  maintes reprises et, mĂȘme trente ans aprĂšs, j’ai accrochĂ© Ă  ces 6 personnages. L’harmonie et l’équilibre dans leurs histoires, et puis la proximitĂ© avec des personnalitĂ©s proches de ma gĂ©nĂ©ration sont sans doute pour beaucoup Ă  cette identification et cette cristallisation.

    AprĂšs ces dix saisons bingĂ©es en 8 semaines je crois, j’ai enchaĂźnĂ© directement sur l’émission qui les rĂ©unissait 17 ans plus tard (aprĂšs le clap de fin de la sĂ©rie). C’était Ă©videmment assez choquant, surtout de voir l’effet de la chirurgie chez deux des hĂ©roĂŻnes, et ce visage fatiguĂ© et abĂźmĂ© de Chandler. Car son personnage Ă©tait attachant, autant que les autres dans le fond, et il avait ce truc de toujours s’en sortir avec de l’humour et avec une pirouette, ce qui lui donnait souvent les rĂ©pliques les plus sarcastiques et ironiques (trĂšs new-yorkaises et “françaises”, mais finalement peu amĂ©ricaines, en plus de les voir fumer avec un grand plaisir dans les premiĂšres saisons), et carrĂ©ment fendardes.

    Mais donc c’était le mec drĂŽle, le pote qui te fait rire avant tout, mais qui cache aussi ses traumas derriĂšre son humour Ă  toute Ă©preuve. Et le jeu Ă©tait subtil derriĂšre Chandler Bing, oĂč tout de mĂȘme on joue sur sa potentielle homo/bi/pan/sexualitĂ© pendant dix ans. Et de savoir qu’il Ă©tait en rĂ©alitĂ©, l’homme derriĂšre l’acteur derriĂšre le personnage, en dĂ©tresse de puis trĂšs longtemps sur bien des sujets est d’autant plus triste, et une certaine ironie du sort.

    Donc ça m’a fait bizarre cette mort prĂ©maturĂ©e, surtout que pour moi la sĂ©rie vient tout juste de se terminer. Elle est encore tout fraĂźche dans ma mĂ©moire pour une premiĂšre dĂ©couverte. Clairement la sĂ©rie ne revĂȘt pas pour moi de la mĂȘme dĂ©votion que certains de ma gĂ©nĂ©ration peuvent nourrir Ă  son Ă©gard, mais ça m’a fait un petit truc.

    #Friends #InktoberWithAKeyboard #Iwak #SérieTV

    https://blog.matoo.net/2023/10/31/iwak-31-feu/

    Inktober with a keyboard (Iwak) 2023

    Nous voilà en octobre, et l'année derniÚre je n'ai pas réussi à le faire, et là j'aimerais vraiment m'y coller. Alors je me mets ça là pour me motiver. En 2020 et 2021, les différents confinements aidant, pas mal de personnes de la blogosphÚre avait suivi l'Inktober en l'adaptant à l'écrit, il s'agit donc d'écrire...

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    Iwak #30 – PressĂ©

    Iwak c’est Inktober with a keyboard, donc tout le mois d’octobre : un article par jour avec un thĂšme prĂ©cis.

    J’ai commencĂ© Ă  bosser en 1997, c’était Ă  un moment assez charniĂšre je crois car pendant quelques semaines, je n’ai pas eu un PC Ă  moi. A l’époque, on se partageait encore ce genre de matĂ©riels, mais trĂšs rapidement (vraiment de l’ordre de quelques semaines) j’ai eu mon ordinateur juste pour moi. Et le plus fou, c’est qu’on avait des emails qui Ă©taient Ă©galement partagĂ©s, car c’était le dĂ©but des emails en entreprise, souvent c’était par service ou dĂ©partement. Donc le monde marchait AVANT les Internets !!! Et je me rappelle que deux mois aprĂšs mon arrivĂ©e, hop, tout le monde avait internet sur son poste et un email Ă  son propre nom. C’était carrĂ©ment prĂ©curseur, et j’ai dĂ» attendre des annĂ©es avant d’avoir la plupart de mes proches avec un accĂšs Ă  un email pro ou perso.

    On arrivait Ă  bosser, principalement parce que les communications papiers et le courrier Ă©taient encore de mise, et qu’on fonctionnait donc sur un rythme tout autre. Et encore, tout s’était grandement accĂ©lĂ©rĂ© avec la gĂ©nĂ©ralisation des fax, et on aurait bien du mal Ă  s’en passer mĂȘme dix ans plus tard. Mais mĂȘme avec des fax, on avait une latence dans les communications qui donnait une cadence sans commune mesure avec la maniĂšre dont on travaille aujourd’hui.

    Je me rappelle que tout Ă©tait excessivement anticipĂ© sur des semaines et des mois, en comptant les allers-retours par courrier ou fax, les rĂ©unions pour lesquelles il fallait se dĂ©placer et organiser ces dĂ©placements, des confĂ©rences tĂ©lĂ©phoniques balbutiantes oĂč on se rassemblait autour d’un tĂ©lĂ©phone avec haut-parleur qui crachotait. Tout cela faisait que l’on attendait de personne qu’il ne rĂ©agisse au quart de tour, car ce n’était simplement pas le “rythme de la vie professionnelle”.

