On ne se rend compte de ces choses-là qu’au moment de les retrouver. Avant, elles ne sont pas ; leur abstraction est semblable à celle des battements du cœur. Elles sont vitales mais invisibles. Elles n’existent qu’à partir du moment où l’on a vécu sans. Elles reviennent alors avec une violente évidence, aussi envahissantes que leur présence était jadis anodine.
Ce que je sais de toi
Eric Chacour




