Jour 6. La tarte partagĂ©e de l’utilitĂ©

Hier en Guadeloupe avait lieu une #conference de l’association #TousEnBleu invitant le parrain de l’association le docteur DjĂ©a SARAVANE.

Une intervention d’utilitĂ© publique qui informe le public et famille (la veille les professionnels) de la notion de douleur chez l’individu autiste.
Le tĂ©moignage vidĂ©os de prise en charge non respectueuse et inadaptĂ©s sont trĂšs forte en Ă©motion et c’est assez perturbant pour moi Ă  certain aspect surtout liĂ© Ă  une reviviscence de traumas dont les cas pratique illustraient un vĂ©cu similaire.
Pour autant j’avais Ă©tĂ© prĂ©venu en amont grĂące Ă  une militante active sur les rĂ©seaux et maman d’une adolescente autiste : j’avais mon casque, un mini doudou, un pull pilou Ă  poupouter, mon compagnon Ă  qui tenir la main, ma tablette pour prendre des notes et dessiner.
Je crois que je gĂšre jusqu’à ce que Nounou me dise « viens on sort on va faire une pause Â» je hausse les Ă©paules, regard dans le vide : Ă©tat de choc dissociatif, deuxiĂšme tentative de sa part « j’ai envie de faire pipi tu m’accompagnes Â» ça me semble plus rĂ©el je suis d’accord.
En sortant de la salle une membre de l’association me demande comment je vais, je peine Ă  interagir mais ça va je crois que je ne me rends pas compte de ce qui me choque. Je suis clairement dans un Ă©tat second.
On va aux toilettes chacun de notre cĂŽtĂ© puis au retour il dĂ©tecte un comportement inhabituel, une dissociation instable qui m’enfonce, je n’ai pas l’air de savoir quoi faire, je cherche comment m’ancrer dans la rĂ©alitĂ©, pourtant je dis vouloir y retourner : peur de rater une information importante
Et là on entends la vidéo qui passe on est relativement rassuré de ne pas assister au images.
Alors qu’il veut comprendre ce qui m’arrive, ce qui est « trop Â» (car nous avions envisagĂ© de ne pas suivre l’ensemble de la confĂ©rence si cela Ă©tait inconfortable), je parviens Ă  lui dire « je croyais que vous Ă©tiez au courant que c’est comme ça qu’iels nous traitent. Je suis choquĂ© qu’on doive vous montrer des images pour que vous en ayez conscience Â».
On en parle un peu, on retourne dans la salle, je dessine, ça m’aide Ă  amortir les Ă©motions et sujets Ă©voquĂ©s, la partie Ă©change commence un peu plus tard.
Je pose une question auquel je n’aurais pas de rĂ©ponse claire, « la sensibilisation est en cours Â» je comprends la signification actuellement il n’y a pas de rĂ©ponse Ă  ma question.
Puis des Ă©changes m’interpellent et je dĂ©cide de tĂ©moigner en expliquant mon vĂ©cu succinct pour rĂ©pondre Ă  une jeune femme qui a des difficultĂ©s avec sa dĂ©marche de diagnostic tardif. Soutenue par la fondatrice de l’association elle m’apporte le micro « je connais cette jeune femme qui a aussi eu un diagnostic tardif je pense qu’elle pourra t’aider Â»
Fin de confĂ©rence arrive aprĂšs un long Ă©change de questions trĂšs intĂ©ressant qui tĂ©moigne du « chantier Â» de la sensibilisation qui reste Ă  faire auprĂšs des professionnels et dans les dĂ©marches d’accompagnement.
Des remerciements à chaudes larmes de reconnaissance envers la fondatrice de l’association qui est maman d’un ado presque adulte autiste et qui voulait que les choses changent en terme de prise en charge.
Elle a été utile a tant de gens, permis de faire bouger les conscience en #guadeloupe par des actions réelles et mesurable.

En sortant j’ai peur d’avoir Ă©tĂ© maladroite et d’avoir dit des choses inadaptĂ©s, je demande, on me dit qu’au contraire c’est ok et ça relance une rĂ©alisation de plaquette informative en cours par le #CRA « ah la voilĂ  la rĂ©ponse Ă  ma question Â».
Je sors de l’immeuble c’est le moment oĂč tout le monde boit un verre et discute, moment social du grand public, trop pour moi.
A l’extĂ©rieur avec mon compagnon je regarde les enfants qui jouent sur l’esplanade ça m’apaise.
Puis les gens sortent, une femme me remercie d’avoir partagĂ©, je danse assise sur le muret « j’ai Ă©tĂ© utile Ă  quelqu’un Â».
Une autre madame sort et vient me parler pour me demander des conseils je lui rĂ©ponds un peu dĂ©cousue et comme je peux et cela la ravie, ça l’aide mĂȘme et ça la rassure. Je me sens trĂšs Ă©mue « j’ai Ă©tĂ© utile deux fois Â».

Cet Ă©vĂ©nement Moushka semble y avoir appris beaucoup de choses elle ressent une reconnaissance profonde envers l’association et le docteur prĂ©sent.

Moi je suis trÚs heureuse que mes deux aidants soient là. Au matin (https://eldritch.cafe/@Batotoeko/115452784717018582) je poste à propos des difficultés que je rencontre et là ils sont présent pour comprendre, pour me comprendre moi et ce que je vis.
Nounou le soir, me donne des petites courses đŸ„č, et puis en rentrant il m’envoie un message qui reconnaĂźt mon courage, mon service aux autres. J’ai les larmes aux yeux de cette douceur reçu de mon « accompagnant et compagnon Â»

Nounou repart avec le sourire, moi aussi, Moushka aussi, les gens aussi.
Pour moi c’est une belle tarte partagĂ©e de l’utilitĂ© đŸ™đŸœđŸ„čâœšâ€ïžđŸŠ‹

#actuallyautisticfr
#autistfriendly
#autism
#sensibilisation
#care
#EtreUtile
#partage

Schae đŸ™đŸœâœšđŸ„č🍄 (@[email protected])

« Comme un goĂ»t de encore une fois Â» Cerveau qui fait boum. J’encaisse les maladresses J’accueille avec tendresse Toute les erreurs qui sont faites Sous prĂ©texte de pas ĂȘtre dans ma tĂȘte. Prendre le relai pour une Autiste C’est ce que j’entends sans artifice Et pourtant c’est bien triste Que je vais devoir vivre le supplice De vous expliquer Ă  vous aidants toutes ces bĂȘtises Puis ensuite passer moi mĂȘme les coup de fils ma hantise On les enchaĂźne les trucs bancales Ceux qui me maintiennent au fond de la malle. J’en ai marre qu’on pense m’aider Quand on fait que les accumuler Ces trucs que je vais maintenant traĂźner Comme des foutus boulets. AprĂšs on se demande pourquoi Je prĂ©fĂšre habiter chez moi Seule avec les galĂšres du mois Au moins je pourrais m’en prendre qu’à moi. Enfin je crois. Schae 28 Octobre 2025 #poesie, #slam appelle ça comme tu veux juste un #videtete avant que ça pĂšte #ragequit , un #freemind en tant que #actuallyautisticfr


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