    Nous sommes arrivĂ©s dans une Ăšre de l’opposĂ© complet mais genre Ă  180°. On est aujourd’hui connectĂ© les uns aux autres, et on reçoit des demandes qu’il faut satisfaire dans les quelques minutes, voire moins. Cela demande aussi une certaine anticipation, mais en rĂ©alitĂ© c’est juste un engrenage infernal, et une constante attention Ă  ces messages instantanĂ©s qui ne laissent plus un rĂ©pit, il n’y a plus de latence, il n’y a plus de rythme, il n’y a qu’un flot ininterrompu nĂ©cessitant une attention continue.

    Et cette nĂ©cessitĂ© est contrebalancĂ©e par des technologies qui, ironie du sort, nous habituent de plus en plus Ă  ne plus savoir nous concentrer plus de trois minutes sur un sujet. La consultation des sites web, et le clic de liens en liens, ou l’appui d’app en app, nous a reconditionnĂ© pour ne plus nous permettre de focaliser notre attention, puisqu’elle n’est qu’en attente de la prochaine quantitĂ© granulaire d’information Ă  consommer, avant le prochain clic.

    Et c’est la mĂȘme chose pour les contenus qui donc sont de plus en plus concis et simplifiĂ©, c’est un cycle sans fin qui Ă  la fois se nourrit et gĂ©nĂšre ce zapping inconsidĂ©rĂ©, dĂ©bilitant et menant Ă  l’entropie de toutes nos existences. (Oui carrĂ©ment. ) Et il y a en plus ce phĂ©nomĂšne de polarisation des contenus, que j’ai maintes fois Ă©voquĂ© mais qui vraiment m’interpelle Ă©normĂ©ment. Il est le corollaire de cette accĂ©lĂ©ration de nos vies “communicantes”, car pour faire rĂ©agir, pour marquer et pour susciter un contact, un avis, une note, un renvoi, il faut agir sur les sentiments, et sur les instincts gĂ©nĂ©rant les stimuli les plus efficaces pour faire bouger ce pouce sur cet Ă©cran.

    Et donc on est dans cette culture de l’immĂ©diatetĂ© et du “clash”, dans l’information qui gĂ©nĂšre du sentiment, positif ou nĂ©gatif, et surtout ultra-positif ou ultra-nĂ©gatif, celui qui est le plus rĂ©munĂ©rateur Ă  l’échelle des rĂ©gies publicitaires, qui ont clairement accompagnĂ© la mutation de nos comportements rĂ©cents. Encore tout Ă  l’heure, je l’ai constatĂ© dans l’émission “Les informĂ©s” de France Info, oĂč deux journalistes exposaient une vision trĂšs intĂ©ressante, posĂ©e et dĂ©passionnĂ©e, du conflit israĂ©lo-palestinien actuel. Et donc le prĂ©sentateur a cru bon de faire intervenir un rĂ©alisateur de film et producteur de comĂ©dies musicales pour donner son opinion trĂšs haute en couleur et passionnelle sur le sujet. Inutile de dire qu’il Ă©tait dĂšs lors impossible de dĂ©battre et de confronter des idĂ©es, mais Ă©videmment l’atmosphĂšre Ă©tait beaucoup plus tendue, et je suppose que ça permet Ă  plus d’auditeurs de ne pas dĂ©crocher, car ils attendent des rĂ©ponses autant polarisĂ©es et vecteur d’autres Ă©motions. Bref le degrĂ© 0 de la rĂ©flexion est Ă©rigĂ© en standard d’éditorialisation de la vie politique sur le service public.

    Ces tensions terribles s’expriment aussi couramment maintenant sur les rĂ©seaux sociaux, et ce qui est dingue c’est que nous sommes les acteurs trĂšs directs de ces affreuses pratiques violentes et anĂ©miantes. Je suis surpris d’ailleurs qu’on colle Ă  des mĂ©dias (ie Twitter) des pratiques ou des ambiances, et qu’on pense qu’on pourra trouver une herbe plus verte ailleurs (ie Mastodon ou Bluesky). Comme j’en parlais prĂ©cĂ©demment, on trouvait Ă  l’époque des blogs les mĂȘmes oppositions, et les mĂȘmes tensions trĂšs vĂ©hĂ©mentes qui n’étaient que le dĂ©but de ce que nous vivons pleinement aujourd’hui.

    Il se passera la mĂȘme chose sur les autres rĂ©seaux sociaux s’ils sont motivĂ©s par la pub, l’audience ou ouverts Ă  tout le monde. Et si c’est plus calme aujourd’hui, c’est soit par rapport Ă  une barriĂšre technologique, et donc discriminante, Ă  l’entrĂ©e, ou l’attrait d’une nouveautĂ© encore seulement prisĂ©e par quelques nerds et geeks.

    Bref, on est pressĂ©. Et l’article en question prouve par sa longueur indigeste mon envie renouvelĂ©e de lutter, Ă  mon niveau, et Ă  ma maniĂšre, pour des Internets plus posĂ©s, rĂ©flĂ©chis et chiants, mais libĂ©rĂ©s et Ă©mancipateurs Ă  leur tour.

    #InktoberWithAKeyboard #Iwak

    https://blog.matoo.net/2023/10/30/iwak-30-presse/

    Inktober with a keyboard (Iwak) 2023

    Nous voilà en octobre, et l'année derniÚre je n'ai pas réussi à le faire, et là j'aimerais vraiment m'y coller. Alors je me mets ça là pour me motiver. En 2020 et 2021, les différents confinements aidant, pas mal de personnes de la blogosphÚre avait suivi l'Inktober en l'adaptant à l'écrit, il s'agit donc d'écrire...

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