Anatomie d’une diffamation : Réponse à mes détracteurs par #FrancescaAlbanese.
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/03/ALBANESE/69365
(... ) Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. (...)
Je ne suis pas la seule à avoir abouti à de telles conclusions de #Génocide.
- Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de violation de la convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires.
- En juillet 2024, cette juridiction a également conclu à l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et demandé qu’elle cesse immédiatement et sans condition. La Cour a enfin constaté l’existence d’une discrimination systémique, de violations de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, ainsi que de politiques d’annexion. On ne compte plus les institutions et organisations qui concluent qu’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien dans le peu de territoire qui reste de la Palestine.
- L’historien israélien Raz Segal a sonné l’alarme en octobre 2023.
https://jewishcurrents.org/a-textbook-case-of-genocide
- En 2024, des historiens israéliens spécialistes de la Shoah, comme Amos Goldberg et Omer Bartov, estimaient eux aussi que leur pays commettait un génocide
https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/10/29/amos-goldberg-historien-israelien-ce-qui-se-passe-a-gaza-est-un-genocide-car-gaza-n-existe-plus_6364702_3232.html
https://orientxxi.info/un-historien-du-genocide-face-a-israel,7577
- Quelques mois plus tard, Amnesty International en arrivait à la même conclusion,
https://www.amnesty.fr/communiques/enquete-amnesty-israel-commet-un-genocide-contre-les-palestiniens-a-gaza/
- et, en juillet 2025, l’organisation israélienne B’Tselem publiait un rapport en ce sens sous un titre accablant, plus saisissant encore lorsqu’on l’imagine en hébreu : « Notre génocide »
https://www.btselem.org/publications/202507_our_genocide
- Enfin, et parmi beaucoup d’autres, en septembre 2025, la commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU affirmait également qu’un génocide était en cours à Gaza.
https://news.un.org/fr/story/2025/09/1157475
.....) L’antisémitisme, horrible et odieux, est la haine des Juifs : il n’a rien à voir avec le travail de celles et ceux qui défendent les droits humains, lequel porte sur l’analyse des actes d’un État. L’ensemble du système du droit international repose sur le principe de la responsabilité de l’État. Ce sont les États qui assument et portent des obligations juridiques, et ce sont eux qui doivent répondre, en premier lieu, de leurs violations. Israël ne fait pas exception : les critiques envers l’État d’Israël ne visent pas ce que l’État d’Israël est ni la religion qu’il professe, mais ce qu’il fait, en particulier au regard du droit international, qu’il viole, de manière grave, répétée et dans une impunité persistante.
Les accusations selon lesquelles j’aurais justifié les atrocités du 7 octobre 2023, nié des violences sexuelles ou minimisé la souffrance des otages procèdent de cette fabrique, alors même que j’ai condamné sans ambiguïté et sans relâche les attaques contre les civils israéliens le 7 octobre et les crimes du Hamas en général.
Je les ai condamnés sans hésitation comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dont les auteurs doivent être poursuivis en justice dans le cadre de procédures internationales. J’ai condamné les violences sexuelles commises contre des victimes israéliennes, telles que documentées par la commission d’enquête des Nations unies
https://www.ohchr.org/sites/default/files/documents/hrbodies/hrcouncil/sessions-regular/session56/a-hrc-56-crp-3.pdf
, et, conformément au droit international, je considère le viol utilisé dans un contexte d’hostilité comme une arme de guerre pouvant constituer un crime de guerre et, selon les circonstances, un crime contre l’humanité. La justice internationale ne fonctionne ni par indignation sélective ni par instrumentalisation politique. Elle repose sur la qualification juridique des faits, l’établissement des responsabilités individuelles et le respect du due process (procédure régulière), pour tous et toutes, sans exception. (....
...) On peut fuir la vérité, plus difficilement la cacher. Ce n’est qu’une question de temps : la justice frappera à la porte des auteurs de crimes à Gaza et de leurs complices. La destruction de Gaza a réveillé des consciences que l’on croyait anesthésiées et a rendu visible ce que beaucoup refusaient de voir : non seulement la brutalité de l’occupation, mais la complicité active de nos démocraties occidentales dans sa perpétuation. Car Israël n’est pas une anomalie dans l’ordre mondial ; il en est, à bien des égards, le miroir, dans lequel on découvre des logiques d’exception, des hiérarchies coloniales entre vies dignes de deuil et vies sacrifiables, une rhétorique de la sécurité qui garantit l’impunité.
La plupart des gouvernements occidentaux ne se confrontent pas à Israël, parce qu’en le faisant ils se remettraient en cause eux-mêmes. (...)
#Gaza #Palestine #STOPGENOCIDE #METOO
#STOPCOMPLICESDEGENOCIDE
#FRANCE #BARROT #MACRON