Plume et acier
Je trace l’ombre en fer sur le chantier muet,
Le ciment boit les mots lourds que le vent ignore.
Une poutre tombe, scelle un lieu sans mémoire,
Le feu lèche le béton froid et dur.
L’acier plie sous un jour sans nom ni trace,
La chute est un calcul, la plume un outil rouillé.
Elle écrit ce que l’air n’efface jamais,
Le sol garde l’écho des structures brisées.







